'■' THF-
TRUSTEES OF
THE PUBLICJJBR/VRY
n»9
N CITY OF BOSTON
XT 1852-1878 .**
PURCHASFD
FROM THÉ INCOME .
OF THF FUND GIVEN TO
THF PUBLIC LIBRARY OF
TSF CFTY OF BOSTON BY
IOSIAH HFNRÏ BEN TON
1843-1917
3>iP^*v\ooiTJ
M tf-1 s
FRANCISCO GOYA
Digitized by the Internet Archive
in 2010 with funding from
University of Ottawa
http://www.archive.org/details/lepeintregraveur1415delt
HOMMAGE
A
D. IGNACIO ZULOAGA
ET A
D. JOSÉ LAZARO
L. D.
FRANCISCO GOYA
par
LUI-MÊME
LOYS DELTEIL
LE PEINTRE GRAVEUR ILLUSTRÉ
(XIXS ET XXe SIÈCLES)
TOME QUATORZIÈME
FRANCISCO GOYA*
PREMIERE PARTIE
Cheç l'Auteur, 2, rue des Beaux- Arts
1923
l.-V.v-1-t- Vc|
NE *\Q
3> +
Tows droits de traduction et de reproduction réservés
AVIS AU LECTEUR
Il existe déjà plusieurs catalogues raisonnes de l'œuvre gravé etlithographié
de Goya, publiés tant en France qu'à l'étranger. L'un des meilleurs, celui de
Paul Lefort, remonte à l'année 1877, le plus récent, par Aureliano de Beruete y
Moret, a paru en 1918, à Madrid, dans la langue de Goya. Entre temps, un autre
ouvrage sur Goya, graveur et lithographe, par Julius Hofmann, a été publié en
allemand, à Vienne, en 1907. Ce dernier catalogue est le plus complet touchant
la nomenclature et la description des états que l'on retrouve trop insuffisamment
spécifiés dans les travaux de Paul Lafond (1902) et de A. de Beruete déjà
mentionné.
Toutefois, en dépit des très nombreux renseignements apportés dans ces
ouvrages spéciaux, par chacun des biographes de Goya, ouvrages auxquels
nous avons d'ailleurs fait de multiples et utiles emprunts, aucun d'eux ne s'est
attaché à donner la reproduction totale des pièces dues à la pointe et au crayon
du prestigieux et exceptionnel maître espagnol. Cette omission, importante à
nos yeux, a été la principale raison qui nous a fait juger indispensable d'établir
à notre tour un catalogue offrant cette fois la reproduction de toutes les estampes
de Goya connues à ce jour.
Nous avons rencontré, comme par le passé, une grande obligeance de la
part des amateurs possédant des pièces de Goya ou des documents relatifs à sa
vie et à son œuvre. Les compatriotes du maître ont rivalisé de zèle à cet égard.
L'excellent peintre, D. Ignacio Zuloaga, nous a communiqué des renseignements
fort importants, de même que D. José Lazaro, de Madrid; nous devons égale-
ment de la reconnaissance à M. Sanchez Gerona, directeur de la Chalcographie
de Madrid, et à M. Sanchez Rivero, du Cabinet des Estampes de Madrid, qui ont
facilité, avec la plus extrême courtoisie, nos recherches à la Bibliothèque publique
de Madrid.
En France et à l'étranger, nous avons aussi à remercier MM. F. Courboin,
P. -A. Lemoisne et J. Laran, du Cabinet des Estampes, puis MM. Georges Aubry,
C.-G. Boerner, Eug. Bouvy, Paul Cosson, H.-E. Delacroix, Campbell Dodgson,
Fitz-Roy Carrington, Fix-Masseau, Pedro Gil Moreno de Mora (possesseur d'une
merveilleuse série des Désastres de la Guerre), Curt Glaser, A. Gobin, Edmond
Gosselin (qui nous a très obligeamment prêté un cuivre de Goya), Marcel Guérin,
Albert Henraux, André Joubin, Maurice Le Garrec, de Madrazo, S. Meller,
Et. Moreau-Nélaton, Maurice Pereire, G. Rapilly, M" la CSS8 M. de Sédières,
MM. Henri Thomas, F. Weitenkampf.
FRANCISCO GOYA
Francisco José Goya y Lucientès, naquit à Fuendetodos (province de Sara-
gosse) le 30 mars 1746 et fut baptisé, dès le lendemain, à Notre-Dame-de-
l'Assomption. Nous donnons ci-dessous le fac-similé de l'acte de baptême dont
une photographie nous a été communiquée par D. Ignacio Zuloaga.
;>■; :&
^^^--sr^S^^f^^
&Tc°kwf'<*J,t*r>
%1&£"'' ~**~*<Zy> *****.£& I
Zj&ÇfT7-&-
4M
"^./c-na^/
/?*£?
//^!i;
^iÂx^\ îfttS i jtudt'ckç/e *£ &tej>o'^cx>rt*j& ûù- \ %
La mais'on ou Goya vit le jour était des plus modestes; elle existe encore,
mais à l'abri de toute destruction ou de toute malencontreuse transformation.
D. Ignacio Zuloaga, qui professe à l'égard de Goya une profonde vénération,
a en effet acquis cette maisonnette il y a quelques années, et l'a conservée
dans son état primitif, hormis les travaux de consolidation reconnus indispen-
MAISON NATALE DE GOYA
LA CHAMBRE NATALE DE GOYA
sables. Des descendants du maître habitent d'ailleurs cette restreinte mais
glorieuse demeure, qui reste ainsi l'apanage de sa famille sous la garde d'une
égide intelligente. De cette demeure et de la chambre ou naquit Goya nous
en publions ci-contre les images.
Francisco Goya avait un frère, Thomas, de quelques années plus âgé que
lui et qui l'initia aux premiers secrets de la peinture ; ces conseils ne suffisant
pas, Goya fut alors envoyé à Saragosse, à peine âgé de 12 ans, chez le peintre
Joseph Luzan Martinez (né en 1710, mort en 1785), fondateur d'une Académie
publique des Beaux-Arts et où il resta cinq ou six ans.
De Saragosse, Goya gagna Madrid, appelé par François Bayeu y Subias (né
en 1734, mort en 1795) son camarade d'atelier, dont il devait par la suite
épouser la sœur Josefa(i775). Après un court séjour dans la capitale de l'Espagne,
Goya passa en Italie, à l'issue d'une querelle, où il aurait été dit-on, en compa-
gnie de quelques autres, percé une nuit, dans le faubourg de Lavapiès, d'un
coup de navaja, mais surtout afin d'échapper à une arrestation demandée par
l'Inquisition. Goya ne dut-il pas derechef quitter précipitamment l'Italie à
l'occasion d'autres intrigues plus ou moins tapageuses et regagner sa patrie?
Légende ou vérité, Goya passait — tout en menant une vie assez irrégulière, ne
craignant pas de se mêler même au bas peuple — pour un grand batailleur
doublé d'un Don Juan. Qu'y a-t-il d'absolument véridique parmi les téméraires
et scabreuses aventures qu'on lui prête? Il fallait, en tous cas, évoquer en passant
ce côté si particulier de l'existence de Goya, puisque ses biographes se sont
plus ou moins complus à rappeler bon nombre d'anecdotes dignes [d'un roman
de cape et d'épée. Nous ne reviendrons pas, pour notre part, sur les faits et
gestes rapportés par nos devanciers, n'ayant d'autre ambition que de consigner
ici les notes indispensables devant précéder le catalogue raisonné de son superbe
œuvre de graveur.
Goya revint à Madrid en 1775 et s'y maria. Bien qu'âgé seulement de 29 ans,
sa réputation de peintre s'était déjà établie. A cette date, Goya avait-il gravé?
Faut-il croire que la Fuite en Egypte, regardée comme sa première planche, ait
été exécutée vers 1770, en raison de sa naïveté, c'est-à-dire avant son séjour en
Italie et avant d'avoir vu et admiré, au point de s'en imprégner par la suite, les
eaux-fortes si lumineuses de Gio Battista Tiepolo ? Nous le pensons. Les
planches qui suivirent, comme Ylsidro Labrador et le Saint François de Paule
surtout, se ressentent de cette influence, nulle dans la Fuite en Egypte, mais
visible encore dans une Scène populaire et même le célèbre Garrote, ainsi
que dans les seize belles eaux-fortes que Goya exécuta au cours de l'année 1778,
d'après les peintures de Velazquez, avec une si vive compréhension de la
lumière et une si spirituelle facture.
La renommée de Goya continuait à grandir comme peintre. Le 7 mai 1780,
l'Académie de San Fernando encore existante et qui conserve les cuivres des
Désastres de la Guerre et des Disparates (ou Proverbes) du maître, le recevait
au nombre de ses membres, tandis qu'en 1785 il était désigné pour la place de
Teniente-Director, à l'Académie Royale, et enfin nommé peintre du Roi
(Charles III), à la date du 29 juin 1786. Goya avait alors 40 ans.
L'avènement de Charles IV (1789) marqua l'ère la plus heureuse de la vie si
remplie de Goya. Il trouva en effet, auprès de ce monarque débonnaire et faible
à l'excès, ainsi que de la part de la reine Marie-Louise, dont les mœurs n'étaient
pas irréprochables, si l'on prête créance aux bruits du temps, une protection
indispensable contre l'Inquisition, si souvent visée, par ricochet du moins, dans
ses planches. Dès le 30 avril, Goya était nommé peintre de la Chambre, la plus
haute dignité accessible à un artiste bien en cour.
C'est vers ce moment, que Goya grava les premières planches de l'une de
ses séries les plus répandues et les plus curieuses : les Caprices, série de
80 planches où à côté de scènes purement fantaisistes, fantastiques et énigma-
tiques même parfois, il attaque et bafoue tour à tour, avec une verve exception-
nelle, les vices et les abus, les palinodies et les superstitions, les politiciens et jus-
qu'aux moines. Ces planches exécutées à l'eau-forte d'une pointe incisive, mor-
dante et claire, inscrivant avec une netteté qui lui est toute particulière, les formés
et les plans dont le clair obscur est délimité par des rehauts d'aqua-tinte savam-
ment équilibrés, furent publiées une première fois, au nombre de 72, pendant les
années 1796 et 1797. La première édition complète parut enfin en 1799 et non en
1803, comme on le crut fort longtemps. Un numéro du Diario de Madrid, dont
nous donnons plus loin le fac-similé, fixe définitivement la date de l'édition
originale des Caprices. Ces Caprices dans lesquels les puissants du jour
jusqu'à y compris les protecteurs de l'artiste et les moines étaient quelque peu
malmenés, n'avaient pas été sans susciter des protestations occultes dans
certains milieux. Goya prévint les ennuis possibles en offrant la propriété de
ses cuivres au Roi qui possédait déjà ceux des Velazquez. Une pension de
12.000 réaux fut alors octroyée au fils de Goya en retour de ce don.
A dater de 1810 environ, Goya grava presque autant qu'il dessinait ou
peignait. C'est à partir de ce moment en effet, qu'en dehors des quelques pièces
isolées de son œuvre, parmi lesquelles figurent les célèbres Prisonniers, que
Goya commence, arrête, puis poursuit et termine ses séries des Désastres de la
Guerre, des Disparates (ou Proverbes) et de la Tauromachie.
Les Désastres de la Guerre ont eu pour origine l'invasion qui plaça
Joseph Napoléon sur le trône d'Espagne (1808-1814). Goya reconnut tout d'abord
« l'intrus » comme son souverain. Il en reçut même la croix de la Légion
d'honneur. On le lui a reproché. Le regretta-t-il ? Il est permis de le croire.
Les Désastres de la Guerre sont comme l'aveu d'un demi-repentir; ils ne sont
toutefois pas absolument la condamnation des violences françaises en Espagne;
ils sont surtout une vibrante et admirable campagne, par le dessin, contre la
guerre et les horreurs qui en découlent. Dans une partie des planches qui
forment cette remarquable série, l'on peut supposer que Goya rétracte ses propres
faiblesses ; il se dresse en vengeur et accuse nos soldats de cruautés parfois
inconcevables qu'il prête d'autre part à ses propres concitoyens, avec non
moins de conviction. La guerre d'Espagne fut d'ailleurs terrible : dégénérée en
guerre de guérillas, elle obligea l'envahisseur à des représailles en réponse à
des représailles. Goya, témoin de ces cruautés — yo lo vi, j'ai vu cela, affirme-
t-il — les stigmatise alors d'une façon saisissante, d'où qu'elles viennent; mais
son véritable but fut avant tout, dans ses Désastres, de faire abhorrer plus la
guerre que l'ennemi, en dévoilant à nos yeux ce qu'elle est capable de déchaîner
chez les deux adversaires. Penseur et philosophe, il plaida dans les Désastres de
la Guerre une grande cause humaine. Toutefois, rien ne pourra de longtemps
encore, hélas ! prévaloir contre l'ambition démesurée ou seulement égoïste et
intéressée des peuples, pas plus la pointe révélatrice d'un graveur de génie
comme la sienne, que l'éloquence d'un grand tribun.
Au point de vue de l'art, les Désastres de la Guerre comptent parmi les
estampes les plus puissantes et les plus évocatrices qui soient, et quelques-unes
peuvent être citées sans réserve parmi les chefs-d'œuvre de la gravure. Goya
s'y montre un tempérament exceptionnel, un artiste supérieur dans les
planches 2, 3, 15, 16, 23, 26,37, 39. 4'> 44> 79> 80 et 82, que nous regardons
comme les plus extraordinaires de la suite. Il en est d'autres dans cette série
d'un intérêt au moins égal. C'est spécialement dans les épreuves d'essais ou
d'états qu'on peut en sentir toute la terrifiante beauté; ces épreuves, d'une
grande luminosité, sont assez différentes des tirages exécutés à partir de l'année
1863, où règne quelque pesanteur en dépit des soins apportés cependant à l'im-
pression.
Il est difficile de porter un jugement sur toutes les estampes composant la
suite des Disparates (les Sottises ou les Extravagances) et connue jusqu'à nos
jours sous le titre impropre des Proverbes. Peu d'épreuves d'essai ont en effet
échappé à la destruction, c'est regrettable; celles qu'il nous a été donné de voir
sont tellement différentes des épreuves tirées en série ! Les eaux-fortes pures
sont, en tous cas, très supérieures aux épreuves aqua-tintées, du moins à la
plupart de celles que l'on rencontre.
A l'origine, les tons d'aqua-tinte avaient dû être répartis sur la planche par
Goya, avec une science plus exacte des valeurs que nous le constatons en
général sur de nombreuses épreuves, tirées d'ailleurs postérieurement à la mort
du maître ; mais les cuivres étaient déjà oxydés lors d'un premier tirage régulier
qui fut exécuté sans grand soin, en 1850. Acquis ensuite par l'Académie de San
Fernando, les plaques furent alors nettoyées, mais également remordues pour
la plupart, et ce, avec une lourdeur qui leur donne une opacité désagréable, en
tous cas assez souvent inexpliquable. Entre les pièces des Disparates, nous
signalerons tout particulièrement celle connue sous le titre : Modo de volar
et dont Paul Lefort a fait l'éloge à juste titre.
Comme pour les Caprices nous consignons, au cours du catalogue qui suit,
les particularités relatives aux états et aux tirages des Disparates.
Goya était, on le sait, un fanatique des Courses de Taureaux, le plaisir
national par excellence des Espagnols. L'on affirme même que Goya, bien
qu'assistant comme simple spectacteur, descendit plus d'une fois dans l'arène et
qu'il se signala par son habileté à combattre le taureau. Cette passion, ne nous
en plaignons pas, nous a valu la célèbre série de la Tauromachie, dont les
cuivres après avoir circulé dans diverses mains en France, de Loizelet à Ricardo
de Los Rios, sont enfin rentrés dans la patrie de Goya, et devenus la propriété
du Cercle des Beaux-Arts de Madrid.
Contrairement aux Caprices, dont on ne connaît jusqu'à ce jour aucune
épreuve d'eau-forte pure, il en existe quelques-unes des planches de la Tauro-
machie; on les trouve soit à Paris, à la Bibliothèque de l'Université (fondation
Jacques Doucet), soit en Espagne, à la Bibliothèque Nationale, voire au Cabinet
des Estampes de Budapest.
Le nombre de ces épreuves est toutefois des plus restreints, et l'on ne
connaît même pas de détenteurs d'eaux-fortes pures, de certaines des planches
de la Tauromachie.
Ferdinand VII, à son retour en Espagne, abolit la constitution des Cortès
(1814); mais, combattu par les libéraux, il dut plus d'une fois faire appel à la France
pour se maintenir au pouvoir. Goya, qui au cours de son existence mouve-
mentée avait ouvertement soutenu les Cortès, représentant à ses yeux les idées
libérales émanées de la Révolution de 89, fut tenu en suspicion par le nouveau
Régime. Sa gloire et sa popularité le mirent heureusement à l'abri des persécu-
tions, sinon de maintes tracasseries. Le roi ne lui avait-il pas dit qu'il avait mérité
l'exil, plus que l'exil, le garrot! Goya alors âgé, et depuis fort longtemps atteint
d'une gurditéPqui l'obligeait de se tenir de plus en plus à l'écart de la cour et du
monde, sans cesser pour cela de produire — en 1819, il s'était intéressé à la litho-
graphie — demanda un congé pour venir en France où l'attirait son sentiment
d'indépendance et sa liberté d'esprit. Après un court séjour à Paris, Goya se fixa
à Bordeaux. Choisit-il de préférence cette ville à toute autre, parce qu'il ne se
trouvait pas trop éloigné de son pays? Il n'y grava pas, sa vue était d'ailleurs très
fatiguée; mais il y exécuta diverses lithographies dont quelques-unes comptent
parmi les plus belles qui existent, comme la suite des quatre grandes pièces
connues sous la dénomination : les Taureaux de Bordeaux (1825). Goya avait alors
plus de 80 ans! « Sa nouveauté — a écrit M. E. Bouvy, à leur propos — peu faite
« pour plaire au vulgaire, étonna et émerveilla les maîtres de l'époque. Elle fait
« aujourd'hui l'admiration des connaisseurs. C'est tout à la fois du romantisme,
« du naturalisme et de l'impressionisme : c'est Delacroix, Courbet et Manet. »
En 1827, Goya se rendit à Madrid dans le but de demander une prolonga-
tion de congé. Le roi Ferdinand la lui accorda, à une condition toutefois,
flatteuse pour Goya, celle de laisser peindre son portrait par Vicente Lopez (né
en 1772, mort en 1850). Ce beau portrait est conservé au Musée du Prado.
De retour à Bordeaux, Goya faiblit de jour en jour et, le 15 avril 1828, il
mourait dans les bras de son fils Javier qui avait été mandé en toute hâte de
Madrid. Ses funérailles eurent lieu à l'église Notre-Dame et l'inhumation au
cimetière de la Chartreuse, dans le caveau de la famille Goicoechea. Mais Goya
ne repose plus à Bordeaux. Ses restes ont été transportés à Madrid en 1899,
dans l'église San Isidro.
L'œuvre gravé et lithographie de Goya est très important. Il ne renferme
pas moins — comme le montre le catalogue qui suit — de 288 pièces qui placent
leur auteur parmi les maîtres les plus extraordinaires et les plus attirants de
l'estampe, tant par la science, la fantaisie, l'imagination, la profondeur de
pensée, la puissance d'exécution, la verve enfin qui traversent son œuvre gravé
et le rendent si varié et si captivant. Goya d'ailleurs, tout en appartenant en partie
au xvine siècle, a devancé son époque ; il est et doit être regardé, dans l'histoire
de l'art, comme l'un des plus grands précurseurs des temps modernes, aussi bien
par la hardiesse de ses pensées et les buts qu'il a atteints, que par la richesse de
♦ sa pointe et de son pinceau, à l'aide desquels il sait exprimer la vie jusque
dans le domaine purement imaginatif. Son esprit est avant tout attiré par les
fortes émotions et son arme principale est la satire. Goya sait toutefois être gra-
cieux et même galant à l'occasion : il le prouve dans quelques-unes des planches
des Caprices, comme dans Bellos consejos et Bien tirada esta. Mais il se
complaît mieux dans les scènes ou son imagination et sa verve critique peuvent
se donner libre cours; il s'élève alors jusqu'aux plus hautes sphères de la pensée,
sans cesser d'être véridique.
ADDITIONS et MODIFICATIONS
AU
CATALOGUE
M. S. Gerona nous ayant communiqué au cours de l'impression de cet ouvrage, mais trop tard
pour pouvoir les énumérer à leurs places respectives, des renseignements relatifs à un exemplaire excep-
tionnel des Caprices provenant de Menandez Pidal et entré depuis peu dans sa collection, nous nous
empressons de les consigner ici :
N°s 39 de notre catalogue. PI. 2 des Caprices. Epreuve du 1" état décrit.
40 » » » 3 » » Epreuve du /" état décrit.
43 u, » ^ 6 » » Les états de cette planche sont les suivants :
Ier État. Avant la lettre et avant le numéro.
ie — Celui décrit 1".
3e — Celui décrit Ie.
N01 44 de notre catalogue. PI. 7 des Caprices. Epreuve du 1" état décrit.
415 » » » 8 » » Epreuve du Ier état décrit.
47 » » » 10 j » Epreuve du 1" état décrit (avec la légende manu-
scrite).
50 » /> » i3 » » Epreuve du j" état décrit.
51 ,> » » 14 » » Epreuve du 1" état décrit (avec retouches à la
plume).
52 » » *i5» » Epreuve dn 1" état décrit.
54 » » » 17 » » Epreuve du /er état décrit (avec retouches au
crayon).
58 » » à 21 » » Les états de cette planche sont les suivants :
iei État. Avant la lettre et avant le numéro.
2e — Celui décrit Ier.
3e — Celui décrit 2e.
4e — Celui décrit 3e.
N°s 64 de notre catalogue. PI. 27 des Caprices. Epreuve du 1" état décrit.
69 i » » 32 » » Epreuve du 1" état décrit (avec un n° 6 à l'encre).
71 » » » 34 » » Epreuve du I" état décrit (avec la légende manu-
scrite : Las rindio el sueîio).
76 » » > 39 » » Les états de cette planche sont les suivants :
1" État. Avant la lettre et avant le numéro (avec la légende manuscrite
Hasta el treinta abuelo).
2e — Celui décrit Ier.
3e — Celui décrit 2e.
N° 77 de notre catalogue. PI. 40 des Caprices. Les états de cette planche sont les suivants :
iel Etat. Avant la lettre et avant le numéro.
2e — Celui décrit 1e1.
3e — Celui décrit Ie.
4e — Celui décrit 3e.
N°s 7S de notre catalogue. PI. 41 des Caprices. Epreuve du /er état décrit.
85 » » » 48 » » Epreuve du /"r état décrit (avec retouches au
crayon).
90 » » » 53 » » Epreuve du 1" état décrit.
91 ,» » » 54 » » Epreuve du 1" état décrit (avec la légende manu-
scrite).
94 » » » 5y » » Les états de cette planche sont les suivants :
1" Etat. Avant la lettre et avant le numéro.
2e — Celui décrit Ier.
3° — Celui décrit îe.
Nos 96 de notre catalogue. PI. 59 des Caprices. Epreuve du r" état décrit.
103 » » » 66 » » Epreuve du 1" état décrit.
106 » » „ 69 ^ » Epreuve du 1" état décrit.
107 » à » 70 i, » Les états de cette planche, sont les suivants
1e1 Etat. Avant la lettre et avant le numéro.
2e — ■ Celui décrit Ier.
3e — Celui décrit 2e.
1. — LA FUITE EN EGYPTE
(H. i«5 millim. L. 088)
(Vers 1770).
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris (épreuve mise au carreau), Muséum
of Fine Arts, Boston, Kupferstiche Kabinet, Berlin (épr. de F. Boix), MM. S. Gerona, Mce Pereire.
Cette petite eau-forte, regardée comme le premier essai de gravure de Goya et qui de l'avis de
Carderera devait faire partie d'une série de planches par divers artistes espagnols (Maella, Bayeu,
Camaron, etc.), est très rare ; elle a été reproduite dans Goya's Seltene Radierungen und Lithographien,
de V. von Loga (Berlin, 1907), puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete y Moret (Madrid, 1918).
Cuivre détruit.
2. — SAINT FRANÇOIS DE PAULE
(H. 132 millim. L. 095)
Avant divers travaux; de plus, l'abréviation : CARI (pour Caritas) est inversée. L'Etat
reproduit. Fort rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, British
Muséum.
Avec de nombreuses tailles horizontales, légèrement obliques, sur le manteau du saint, à
gauche, depuis la barbe du personnage jusqu'à sa main et sous le petit doigt; également avec
une vingtaine de légers traits au sommet du capuchon, dans les clairs de la barbe, à droite, etc.
L'abréviation CARI est rétablie dans sou sens rationnel. Les épreuves anciennes sont sur papier
fort, les modernes sur papier satiné très blanc. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de
l'Université, Paris, Muséum of Fine Arts, Boston, Cabinet des Estampes, Budapest, Kupferstiche
Kabinet, Dresde, Kunsthalle de Brème, MM. S. Gerona, M" Pereire.
VENTES : Emile Galichon (1875), sous le titre : Tête de vieillard, les mains jointes, 20 fr. ; Ph. Burty,
(Londres, 1876), 2" état, 1 sh.; A. Barrion (1904), 2" état, sous le titre : Vieux Moine à barbe
blanche, non décrite, 82 fr.
Cette pièce est signalée par G. Bourcard, dans sa Cote des Estampes (Paris, Rahir, 19 12), où il la
donne comme non décrite, en s'appu)'ant sur l'indication inscrite au catalogue de la vente Alfred Barrion.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
3. — ISIDRO LABRADOR
PATRON DE MADRID
(H. 231 millim. L. 16S)
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Valentin Carderera).
La seule épreuve connue jusqu'à ce jour de cette eau-forte, signée dans le bas, à gauche, a été
reproduite dans Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, dans le Goya grabador, de A. de Berueie,
puis dans L'Art et le Becm (Goya, par Lothaire Brieger).
Cuivre Jet mit.
PLANCHES d'après VELAZQUEZ
< 1778)
(Nos 4 à 19)
4. — RÉUNION DE BUVEURS (LOS BORRACHOS)
(L. 390 millim. H. 290)
fffritunijdL&'i^i^' WoefitOLj cjnjjjtimâ ddtumano iiatunL-eiielÇLialUfyaà! Je'CslCaJrils.gut rçpwcnu <~w,
' ftnm'dv ivirmatidc a/çuncs
1778.
Etat. Le cuivre n'est pas biseauté. Sans autre différence. Cabinet des Estampes. Paris, Bibliothèque
de l'Université, Paris, Kunstha'.le de Brème, Cabinet des Estampes, Budapest, Albertina,
Vienne, National Muséum, Stockholm, Muséum of Fine Arts, Boston, M. Gerstenberg.
— Le cuivre est biseauté.
VENTES : P. Lefort (1869), 1" état, 20 et 2= fr. ; Ph. Burty (1876), 1" état, 10 sh.; A.-F. Didot (1877),
16 fr. ; E. Lessorre (1889), 20 fr. ; N.-A. Hazard (1919), Ier état, épr. de Lessorre, 225 fr. ;
Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 1921), 1" état, environ 523 fr.
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (n° 1170 du cat.).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
5. — LES MÉNINES
(H. 360 millim. L. 307)
•r Etat. Avant l'aqua-tinte. Fort rare. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid (ép. de V. Car-
derera), Muséum of Fine Arts, Boston, Kupferstiche Kabinet, Berlin (épr. de Cean Bermudez,
tirée recto et verso, l'une en sanguine), M. Eduardo Carderera.
ie État. Avec l'addition de tons d'aqua-tinte. Lefort rapporte à propos de cette addition : « On a
prétendu que Goya brisa cette planche, mécontent sans doute de sa lutte avec le chef-d'œuvre
qu'il voulait reproduire ; mais D. V. Carderera déclare que ce fut en dépit d'avoir laissé^
mordre trop longtemps eu voulant renforcer l'eau-forte de tons d'aqua-tinte; il a vu, du reste,
l'unique épreuve tirée après cet accident ; elle appartient au général anglais Meade qui a résidé
longtemps à Madrid. »
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado, à Madrid (n° 1174 du cat.).
Cette importante pièce a été reproduite dans Goya's Seltene Radierungen und Lithographien, de V. von
Loga, 1907, dans le Goya grabador, de A. de Beruete y Moret, 191S, puis dans V Art et le Beau (Goya,
par Lothaire Brieger).
Le cuivre existe?
6. — PHILIPPE III
(H. 3=;S millim. L. 3 10)
tJi/JPE llI.<-KSii-'-DF. ESR2KZ.
7r,.Y,m./^2>3w<K>
1778. — s" Etat.
1" Etat. Avant la lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2" Avec la lettre, mais avant les biseaux du cuivre. L'État reproduit.
Le cuivre est biseauté; quelques travaux qui atteignaient les bords du cuivre ont disparu dans
le tracé des biseaux.
VENTES : P. Lefort (1869), 20 et 24 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1S76), 16 sh.; Weber (1913), 2' état,
46 marks; Anonyme (Leipzig, G. Eissler), 2.200 marks (env. 140 fr.).
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (n" 117O du cat.).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
7. — MARGUERITE D'AUTRICHE
(H. 370 millim. L. 312)
1778. — 2" Etat.
1" Etat. Avant la lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2" — Avec ta lettre, mais avant les biseaux. L'Etat reproduit.
y — Le cuivre est biseauté; quelques travaux qui atteignaient les bords du cuivre ont disparu dans
le tracé des biseaux.
VENTES : P. Lefort (1869), 24 fr. ; Ph. Burty (1876), 17 sh. ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 192 1), 2' état,
environ 170 fr.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
8. — PHILIPPE IV
(H. 374 millim. L. 316)
1778. — 2" Etat.
1" Etat. Avant la lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid
(épr. de V. Cardereraj.
2'- — Avec la lettre, mais le cuivre n'a pas encore de biseaux. L'État reproduit. Bibliothèque de
l'Université, Paris, Bibliothèque publique, New-York, Muséum of Fine Arts, Boston, Kunsthalle
de Brème (épreuve de Burty), Kunsthalle de Hambourg, Cabinet des Estampes, Budapest,
MM. S. Gerona, G. Usslaub.
3e
Le cuivre est biseauté; quelques travaux qui atteignaient les bords du cuivre ont disparu dans
le tracé des biseaux.
VENTES : P. Lefort (1S69), 24 fr. ; Kalle (1875), 28 marks; Ph. Burty (Londres, 1876), 2° état, 15 sh.,
Halm (1910), 113 fr. ; Lemarié (1912), 75 fr. ; A. Beurdeley (1920), épr. de Burty, 2e état,
300 fr.; Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 1921), 2" état, 1.600 marks (env. 85 fr.).
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (n° 1178 du cat.).
Un dessin préparatoire pour cette planche est conservé à la Kunsthalle de Hambourg.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
ISABELLE DE BOURBON
(H. 376 millim. L. 317)
<-T>. 1S. 1 BEL <DE <B0RBOM<K£YNïi DE ESIÎ 1 A17 , <TffCGERj> <>DE-~FËLJPE QJJSiUzTO. **
&uitum dtSl&iœiVdtizquczjldaminti di.11.1mr.1L iiiJSi'. fP.iu.ri.' ./.•^/l.iJn.L.Jitii/jJ.i y.jr.il:Uuf.-r 3 tf/vudra* fya,j2?inOK^lnû J?~j
1778. — s" Etat.
1" Etat. Avant la lettre. De toute rareté. Le cuivre n'est pas biseauté. Bibliothèque Nationale, Madrid
(épreuve de V. Carderera).
2e — Avec la lettre, mais avant les biseaux. L'État reproduit.
30 — Le cuivre est biseauté ; quelques travaux qui atteignaient les bords du cuivre ont disparu dans le
tracé des biseaux.
VENTES : Ph. Burty (1876), 2e état, 15 sh. ; P. Rumpf (1908), 71 marks; Weber (1913), 28 état,
100 marks ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig 1921), 2' état, environ 150 fr.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
10. — D. BALTASAR CARLOS
(H. cuivre 550 tnillim. L. 222)
DKl R[\ D. FELIPE 1V>
;i>r:-1 :/r,iv.i.'..<l;.-hi fJIntjr. 177?
177S. — 2' Etat.
1" Etat. Avant la lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2« — Avec la lettre. Le cuivre n'est pas encore biseauté. L'Etat reproduit.
5» — Le cuivre est biseauté; quelques travaux qui atteignaient les bords du cuivre ont disparu dans
le tracé des biseaux.
VENTES : His de la Salle (1856), 1" état, 45 fr. ; E. Lessorre (1889), 29 fr. ; Anonyme (13 février 1930),
2" état, 130 fr.
Le tableau de Velazquez est conservé au Musée du Prado, a Madrid (n° 1 [80 du catalogue).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
11. — D. GASPAR DE GUZMAN, COMTE D'OLIVARES
(H. 372 millim. L. 315)
'^DrÇaspar de- Çumai , Coude, de QUvaits , ^u£iiode<Sanluav\$L3
1778. — 2e Etat.
i«r Etat. Avant la lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2« — Avec la lettre. Le cuivre n'est pas encore biseauté. L'Etat reproduit.
y _ Le cuivre est biseauté; quelques travaux qui atteignaient les bords du cuivre ont; disparu dans
le tracé des biseaux.
VENTES : P. Lefort (1869), 20 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 15 sh. ; E. Lessorre (18S9), 25 fr. ;
Anonyme, 20 avril 1905, 30 fr. ; Perry Rumpf (1908), 47 marks.
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du Pradc
(n° 1 181 du cat.).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
12. — UN INFANT D'ESPAGNE
(DON FERNANDO, FRÈRE DE PHILIPPE IV)
(H. 260 millim. L. 128)
1778. — 1" Etat.
1" Etat. Avant la lettre et avant le ton d'aquatinte. La planche n'est pas biseautée. De toute rareté.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera), Cabinet des Estampes, Paris (épr. de
Lessorre). État reproduit.
2° — Encore avant la lettre, niais avec le ton d'aquatinte. Fort rare. État reproduit. Bibliothèque
Nationale, Madrid (épr. de Carderera), British Muséum.
5« État Avec la lettre. On lit : UN INFANTE DE ESP AN A. Pintura de Vela^que^ del tamano
natur1 en el Rl Palacio de Madrid Dibux" y grabadop'' Franc™ Goya Pintor. Le cuivre n'est
pas encore biseauté. Kunsthalle de Hambourg.
4» — Le cuivre est biseauté.
VENTES : E. Lessorre (1889), i"r état, 66 fr. ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 1921), 2" état, environ
450 fr.; 3e état, environ 140 fr.
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée di
Prado (n° 1 1 86 du cat.).
Un dessin préparatoire de Goya pour cette planche est conservé à la Kunsthalle de Hambourg.
Le cuivre existe (Chalcographie du Louvre).
13. - PERN1A, DIT BARBEROUSSE
(H. 260 millim. L, 140)
— 1" Et.it.
1" Etat. Celui reproduit. Avant l'aquatinte et avant toute lettre. De toute rareté. Bibliothèque Nationale,
Madrid, Cabinet des Estampes, Paris (épreuve de Lessorre).
2» — Avec le ton d'aquatinte, encore avant toute lettre. Fort rare. Bibliothèque Nationale, Madrid,
British Muséum, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
3« Avec la lettre : BARBARROXA. Pintura de Vela-Xque{ de! tamafw natur' en cl R' Palacio
de Madrid. Dib" y grab" pr. F. Goya Pintnr. Avant les biseaux.
Le cuivre est biseaute.
%&
::#|lPl^
jf|'__; • ilgifei
^/(lazauaz. tejnrjp
Çcia, ii- Jihu.vâ.
VENTES : E. Lessorre (1889), 1" état, 71 fr. ; Roger Marx (1914), 3e état, 100 fr. ; Anonyme (G. Eissler,
Leipzig, 1921), 3e état, environ 140 fr.
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (n° 1199 du cat.). D'autre part, un dessi/i préparatoire de Goya pour cette planche est conservé à
Ut Kunsthalle de Hambourg; nous en donnons ci-dessus un fac-similé réduit.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid),
14. — LE BOUFFON DON JUAN DE AUSTRIA
(H. 255 millim. L. 144)
Eau-forte de toute rareté, dénommée aussi un Vieux Gentilhomme.
Bibliothèque Nationale, Madrid, 2 épreuves (une tirée en rouge), British Muséum (épr. tirée en
rouge).
VENTE : E. Lessorre (1889), 125 fr.
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (n° 1200 du cat.).
^tefe.
p ; mmPJf
# Hi
£K .•S;.^
Un dessin préparatoire de Goya pour cette planche est conservé à la Kimsthalle de Hambourg; nous
en donnons ci-dessus le fac-similé réduit.
Cuivre détruit?
15. — OCHOA, PORTIER DU PALAIS
(UN VIEIL ALCADE)
(H. 250 millim. L. 1 12)
1" Etat.
1" État. A l'eau-forte pure. De toute rareté. État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de V.
Carderera1), Cabinet des Estampes, Paris (épr. de Lessorre).
2e — Avec un ton d'aqua-tinte. État reproduit. De toute rareté. Kupferstiche Kabinet, Berlin (épr.
tirée en rouge).
VENTE : E. Lessorre (1S89), 1" état, Si fr.
2' Etat.
A. de Beruete, dans son Goya grabador (1918), relève la confusion qui a été faite par Paul Lefort,
entre une œuvre attribuée à Carreiïo de Miranda (le bouffon Francisco Bazan) et une peinture de
Velazquez — celle reproduite par Goya — aujourd'hui perdue, mais dont on retrouve la trace dans un inven-
taire dressé en 1701 et publié dans les « Analas de la vida y de las obras de Diego de Silva Velazquez »,
Madrid, 1885 (p. 328).
Cuivre détruit.
16. — ESOPE
(H. cuivre, 302 millim. L. 020)
KSOPO EL TAB /LADOR
f&&^ Ri ac, /A.
\aa- &taû&aa> ■
' ii&,'l*j'B.
1778.
Etat.
1" Etat. Avant toute lettre, même avant les noms des artistes. De toute rareté.
2e — Avec les noms des artistes à la pointe. On lit à G. : Diego Vela\que\, et à D. : F. G., puis
avec la lettre : ESOPO EL FABULADOR — Pintura... etc. Très rare. L'État reproduit.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de V. Carderera), Kupferstiche Kabinet, Berlin,
MM. Berolzheimer, J. Lazare, Madrid.
La lettre de l'état précédent est enlevée et remplacée par la suivante : Sacada y gravada del
Ouadro original de D. Diego Vela\que\ que existe en el R. Palacio de Madrid, por
D. Franc'0 Goya Pintor, aiio de 1778 Représenta à Esopo el Fabitlador de la estatara
natural. Le cuivre n'est pas encore biseauté. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque
de l'Université, Paris, Nationalmuseum, Stockholm, Muséum of Fine Arts, Boston (épr. de
Burty), Albertina, Vienne, Kunsthalle de Hambourg, M. Maurice Pereire.
Le cuivre est biseauté. Sans autre différence.
VENTES : His de la Salle (1856), i,r état, au verso d'une épreuve de B. Carlos, 45 fr. ; P. Lefort (1869),
% 3e état, 9 fr. ; E. Lessorre (1889), 2" état, 31 fr. ; 3e état, 28 fr. ; Alf. Lebrun (1899), avec le
n" 17 de notre cat., 22 fr. ; A. Barrion (1904), 20 et 3° états, 68 fr. ; Ch. Bermond (1912),
épr. d'Alf. Lebrun, avec le n° 17 de notre cat., 305 fr. ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 1921),
3" état, 1300 marks (environ 80 fr.).
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (n° 1206 du cat.).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
17. — MENIPPE
(H. cuivre, ^03 millim. L. 220)
mm
■«feî^
mlmpofjlo.soio.
1778.
Etat. Avant la lettre, même avant les noms des artistes. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
Muséum of Fine Ails, Boston (épr. de Peoli).
Avec les noms ou les initiales des artistes très légèrement tracés à la pointe et avec la lettre.
Très rare. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
M. José Lazaro.
3S Etat. L'inscription précédente est enlevée et remplacée parla suivante : Sacaday gravada del Quadro
original de D. Diego Vela^que^ que existe en el Rl Palacio de Madrid, por D. Fraii™ Goya
Pintor ano de 1778. Représenta à Menipo Filosofo de la estatura natural. Encore avant les
biseaux. Cabinet des Estampes, Paris, Muséum of Fine Arts, Boston (épr. de Burty), L'Albertina,
Vienne, Kunsthalles de Brème et de Hambourg, MM. O. Gerstenberg, M" Pereire.
4' — Le cuivre est biseauté.
VENTES : P. Lefort (1869), 1" état, 10 i"r. : E. Lessorre (1.SS9), 31 IV. ; A. Barrion (1904), 3" état, 30 fr. ;
Alf. Beurdeley (1920), épr. de A. Barrion, 230 fr. ; Anonyme (Biaise), 5 déc, 1921, 3e état,
82 fr.
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (u" 1207 du cat.).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
18. — LE NAIN SEBASTIAN DE MORRA
(H. 2io millim. L. 150)
PINTVRA DE D> DIEGO VEI.AZQÏTE7.
Q^fc Ksjrtf^rt-X'.j£ w TMANO T/ (Ma f-n c/ Pamzio R . Cw fJiud. ûzà&ta'a
6 ,BÎD.F*a,,.C'G&/n tinta, cJ/Zf '- . '" ' ;
1778. — s' Etat.
:» Etat. Avant toute lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque Nationale,
Madrid (épr. de Carderera).
Avec la première inscription. Très rare. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid,
Kupferstiche Kabinet, Berlin, MM. Berolzheimer, O. Gerstenberg, J. Lazaro, Madrid.
3" État. L'inscription précédente est enlevée et remplacée par la suivante : Saccada y gravada del
Quadro original de D. Diego Vela^que^ en que représenta al vivo un Enano del S. Phelipe IV.
por D. Francisco Goya Pintor. Existe en el R.1 Palacio de Madrid Ano de 1778. Encore
avant les biseaux. Bibliothèque de l'Université, Paris, Kunsthalle de Brème (épreuve de
Burty), Cabinet des Estampes, Budapest, Muséum of Fine Arts, Boston (épr. de Burty),
l'Albertina, Vienne, M. O. Gerstenberg.
4* — Le cuivre est biseauté; des travaux qui atteignaient les bords du cuivre de gauche et de droite
ont disparu dans le tracé des biseaux.
VENTES : Roger Marx (1920), avec le n° 19 de notre cat., 120 fr. ; Alf. Beurdeley (1920), 3' état,
"220 fr. ; Anonyme (G. Essler, 1921), 2e état, 10.000 marks (environ 600 fr.).
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (n° 1202 du cat.).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
19. — LE NAIN EL PRIMO
(H. 215 millim. L. 154)
dàaii&t. r entmdn, dd Omiv eiieiiut. Jt 3>- 2%> ^dzquez- m pie mf/av/iùi, aJ vm vn
Stam ,£■/'} V/HfyvIKjKrS*. •Unmcisa ôhp lititvr. £xisk ma '^gUiào ek Madrid. — '
1778. — 5e Etat.
1" Etat. Avant toute lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque Nationale,
Madrid.
2c Encore avant la lettre, mais avec les noms des artistes. De toute rareté.
y _ Avec la lettre. Le cuivre n'est pas biseauté. L'État reproduit.
,« _ Le cuivre est biseauté. Quelques travaux ont disparu dans le tracé des biseaux.
VENTES : His de la Salle (1856), 1" état, 53 IV.; Lessorre (1S89), 3° état, 36 fr. ; A. Beurdeley (1920),
3e état, 280 fr.
Le tableau de Velazquez, d'après lequel Goya a exécuté son eau-forte, est conservé au Musée du
Prado (11e 1201 du cat.).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
20. — UNE SCENE POPULAIRE ou L'AVEUGLE A LA GUITARE
(L. 570 millim. H. 395)
Wp^S^PS^
if,
JGr :fe^
^^'sfp^f^flUP
177=
Eau-forte. Très rare.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera), Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque
de l'Université, Paris (épr. de Lessorre et Barrion), British Muséum. MM. Séb. Monserrat, Mce Pereire
(épr. de Cristoffel Ferriz), D. Fernando Rosillo.
VENTES : E. Lessorre (1889), iSofr.; A. Barrion (épr. de Lessorre), 1" vente, 1904, donnée comme
pièce attribuée, 36 fr. ; 2e vente (1913), la même épreuve, 2.305 fr. ; Alf. Beurdeley (1920),
épr. de Davillier? 3.200 fr.
Cette pièce cataloguée sous divers titres : Une Scène populaire (Lefort), l'Aveugle à la guitare (de
Beruete), un Aveugle chantant (Lafond), YAveugle chantant sur une place publique (Hofmann), est la
traduction, en sens inverse, d'un carton de tapisserie conservé au Musée du Prado.
Cuivre détruit.
21. — LE GARROTÉ
(H. cuivre, 327 millim. L. 211)
?<=S3?â
Ier Etat. Le cuivre n'est pas biseauté. Très rare. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid,
Cabinet des Estampes, Paris, Cabinet des Estampes, Budapest, Kupferstiche Kabinet, Dresde'
Bibliothèque de l'Université, Paris. MM. H. E. Delacroix, O. Gerstenberg, Henri Thomas!
Le cuivre est biseauté. Avec des usures et des retouches dans la chevelure du patient.
m
VENTES : P. Lefort (1869), 32 fr.; E. Galichon (1875), 40 fr. ; E. Lessorre (1889), 108 fr. ; Morrisson
(1906), 200 fr. ; Anonyme, 30 mars 1916, 1" état, 1.220 fr. ; Anonyme (G. Eissler), Leipzig,
nov. 1 92 1 , Ier état, 36.000 marks (environ 1.900 fr.) ; Marcel Guérin (1921), icr état, 500 fr.
Le British Muséum possède le dessin préparatoire du Garroté, dont nous donnons ci-dessus un
fac-similé réduit.
En dehors du fac-similé par l'héliogravure d'Amand Durand, fac-similé assez trompeur lorsque les
épreuves sont tirées sur papier ancien, mais reconnaissable au cachet rouge apposé au verso des épreuves,
il existe delà célèbre planche du Garroté une autre reproduction signalée dès 1862, par Ph. Burty, dans
la Gazette des Beaux-Arts.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
22. — LE GRAND ROCHER
(L. =63 mil'lim. H. 14S)
Eau-forte et aqua-tinte.
De toute rareté, bibliothèque Nationale, Madrid.
Cette pièce est reproduite dans Goya's Seltene Radierungen
grabador, de A . de Beruete.
de V. von Logû, puis dans le Goya
Le cuivre du Grand Rocher, considéré à juste titre parles biographes de Goya comme détruit, existe
mais séparé en deux tronçons. Nous tenons ce précieux renseignement de M. Sanchcz Gerona qui a
retrouvé en effet les traces de la planche, ainsi mutilée, à l'envers des cuivres des planches i3 et i5 des
Désastres de la Guerre. Il possède un exemplaire de ces deux parties séparées, ainsi que M . H.-E. Delacroix.
23. — LA CHUTE D'EAU
(L. 263 millim. H, 145)
Eau-forte et aqua-tinte.
De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid.
Cette planche, qui forme en quelque sorte pendant avec l'estampe précédente, est reproduite dans
Goya's Seltene Radierungen... de V. von Loga, puis dans le Goya grabador, de A. de Beriiete.
Au revers du cuivre de la Chute d'eau, coupé en deux tronçons comme la planche précédente, Goya
a gravé deux des scènes des Désastres de la Guerre (planches 14 et 3o de la série).
24. — DIOS SE LO PAGUE A USTED (DIEU VOUS LE RENDE)
(L. 185 millim. H. 138)
ier Etat. Avant la lettre. Il n'est pas connu d'épreuves anciennes. Kunsthalle de Brème (épr. de Lefort),
Muséum of Fine Arts, Boston.
1 =8 Avec la lettre. On lit en marge: AVEUGLE ENLEVÉ SUR LES CORNES D'UN TAUREAU,
puis plus B. à G. : Galette des Beaux-Arts, et à D. : Imp. Delâtre Paris. Etat publié dans
la Gazette des Beaux-Arts (p. 388, 1867).
Les mots : Galette des Beaux-Arts et Imp. Delâtre Paris sont effacés. Sans autre différence.
Tirage de Gosselin père.
VENTES : Emile Galichon (1875), 20 fr. ; Alf. Lebrun (1899), 14 fr. ; Alf. Beurdeley (19=0), épr. de
Lebrun, 170 fr. ; Anonyme (G. Eissler, nov. 191 1), ier état, environ 1.400 fr.
Le dessin préparatoire pour cette pièce est conservé au Musée du Prado; nous en donnons ci-dessus
la reproduction.
Cette eau-forte, plus généralement connue sous la dénomination l'Aveugle enlevé sur les cornes d'un
taureau, mais que nous avons désignée avec la légende, inscrite par Goya lui-même, sur le dessin prépa-
ratoire, et non sur une épreuve comme l'indique Lefort par inadvertance, a été reproduite dans : Goya's
Seltene Radierungen..., de V. von Loga, puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
Le cuivre exis
25. — LE VIEUX SE BALANÇANT
(H. iSb millim. L. 120)
Ier Etat. Avant quelques travaux sur diverses parties de la planche. Kupferstiche Kabinet, Berlin (épr. de
F. Boix). Seul exemplaire connu et reproduit dans le Goya's Seltene Radierungen..., de V. von
Loga, 1907.
— Avec l'addition de nouveaux travaux et quelques effaçages dans le bas de la planche. Tirage
effectué en 1 S 5 9 . L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes,
Paris, Kunsthalle de Brème (épreuve de Burty), Cabinet des Estampes, Budapest, L'Albertina,
Vienne, M. S. Gerona.
Il existe deux copies du Vieux se balançant; l'une est gravée par B. Maura et porte en marge : COPIA
DE GOYA POR B. MAURA. 1875. — FAC SIMILE DE UN AGUA FUERTE DE GOYA — 35; l'autre,
anonyme, est de M. Sanchez Gerona (vers 1905).
VENTES : P. Lefort (1869), 7 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1S76), avec le 11° suivant, 1 £; Roger Marx (1914),
avec les nos 26, 27, 28 et 29 de notre cat., 700 fr. ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 8-10
nov. 1921), 9.000 marks (env. 480 fr.).
Le cuivre existe ?
26. — LA VIEILLE SE BALANÇANT
(H. cuivre, 1S6 millim. L. 120)
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, Cabinet
des Estampes, Budapest, l'Albertina, Vienne, M. S. Gerona.
Il existe une copie de cette pièce par M. S. Gerona (vers 1905) et un fac-similé dans l'ouvrage
Hassliche Kunst?, de E.-W. Bredt (Munich, 1 9 13).
VENTES : P. Lefort (1869), ro fr. ; Ph. Burty (1876), avec le n° précédent, 1 £; Anonyme (G. Eissler,
Leipzig, 1921), 8.000 marks (environ 440 fr.).
Le cuivre existe?
27. — UN VIEUX TORERO
(H. cuivre, 189 millim. L. 120)
Cabinet des Estampes, Paris, British Muséum (épr. de Burty) Kupferstiche Kabinet, Berlin, Cabinet
des Estampes, Budapest, l'Albertina, Vienne, MM. S. Gerona, O. Gerstenberg.
VENTES : P. Lefort (1869), 11 fr.; Ph. Burty (1876), 15 sh. ; R. Marx (1914), avec les n°s 25,
de notre cat., 700 fr. ; Anonyme (G. Eissler, 1921), env. 350 fr.
28 et 29
On ne connaît pas de cette pièce, cataloguée par A. de Beruete sous le titre : le Drapé dans son
manteau (El Embozodo), d'épreuves contemporaines du maître; les exemplaires qu'on en rencontre ont
été tirés vers 1859, Par 'es s°ins de Lumley, propriétaire du cuivre à cette époque, ainsi que des autres
cuivres des pièces cataloguées sous les nos 25, 26, 2S, 29, 32 et yy de notre catalogue.
Le cuivre
sie?
28. - LA MAJA TOURNÉE A DROITE
(H. cuivre, iSS millim. L. 123)
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, British Muséum (épr. de Burty),
Kupferstiche Kabinet, Berlin, Cabinet des Estampes, Budapest, l'Albertina, Vienne, MM. S. Gerona,
Mce pereire.
VENTES : P. Let'ort (1S69), 5 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 10 sh. ; Roger Marx (1914), avec les nos 25,
20. 27 et 29 de notre cat., 700 fr ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig, nov. 1921), 12.500 marks
(environ 700 fr.).
Le cuivre de cette pièce appartenait à un amateur anglais, Lumley, qui en fit tirer quelques épreuves
en [859.
Le cuivre existe ?
29. - LA MAJA TOURNÉE A GAUCHE
(H. cuivre, 18S millim. L. 123)
Bibliothèque Nationale, Madrid, British Muséum (épr. de Burty),
Cabinet des Estampes, Budapest, MM. S. Gerona, Mce Pereire.
Cupfcr.'tichc Kabinct, Berlin
VENTES : P. Lefort (1869), [8 fr. ; Ph. Burty (1S76), 10 sh.; R. Marx (1914), avec les n- 23, 26, 27 et 28
de notre cat., 700 fr. ; A. Beurdeley (1920), 320 fr. ; Anonyme (G. Eiss'er, Leipzig, 1921),
environ 1.300 fr.
Le cuivre de cette pièce appartenait il un amateur anglais, Lumley, qui en lit tirer quelques épreuves
:n 1859.
Le cuivre existe?
30. — AVEUGLE ASSIS, CHANTANT
(H. 165 millim. L. 105)
Ier Etat. Avant divers travaux, notamment sui les jambes de l'aveugle. L'Etat reproduit. De toute rareté.
Kupferstiche Kabinet, Berlin (épreuve de F. Boix), M. José Lazaro, Madrid.
2e — Avec l'addition de travaux sur diverses parties de la planche, spécialement sur les jambes du
personnage.
3e — Avec un astérisque dans la marge du bas. Tirage du Peintre-Graveur Illustré.
VENTES : P. Lefort (1869), 7 et 13 fr. ; E. Galichon (1875), 105 fr.; Ph. Burty (1876), 15 sh. ; A. Lebrun
(1899), 16 fr. ; C. Bermond (1912), épr. de Lebrun, 210 fr.
Le cuivre de l'Aveugle assis, chantant, appartient à M. Edmond Gosselin, qui a bien voulu le mettre
gracieusement à notre disposition, pour nous permettre d'orner le présent ouvrage d'une pièce originale
de Goya; nous l'en remercions ici bien vivement.
31. — LE PRISONNIER PLOYE SUR SA CHAINE
(H. 09S raillim. L. 073)
/" Etat.
1" Etat. Avant quelques travaux dans le fond, avant quelques tailles sur le' vêtement contre le coude
gauche du prisonnier et avant une douzaine de tailles horizontales sur le pan de son habit,
qui se détache alors en blanc sur le fond. Bibliothèque Nationale, Madrid, avec la légende
manuscrite : Tan barbara la seguridad como el delito. Seule connue. L'Etat reproduit.
2" — Avant la lettre, mais avec les travaux désignés ci-dessus. Tirage postérieur. Cabinet des
Estampes, Paris.
5e — Avec la lettre : Galette des Beaux-Arts. — Imp. Deldtre. Paris. Etat publié dans la Gazette des
Beaux-Arts (année 1867, p. 196).
VENTES : P. Lefort (1869), 7 fr. et 9 fr. ; Em. Galichon (1875), 30 fr. ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig,
1921), environ 55 fr.
Le cuivre existe.
32. — LE PRISONNIER TORTURÉ, DE FACE
(H. 105 millim. L. 076)
"■"' :-.=— [ME
Bibliothèque Nationale, Madrid, épreuve de Céan Bermudez et V. Carderera. avec la légende
manuscrite suivante : La seguridad de un reo no exige tormentn (On peut s'assurer d'un prisonnier
sans qu'il soit besoin de lui imposer des tortures). Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Uni-
versité, Paris, Cabinet des Estampes, Budapest, l'Albertina, Vienne, MM. S. Gerona, O. Gerstenbero-.
VENTES : P. Lefort (1869), 12 fr. ; Ph. Burty (1S76). 1 £ 1 sh.; R. Marx (1914), avec
4 = 0 fr. (G. Eissler Leipzig, 1921), environ 380 IV.
le n° suivant.
cuivre existe ?
33. — LE PRISONNIER TORTURÉ, DE PROFIL
(H. 109 millim. L. 074)
Etat. Avant les travaux dans la partie ombrée du vêtement, sur les pieds du prisonnier et sur le
terrain. Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Céan Bermudez et Carderera), avec la
légende manuscrite suivante: Si es deliquente que muera presto? (Que ne l'exécute-t-on
tout de suite s'il est coupable ?)
— Avec les additions signalées ci-dessus. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris, Biblio-
thèque de l'Université, Paris, British Muséum, Kupferstiche Kabinet, Berlin. Cabinet des
Estampes, Budapest, l'Albertina, Vienne, MM. S. Gerona, O. Gerstenberg.
VENTES : P. Lefort (1869), 6 fr. ; Ph. Burty (1876), 1 £ 7 sh. ; Roger Marx (1914), avec le n" précédent,
420 fr. ; Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 1921), 9.500 marks (env. 500 fr.).
Le cuivre existe?
34. — LA PRISONNIERE
(H. 185 millim. L. 125)
Aqua-tinte.
Bibliothèque Nationale, Madrid. Seul exemplaire connu.
Cette pièce citée par J. Hofmann, mais restée inconnue à P. Lefort, et regardée à tort, selon A. de
Beruete, comme planche inédite des Caprices, a été reproduite dans Goya's Seltene Radierungen... de V. von
Loga, puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
Cuivre détruit.
■và*3=- ■
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à l'encre de Chine pour cette planche; nous en
donnons ci-dessus un fac-similé réduit.
35. — LE COLOSSE
(H. 287 millim. L. 208)
Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera), Cabinet des Estampes, Paris(épr. de P. Lefort),
Kupferstiche Kabinet, Berlin (épr. de C. Ferriz).
Cette rarissime estampe est reproduite dans Goya's Seltene Radierungen.
le Goya grabador, de A. de Beruete.
de V. von Loga, puis dai
Au verso de l'exemplaire conservé au Cabinet des Estampes, de Paris, on lit l'inscription manu-
scrite suivante : Por Goya, despues de tiradas 3 preubas se rompib la lamina. (De Goya, le cuivre s'est
brisé après le tirage de la 3e épreuve). Ce sont celles que nous signalons ci-avant.
L'exemplaire du COLOSSE, de la Bibliothèque Nationale, provient de la vente Paul Lefort ( 1 86<j) où
il fut adjugé 38 francs; celui du Cabinet des Estampes de Berlin, qui appartenait au peintre Cristobal
Ferriz, a été payé 2.000 marks en 1906.
D. V. Cardeiera dans la Galette des Beaux-Arts (n° de sept. 1863) qualifie le Colosse ou Prométhée
« de véritable tour de force, autant par la fécondité de l'imagination que par l'audace du procédé : Goya
commença par noircir son cuivre avec l'acide nitrique; puis, une fois attaqué, il fit, plan par plan, sortir
le dessin qu'il méditait en retirant les lumières, puis les demi-teintes. »
Le Colosse de Goya a servi de motif à une affiche, apposée sur les murs de Nuremberg, vers 1910,
pour servir de réclame à un produit Simson.
A. de Beruete ne croit pas qu'il faille voir dans cette imposante et singulière figure du Colosse ni
l'Humanité, encore moins Napoléon que Prométhée.
Cuivre détruit-
36. — ECUSSON DE L'ORDRE MILITAIRE DE CALATRAVA
(OU DALCANTARA)
(L. 060 millim. H. 045)
ff^*/.**//»
IPV
Bibliothèque Nationale, Madrid. Seul exemplaire connu.
37. — LE CLYSTÈRE
(L. 192 millim. H. 152)
(Vers 1795).
Aqua-tinte. t-
British Muséum. Seule épreuve connue jusqu'à ce jour.
M. Campbell Dodgson, conservateur du Print Room (British Muséum), nous écrivait, à la date du
9 août 1920, à propos de cette pièce : ... je vous signalerai ... une pièce unique qui manque dans tous les
catalogues et que j'ai trouvée ici, il y a plusieurs années, oubliée dans une collection de « pièces libres *
dont je l'ai retirée pour l'ajouter à l'oeuvre de Goya Je l'ai publiée dans : Archiv fur Kunstgeschicht (E.
A. Seeman, Leipzig, 19 13), avec un commentaire.
LES CAPRICES
SUITE DE QUATRE-VINGTS PIÈCES
l,N'« 38 à 117)
Il existe, à notre connaissance, neuf tirages au moins de la célèbre série des Caprices de Goya; l'on
sait que 72 des planches de cette suite de 80 pièces, gravées entre les années 1793 et 1798, virent le jour'
en 1796 et 1797 au prix de 288 reaulx; c'est assurément à cette première tentative de tirage restreint
qu'appartiennent les fort rares épreuves contenant, pour un petit nombre de pièces seulement d'ailleurs,
des fautes dans les légendes ou inscriptions, alors que quelques autres planches se font reconnaître par
des accents, des points d'interrogation ou d'exclamation oubliés et rétablis dans la suite; fautes ou omis-
sions qui n'ont été signalées jusqu'à ce jour par aucun des historiographes de Goya(i), de Lefortà A. de
Beruete, et que nous avons constatées sur un exemplaire exceptionnel appartenant a M. Marcel Guérin.
Puis, la série complétée fut publiée ouvertement, une première fois en 1799, et non en 1803 comme
l'ont établi Lefort et Hofmann, ainsi qu'il en appert d'une annonce parue dans le Diario (Journal),
de Madrid, 11" du mercredi 6 février 1799, annonce dont nous donnons ci-après, à la fois, le fac-similé et
une traduction aussi exacte que possible(2). A. de Beruete pense que si la rédaction de cette annonce n'est
pas due à Goya lui-même, il en fut tout au moins l'inspirateur, et qu'on peut l'attribuer en tous cas avec
quelque vraisemblance à son ami Céan Bermudez :
Collection d'estampes à sujets de caprices, inventés et graves à l'eau-forte, par Don Francisco
Goya. L'auteur, persuadé que la critique des erreurs et vices humains (quoique cela semble relever de
l'éloquence et de la poésie) peut être aussi l'objet de la peinture, a choisi comme sujets propres pour son
œuvre, entre les multiples extravagances et erreurs qui sont communes dans toute société civile, et entre
les préoccupations et embûches vulgaires, autorisées par l'habitude, l'ignorance ou l'intérêt, ceux qu'il a
cru aptes à fournir matière au ridicule, et exercer en même temps la fantaisie de l'artifice.
Comme la majeure partie des objets qui sont représentés dans cette œuvre sont du domaine de
l'idéal, il ne serait pas téméraire de croire que ses défauts trouveront, peut-être, maintes excuses parmi
les intelligents : considérant que l'auteur n'a pas suivi l'exemple de quiconque, ni pu copier non plus la
nature. Et si imiter celle-ci est si difficile, combien admirable quand on y parvient ; celui qui se sera
séparé entièrement d'elle, aura certes mérité quelque estime, d'avoir tenté d'exposer à la vue, des formes et
attitudes qui ont seulement existé jusqu'à présent dans l'imagination humaine, obscurcie et confuse par
le manque de culture ou altérée par le déchaînement des passions.
Ce serait supposer trop d'ignorance dans les beaux-arts d'avertir le public que, dans aucune des
compositions qui forment cette collection, l'auteur ne s'est proposé que de ridiculiser les défauts particu-
liers aux uns et aux autres; que ce serait en vérité, trop restreindre les limites du talent et diminuer les
moyens dont se servent les arts d'imitation pour produire des œuvres parfaites.
La peinture (comme la poésie) choisit dans l'universel ce qu'elle juge plus propre à ses fins ; réunit
en un seul personnage fantastique, circonstances et caractères que la nature présente répartit en plu-
sieurs, et de cette combinaison, ingénieusement disposée, il résulte une heureuse imitation, par laquelle
elle acquiert par un bon artifice le titre d'inventeur et non de copiste servile.
Se vend en la rue des Désenchantements, au magasin de parfums et liqueurs, payant pour cette
collection de 80 estampes 320 reaulx.
(1) Sauf cependant pour les planches 3 et 4 dont les différences sont mentionnées dans le Kunst und Kunst-
handwerk ^1907), sous la signature de Friedrich Dôrnhdffer.
(2) Nous devons à l'obligeance de M. José Lazaro, de Madrid, de pouvoir donner le fac-similé de ce numéro
du Diario de Madrid.
I
!
Nom. 37
149
DIARIO DE MADRID
DEL MIERCOLES 6 DE FEBRERO DE 179?.
Santa Porotca Virgin. — Q. H. en la Iglesia de Sun Felipe Nerî.
• •' ■■
Observacio. meteorolog. de ayer.
Afecciones astronomicas de boy.
Ej>3cas.
7 de la m.
1 3 del d.
S delà t.
Termom.
Baromitro.
2SP--P1.
2 S p. 8M.
35p. Ï%L
Atmasfera. ,1 El jodelaLuna. Saie
3 s. 0.
It s- o-
3 s. 0.
0. y Nub. 1 de lam. y seponeâ las
O. y Nub. 1 $ y un m. delà tarde
0. y Nub. |
r. , 1 , ■ ,'
m^oleccîoq de estampas de asuntos taprichosos , inrenradas y graba-
das al agua fuerte , por Don Francisco Goya. Pcrsuadido el autor de
que la censura de los errores y vicios huuiaaos (auuque parece pecu-
Iiar de la eloqiïcncia y la pocsia) puede cambisu ser objeto de la pi:i-
tura: ha escogido coino asuntos proporcionados para su obra , entre la
multitud de exiravagancias y dcsaciertos que son coin unes en toda so-
ciedad civil , y entre las preocupaciones y eanbustes vulgares , autori-
zados por la cosiumbrc , la îgiiorancia 6 cl ii.tcrcs , aqucllos que ha
creido nias aptos a sabministrar matena para el rtdicuio , y exercUar
al rnisino tieuipo la fantasia de! artifice.
Coino la mayor parte de los objjtos que en esta obra se represen-
can sou idéales, 00 sera temcridad créer que sus dd'e.tos hallaràn, tal
vez , uiucha disculpa entre los inteligeuies: considerando que el autor,
ni ha seguido los exe.nplos de otro , ni ha podido copi.ir tau poco de
la naturaleta. Y si cl laiiurla es tan dificil , co no admirable quandp
se logra ; no dexard de merecer alguna estimacion cl que apiinaudose
oitcraincnte de ella , ha tenido que exponer â los ojos formas y acti-
tudes que solo han existido hasta anora en la ineiite huaiaua , obscure-
ocU y confina por la faita de ilustraaou o acalorada cou el desenfre-
00 de las pasiones.
Séria suponcr demasiada igaorancia en las bellas artes el-sxdvertir
al pûblico , que en naiguna de las composicioucs que tbruian esta
cukvcion se lia propuesto el autor, para ridiculizar los defectos partt-
CuLires â uno û otro ludiyiduo: que séria eu verdad, estrecliar dena-
stado los limucs al talewto y equivocar les mcdios de. que se. Y*hu\ las
orcc de uniucion para producir obras- perfora*.
'S0 .
La pintura ( como la poesia) escoge en lo universal lo que juzga
fcias â proposito para sus fines: reuae en un solo perso. îage fantastico,
circuasv.iucias y caractères que la naturaleza présenta repanidos en mu-
chos, y de esta convinacion, ingeaiosamente disput.su, résulta aquella
feliî iinitacion , por la, quai adquiere. un b.uea artifice el titulo de in-
ventor y no. de copiante serviL
Se vende en la calle del Dcsengano n. r tienda de perfumes y li-
cores , pagando por cada coleccion.de â 80 estampas 320 rs. vu.
La seconde édition (première de Lefort et d'Hofmann) parut peu après, en 1803 ; elle vaut, comme
intérêt, l'édition annoncée en 1799 dans le Diario, et avec laquelle on la confond : les deux éditions
sont similaires quant à la beauté des épreuves et le soin apporté au tirage d'un ton légèrement
rougeâtre et chaud, exécuté sous les yeux du maitre, sur beau papier à vergeures e( pontuseaux, sans
filigrane. Les planches sont alors dans toute leur beauté et dans tout leur éclat.
Craignant les rigueurs possibles de l'autorité, en raison des allusions plus ou moins transparentes
de ses œuvres, qui visaient, comme dans les Caprices notamment, à la fois le pouvoir, la noblesse et le
clergé, Goya se payant d'audace, offrit la propriété des 80 cuivres au roi Charles IV, par l'entremise du
ministre Miguel Cajetano Solar, et avec l'appui de D. Manuel Godoy qui, bien que souvent pris à partie
dans ces Caprices, vint cependant en aide à l'artiste dans cette circonstance délicate. Nous donnons,
ci-après, la traduction d'une lettre (en langue espagnole) adressée à cet effet par Goya, à la date du
7 juillet 1803, et transcrite par A. de Beruete, dans son Goya grabador :
Excmo Sr L'œuvre de mes caprices se compose de 80 dessins graves à l'eau-forte de ma main.
Il ne s'est vendu au public que deux jours à une once d'or chaque livre; Il fut expédié 27 livres.
Lss planches peuvent tirer 5 à 6.000 livres.
Ce sont les étrangers qui les désirent le plus, et de crainte qu'ils ne retombent entre leurs mains
après ma mort je désire en faire cadeau au Roi mon Seigneur pour sa chalcographie.
Je ne demande à S. M. qu'une récompense à mon fils Francisco Javier de Goya pour qu'il puisse
voyager; car il en a le goût et les dispositions pour en profiter. Si V. E. trouve bon de présenter cela à
S. M. je lui serai extrêmement reconnaissant.
Dieu garde à V. E. beaucoup d'années. Madrid y de juillet 1803.
Excmo Sr.
Je baise les mains de V. E. votre serviteur dévoué.
Francisco de Gova.
Une pension de douze mille réaux accordée au fils du maître fut le prix de cette cession, qui
comportait, outre les 80 cuivres, 240 exemplaires précédemment tirés.
Une troisième édition (2e de Lefort et d'Hofmann) des Caprices fut faite, peu de temps après, en
1S06-1807, sous la direction du graveur au burin, Rafaël Estève (1), pour le compte alors de la Chalcographie
Royale; les épreuves de cette nouvelle édition, encore très belles, bien que moins brillantes, sont tirées
à l'encre noire, sur papier vergé assez semblable à celui des éditions précédentes. Les cuivres ne sont pas
encore biseautés.
Il nous a été montré des épreuves tirées sur papier épais à gros grain comme appartenant à une
édition de 1820 environ ; des renseignements contradictoires nous ont fait examiner avec un soin particu-
lier ces épreuves, qui appartiennent bien à un tirage antérieur à celui de 1856, ces épreuves étant tirées
sur les cuivres non encore biseautés, alors que ceux-ci le sont à dater de l'édition de 1856.
En 1856, il fut procédé à un cinquième tirage des Caprices, sur vélin; les cuivres, alors biseautés,
sont un peu fatigués et petit à petit, dans les éditions qui suivent, une partie des valeurs déterminées par
l'aqua-tinte disparaît. Une sixième édition fut ensuite publiée avec ce titre :
CAPRICHOS DE GOYA
COLECCION DE OCHENTA ESTAMPAS
GRABADAS AL AGUA FUERTE CON AGUADAS DE RESINA
POR EL MISMO
MADRID
CALCOGRAFIA NACIONAL
ESTABLECIDA EN LA CASA DE LA REAL ACADEMIA DE SAN FERNANDO
Calle de Alcali, num 11, entre suelo, derecha.
1868
Signalons ensuite la septième édition — vers i875-?88o — et la huitièr.e (année 1892). Enfin un
neuvième tirage a été assez récemment effectué (1919), par les soins de M. Sanchez Gerona, Directeur
de la Chalcographie de Madrid, sur papier imitant le vergé ancien, et offrant en filigrane la tête de Goia
coiffé d'une casquette.
(1) Goya a peint un porirjit de ce graveur, conservé au Musée de Vulence.
Nous avons pris soin d'indiquer, à plusieurs planches des Caprices, les notes de Lefort faisant
allusion à certains personnages historiques; nous devons ajouter que A. de Beruete ne croit à aucune
allusion personnelle dans ces planches, mais au contraire à une satire sur les diverses classes de la société,
et que ces œuvres seront d'autant plus d'une éternelle actualité que leur conception est d'ordre général et
humain, et non pas de tendances individualistes.
Enfin, nous avons cru nécessaire de donner une place dans notre catalogue, en dehors des planches
de Goya, à la reproduction d'une petite partie des dessins conçus en vue des Caprices et qui sont conservés
au Musée du Prado.
A. de Beruete fait mention dans son Goya grabador, page 35, d'une falsification de la I" édition des
72 planches des Caprices, précédée de ce titre : « Caprichos Inventados y Grabados al agua fuerte por
Francisco Gova y Lucientes 72 agua fuertes. Publicala la Real Academia de Noble Artes de San Fernando.
Madrid 1799. »
Des exemplaires de 1"' et 1" tirages des Caprices sont conservés au Cabinet des Estampes, de Paris,
à la Bibliothèque de l'Université (Paris), à la Bibliothèque Nationale de Madrid, à la Kunsthalle de
Brème, à la Bibliothèque publique de New-York, à l'Albertina, ex-Bibliothèque Impériale de Vienne (exem-
plaire renfermant quelques états), etc., puis dans les collections de MM. Henri Beraldi, G. Charbonneaux,
S. Gerona (exemplaire accompagné de notes et précédé d'une notice), Marcel Guérin (exemplaire excep-
tionnel avant les corrections dans les légendes, provenant de la Css'' del Campo de Alage), Maurice
Pereire (exemplaire dans un cartonnage de l'époque, avec les planches coloriées ou plutôt enluminées, et
auquel est joint une notice manuscrite de légendes explicatives avec variantes), Oskar Reinhart; du y
tirage, chez M. Fix-Masseau.
Des exemplaires du tirage de 1856 nous ont été signalés à la Kunsthalle de Hambourg, à la Biblio-
thèque publique de New-York.
On trouve des exemplaires de l'édition de 1 86S au Victoria and Albert Muséum, Londres, au Musée
des Beaux-Arts, Copenhague.
VENTES : His de la Salle (1856), 1" tirage, 141 fr. ; Alph. Hirsch (Londres, 1875), i" tirage, £ 13-15 sh.;
E. Lessorre (1889), 1" tirage, 400 fr. ; H. Destailleur (1895), Ier tirage, 2 dessins ajoutés, 440 fr. ;
Mohrmann (1907), 2e tirage, 1.137 fr. ; Anonyme, 21 février 1911, i" tirage, 1.305 fr. ; Roger
Marx (1914), 4e tirage (1S68), 230 fr. ; L. L., 1 9 1 9 (Leroy-Latteux), 1" tirage, 2.305 fr. ; H. G.
(oc t. 19 19), avec un dessin attribué ajouté, 2. 150 fr. ; Alf. Beurdeley (1920), 1"' tirage, 6.100 fr.;
Anonyme (G. Eissler, Leipzig, 1921), 1" tirage, environ 7.800 fr.
38. — GOYA, PAR LUI-MÊME
(H. 137 millim. L. 1 13)
ffj
'V? VA?
v^v,?
Planche 1 des Caprices.
i,r Etat. Avant la lettre et avant : P. 1. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid. État reproduit
en frontispice.
2° Avec la lettre. On lit dans la marge du bas : Franco Goya y Lucientes Pintor, et en H. à D. :
P. 1, mais avant la virgule après le mot : Lucientes, et avant l'allongement de la lettre r
finale. Fort rare. Collection de M. Marcel Guérin.
3° Etat. Avec une virgule à la suite du mot : Lucientes, et la lettre r finale de l'inscription est allongée.
Le cuivre n'est pas biseauté. L'État reproduit.
4° Avec un fort biseau. (Tirages postérieurs, à dater de 1856). Le cuivre présente de fortes usures
dans les dernières éditions. Avec des retouches très postérieures sur les bords de la coiffure.
VENTE : Anonyme, 20 février 1906, 3e état, 70 fr.; Anonyme, 28 octobre 1022 (3e tirage), 155 fr.
Il est fait mention, dans le Lefort comme dans le Beruete, d'un état de Goya par lui-même, avec :
P. 1, effacé. Cet état n'existe pas, a proprement parler. Les épreuves les plus récentes de cette planche,
tirées par la Chalcographie de Madrid, portent en effet toujours l'indication en H. à D. : P. j. Nous
supposons donc qu'il s'agit, quand les exemplaires ne portent pas de n°, d'épreuves pour lesquelles le
n° n'a pas été encré, afin de permettre de les vendre indépendamment de la série, comme portrait de
Goya.
Le portrait de Goya par lui-même a été copié par M. Segui. On lit sous le T. C. à G. : GOYA
INVEN., à D. : M. SEGUI G', puis en marge : FRANCISCO GOYA Y LUCIENTES. Pintor de
Camara.
Cette copie fait partie du recueil suivant publié d'abord à Barcelone en 1887, puis à Paris en 1888,
par Boussod et Valadon : LES EAUX-FORTES DE FRANCISCO GOYA. LES CAPRICHOS GRA-
VURES FAC-SIMILE DE M. SEGUI Y RIERA — NOTICE BIOGRAPHIQUE ET ÉTUDE
CRITIQUE A CCOMPAGNÊES DE PIÈCES JUSTIFICA TIVES PAR ANTOINE DE NAIT.
Les copies de Segui portent les légendes en majuscules blanches.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
39. — EL SI PRONUNCIAN Y LA MANO ALARGAN AL
PRIMERO QUE LLEGA
(ELLES PRONONCENT LE OUI ET TENDENT LA MAIN AU
PREMIER QUI SE PRÉSENTE)
(H. 1S1 millim. L. 123)
C ' --7 //?sy ?■/■?-£?•£> gîte Z&^tZ, .
z" Etat.
Planche 2 des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2" — Avec la lettre et le n° 2, mais avant que le cuivre n'ait été biseauté. L'Etat reproduit.
3e — Le cuivre est biseauté, le ton d'aqua-tinte sur la robe de la jeune femme est affaibli.
(Tirages postérieurs, à dater de 1856).
« Exemple de la facilité avec laquelle certaines femmes se laissent épouser dans l'espérance de trou-
« ver une plus grande liberté dans l'état de mariage. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
40. — QUE VIENE EL COCO (VOILA LE CROQUEMITA1NE)
(H. 193 millim. L. 137)
^^ &ia, oi^u ' &t &'0* r**«^*&*-
Planche 3 des Caprices.
i« Etat. Avant la lettre et avant : P. 3. De tonte rareté. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale Madrid
Cabinet des Estampes, Pans, British Muséum (épr. de Burtv).
Avec la _ lettre. On lit : Que bien, cl coco, et : P. 3. Fort rare. L'AlberUna, Vienne, M. Marcel
fjuenn.
Avec la correction dans la légende. On lit : mené au lieu de Mené. Sans autre différence.
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1876), 1" état, iS sh.
Cette pièce, dont le dessin préparatoire à la sanguine, reproduit ci-dessus, est conservé nu Musée
du Prado, a été copiée en 1S19 par Eugène Delacroix (voir le t. III du Peintre-Graveur Illustré).
« Funeite abus de la première éducation d'avoir fait qu'un enfant ait plus peur de Croquemitaine
que de son propre père et de l'amener à craindre ce qui n'existe pas. -> (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid.)
41. — EL DE LA ROLLONA (LE VIEIL ENFANT GATE)
(H. 183 millim. L. 129)
/•'■ Etat.
Jfaf $J!/Jr Jœ*^
Planche 4 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le 11°. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris, avec une légende
manuscrite différente. L'État reproduit.
2e Avec la lettre : El de la royona (sic) et le n"4. Fort rare. L'Albertina, Vienne, M. Marcel Guéiin.
3e L2 mot : royona est corrigé et se lit : rollona. Le cuivre n'est pas biseauté.
4e Avec les biseaux du cuivre. (Tirages postérieurs, à dater d3 1856.)
« Au demeurant, cette planche laisse assez clairement transparaître que Goya y avait en vue la
« royauté qui, sous Charles IV, ne savait guère se passer de lisières. * (P. Lefort, Goya.)
Le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
42. — TAL PARA QUAL (QUI SE RESSEMBLE SASSEMBLE)
(H. 175 millim. L. 114)
Planche 5 des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
a" — Avec la lettre et le n° 5, mais avant que le cuivre n'ait été biseauté.
3" — Le cuivre est biseauté sur les bords latéraux. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« La reine Marie-Louise et le prince de la Paix, alors simple garde royal, se rencontrant à un
« rendez-vous habituel, au temps où les lavandières de Manzanarès, qui les voyaient, se moquaient d'eux »,
telle est l'explication du second manuscrit attribué à Goya. (P. Lefort.)
Celte pièce, dont le dessin préparatoire à l'encre de Chine, que nous reproduisons, est conservé au
Musée du Prado, a été reproduite dans : Les Grands Peintres-Graveurs depuis Rembrandt jusqu'à Whistler,
Studio (hiver 1913-1914).
« On a bien souvent mis en discussion si les hommes valaient moins que les femmes, et réciproque-
« ment. Les vices des uns et des autres proviennent de la mauvaise éducation : là où les hommes sont
« pervers, les lemmes seront perverses. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
43. — NADIE SE CONOCE (PERSONNE NE SE CONNAIT)
(H. 190 millim. L. 121)
<&? c/e Cé?M.6>C£
Planche 6 des Caprices.
l" Etat. Celui reproduit. Le cuivre n'est pas biseauté.
2e — Les clairs de la robe de la femme masquée sont légèrement teintés d'aqua-tinte et le cuivre est
biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid),
44. — NI ASI LA DISTINGUE
(MÊME EN LA REGARDANT AINSI IL NE LA DISTINGUE PAS)
(H. 178 milliin. L. 114)
V
'■&LC4V9
Planche 7 des Caprices.
ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. L'Etat reproduit. Cabinet des Estampes, Paris,
épreuve avec une légende manuscrite différente.
2* Avec la lettre : Ni asila distingue, et avec le 11° 7, mais avant les biseaux.
y — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de iS^ô.)
Le Musée du Prado possède deux dessins préparatoires pour cette planche; la composition, dans
l'une d'elles, comporte dans le fond plusieurs personnages ne figurant plus dans l'œuvre gravée (reproduit
dans le Goya, de V. von Loga).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid),
45. — QUE SE LA LLEVARON ! (ET ILS L'ENLEVERENT)
(H. 1S6 millira. L. 1I7)
K^J
a/tu
a J&* ~u
Planche S des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris.
2e — Avec la lettre : Que se la llevaron, et le n° 8, mais avant le point d'exclamation à la suite de la
légende. Fort rare. Collection de M. Marcel Guérin.
3e — Avec un point d'exclamation, à la suite du mot : llevaron! mais avant les biseaux.
4" — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Il existe un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche conservé au Musée du Prado; nous
en donnons ci-dessus un fac-similé légèrement réduit.
■s La femme qui ne sait pas se garder soi-même est au premier qui l'attaque, et c'est seulement alors
« qu'il n'est plus temps de l'empêcher que l'on s'étonne qu'ils l'aient enlevée. „ (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
46. — TANTALO (TANTALE)
(H. 1S4 millim. L. 127)
%/■■'/? fo'/b;
Planche 9 des Caprices.
1" Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté. Les tons d'aqua-tinte sont très apparents. L'Etat
reproduit.
2e — Le cuivre estbiseauté, lestons d'aqua-tinte sonttrès affaiblis. (Tirages postérieurs, à daterde 1856.)
S'il était plus galant et un peu moins ennuyeux... elle se ranimerait, y, (Manuscrit de Goya.)
Il existe un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
47. — EL AMOR Y LA MUERTE (L'AMOUR ET LA MORT)
(H. 189 millim. L. 134)
^ /'/ /7 7/?ssr t/ /& //u/f/fr
Planche 10 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris (avec la légende
manuscrite).
2t Avec la lettre et avec le n° 10, mais avec un manque dans l'aqua-tinte à l'angle inférieur gauche.
Fort rare.
;• — Le manque d'aqua-tinte qui formait une partie plus claire dans l'angle inférieur gauche a été
raccordé ; mais avant les biseaux. L'Etat reproduit.
4» Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Il existe une copie lithographique anonyme de cette pièce, publiée en cahier, par Ch. Motte, avec
9 autres pi., sous le titre : Caricatures espagnoles, par (sic) Goya, à Paris.
Le Musée du Prado conserve deux dessins préparatoires à la sanguine pour cette planche; nous
donnons de l'un d'eux un fac-similé réduit.
« Voici un amant à la manière de ceux de Calderon qui, pour n'avoir pas su se moquer d'un rival,
« meurt dans les bras de son amante et la perd par trop de témérité. C'est qu'aussi il n'est pas bon de
« tirer l'épée trop souvent... » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
48. — MUCHACHOS AL AVIO (GARÇONS, A L'OUVRAGE)
(H. 183 millim. L. 118)
•Q[ttdm/nrA M c?w-
Planche 1 1 des Caprices
1" Etat. Avant la lettre et avant le 11". De toute rareté. L'Eut reproduit. Cabinet des Estampes, Paris
(épr. avec la légende manuscrite).
2" Avec la lettre : Muchachos al avio, et le n" 1 1, mais avec un point sur 17 du mot avio, au lieu
d'un accent. Fort rare. Collection de M. Marcel Guérin.
3e — Avec un accent aigu (') sur 17 du mot avio, mais avant les biseaux.
4e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Le point d'exclamation cité par P. Lefort, à la suite du mot avio, n'existe pas.
Il existe un dessin préparatoire à la plume pour cette planche conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid),
49. — A CAZA DE DIENTES (A LA CHASSE AUX DENTS)
(H. i S i millim. L. i ig)
t œ&zéb^de s//<"/y//jj
Planche 12 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n". De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris (épr. avec la légende
manuscrite suivante : A c\r^a de Muelaes).
2' — Avec la lettre et avec le n" 12, mais avant les biseaux.
3* — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856 )
« ... Les dents de pendu sont très-efficaces pour jeter des sorts; sans cet ingrédient on ne ferait
« rien qui vaille. N'est-ce pas pitié que le vulgaire croit à de telles sottises? » (Manuscrit de Goya.)
Il existe un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
50. — ESTAN CALIENTES (C'EST CHAUD)
(H. 186 raillira. L. 120)
CJÉzn aï/a'/'ï&j
Planche 1} des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre, avant le n°, et avant que des parties claires n'aient été obtenues par le grattoir
sur les figures des deux moines placés derrière la table, ainsi que sur la robe du moine assis
au premier plan. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris (épreuve avec la légende
manuscrite), Muséum of Fine Arts, Boston.
2" — Avec les retouches, avec la lettre et le n° i3, mais avant les biseaux.
3" — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1876), iw état, 15 sh.
Il existe trois dessins préparatoires (à la plume, à l'encre de Chine et à la sépia) pour cette planche;
ils sont conservés au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
51. — QUE SACRIFICIO! (QUEL SACRIFICE!)
(H. 174 millim. L. 121)
^//a/fae* /s ara***-* <&*?*' ** ^^^
Planche 14 des Caprices.
i" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris,
avec une légende manuscrite différente.
2" — Avec la lettre : Que sacrificiol et le n° 14, mais avant les biseaux.
y- — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Il existe une copie lithographique anonyme de cette pièce (voir la note du n" 10 des Caprices)
Le dessin préparatoire à la plume pour cette planche est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
52. — BELLOS CONSEJOS (JOLIS CONSEILS)
(H. 1S0 millim. L. 124)
Planche 15 des Caprices.
i*1' Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris.
2' — Avant la lettre : Bcllos consejos, et le 11" i5, mais avant les biseaux.
y — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Peut-être faut-il voir la, comme l'a indiqué M. Piot, une allusion à la célèbre Josefa Tudo, qui
« lut, dit-on, mariée secrètement au prince de la Paix, et dont les mœurs paraissent avoir beaucoup piété
« à dire aux mauvaises langues contemporaines. * (P. Lefort.)
Il existe de cette pièce, reproduite dans la Misère sociale de la Femme (JDevamie^, 1910), une copie
lithographique anonyme (voir la note du n" 10 des Caprices).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
53. — DIOS LA PERDONE : Y ERA SU MADRE
DIEU LUI PARDONNE : C'ÉTAIT SA PROPRE MÈRE).
(H. 176 millim. L. 125)
#•
PS V &«■
SU c#ùxd&£.
Planche 16 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le 11". De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris. L'État reproduit.
2e — Avec la lettre et avec le n" 16, mais avant le second point à la suite du mot '.perdone. Fort rare.
Collection de M. Marcel Guérin.
y — Avec un double point après le mot : perdone, mais avant les biseaux.
4e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« La senorita a quitté toute jeune son pays natal : elle fut mise en apprentissage à Cadix, puis elle
« vint à Madrid. Elle gagna à la loterie ; descendue un jour au Prado, elle entend qu'une vieille maugréante
« et décrépite lui demande l'aumône. Elle la repousse; la mendiante insiste; l'élégante se retourne et
« reconnaît... qui l'eût dit!... que cette pauvre vieille était sa mère... }, (Manuscrit de Goya.)
11 existe un dessin préparatoire, plume et encre de Chine, pour cette pièce; il est conservé au Musée
du Prado. Nous en donnons ci-dessus un fac-similé légèrement réduit.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
54. — BIENVTIRADA ESTA (IL EST BIEN TIRE)
(H. 186 millim. L. 128)
Planche 17 des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris (épr. avec la légende
manuscrite).
2e _ A.vec la lettre -.Bien tirada esta, et avec le n° 17, mais avant l'accent grave sur Va du mot : esta.
Fort rare. Collection de M. Marcel Guérin.
3e — Avec un accent grave (\) sur l'a du mot : esta, mais avant les biseaux.
4e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Il existe un dessin préparatoire pour cette planche conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
55. — Y SE LE QUEMA LA CASA
(ET VOILA QUE SA MAISON BRULE)
(H. 178 millim. L. 120)
A«9i:iS!iibs:
mur
t/vCs/e tft/c*pa_ -/a (ïrsti*, 2
Planche iS des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n". De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris,
(épreuve avec la légende manuscrite).
2" — Avec la lettre : Ysele quema la Casa, et le n" j8, niais avant les biseaux du cuivre.
3° Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.) L'aqua-tinte sur le plancher a en
partie disparu.
« Allusion transparente à la situation critique de Charles IV, dont la politique de tergiversation, ou
« plutôt celle de son tout-puissant ministre, le prince de la Paix, n'échappe point au malin artiste. »
(P. Lefort.)
11 existe une copie lithographique anonyme de cette pièce (voir le n" 10 des Caprices).
Un dessin préparatoire à la plume pour cette planche est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
56. — TODOS CAERAN (TOUS TOMBERONT)
(H. 1S8 millim. L. 131)
Planche 19 des Caprices.
Ier Etat. Avant l'accent sur le second iî du mot : Caeran, Fort rare. Collection de M. Marcel Guérin.
28 — Avec l'accent sur le second a du mot : Caeràn, mais avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1836.) Le ton d'aqua-tinte sur la robe de
la jeune femme à droite a disparu.
Cette planche a été reproduite dans le Francisco Goya, de Kurt Bertels.
Un dessin préparatoire il la sanguine pour cette planche est conservé au Musée du Prado.
f.e cuivre existe (Chalcographie de Madrid)
57. - YA VAN DESPLUMADOS (LES VOILA DEPLUMES)
(L. ii)7 millim. H. 132)
I" Etat.
Planche 20 des Caprices.
Ier Etat. Avant la "lettre et avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Collection de M. J. Hupka.
2e Avec la lettre : }'"ir van desplumados et le n° 20, mais avant les biseaux du cuivre.
3e Le cuivre est biseauté. Avec des rayures sur le bord latéral gauche du cuivre et dans le haut.
(Tirages postérieurs, à dater de 1S56).
Le Musée du Prado possède deux dessins préparatoires de Goya, — l'un en sens inverse, — pour
cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
58. — QUAL LA DESCANON AN ! (COMME ILS LA DÉCHIQUÈTENT !)
(H. 183 millim. L. 127)
/''///// os s/,'.u7f ///>;/// ;/
Planche 21 des Caprices.
i"r Etat. Avant le tilde ou accent ( ~ ) sur le premier n du mot : descanonan. L'Etat reproduit. Fort rare.
Collection de M. Marcel Guérin.
2e — Avec le tilde, mais avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire avec variantes pour cette planche.
« Et les poulettes aussi rencontrent des milans qui les déplument, et c'est pour cela que l'on a cou-
« tume de dire : A trompeur, trompeur et demi. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
59. — POBRECITAS ! (PAUVRES PETITES!)
(H. 1S3 fliillim. L. 120)
Planche 22 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec la lettre et avec le n° n, mais avant les biseaux.
3° — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Qu'on les envoie plutôt coudre celles-là dont la vie est si décousue. Qu'on les enferme... elles ont
bien assez circulé comme cela... seulettes ». (Manuscrit de Goya.)
Il existe un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
60. — AQUELLOS POLBOS(i) (CETTE POUSSIERE.
(H. 186 millim. L. 131)
~~*fs//<'{'///z/ *y>û$a. 1 .
Planche 25 des Caprices.
Ier Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté.
2e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Fragment du proverbe espagnol : De aquellos polvos vienen estos lodos. « Cette poussière pro-
« duit cette boue. » Goya a reproduit dans cette planche un Autillo... et le sens énergique de son
« épigraphe semble indiquer assez clairement qu'il a voulu se railler, et des mœurs des créatures du oenre
« de celle qui entend lire sa sentence, et des juges qui les condamnaient à ces ignominieux supplices, et
« de la populace ignoble dont ces solennités faisaient les délices. » (P. Lefort, Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sépia pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
(1) Lefort et Hofruann ont transcrit : polvos au lieu de polbos.
61. — NOHUBO REMEDIO (IL N'Y EUT PAS DE REMÈDE)
(L. 193 millim. H. 136)
la/?///'!'
s r?/?/;e7/o.
Planche 24 des Caprices.
Ier Etat. Avant les biseaux du cuivre.
2* — La cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.
VENTE : Anonyme, 21 mars 1908, avec le n° 43 de notre cat., 35 fr.
Il existe de cette planche, reproduite dans le Goya, de P. Lafond, une copie lithographique anonyme
(voir la note du n° 10 des Caprices).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
62. — SI QUEBRÔ EL CANTARO (S'IL A CASSÉ LA CRUCHE)
(L. iSo millim. H. 133)
/
^tOV yètp^gA- a <?*«*».
1. w*/<»z6
^ACÇL'lSlTltlS
1" Etat.
Planche 25 des Caprices
Ier Etat. Avant la lettre, avant le n° et avant les tailles à la pointe sèche sur la croupe et les fesses de
l'enfant. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, avec
légende manuscrite différente. L'Etat reproduit.
2» _ Avec la lettre : Si quebro el Cantaro, le n° 2 5 et les tailles à la pointe sèche sur les nudités de
l'enfant, mais avant les biseaux.
y — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Il existe un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; il est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
63. — YA TIENEN ASIENTO (ELLES ONT ENFIN UNE PLACE)
(H. 193 millim. L. 141)
Planche 06 des Caprices.
Ier Etat. Avant les biseaux du cuivre. Les tons d'aqua-tinte sont très visibles. L'État reprodui,.
2e Le cuivre est biseauté. L'aqua-tinte a à peu près disparu sur les jambes des deux jeunes
femmes. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Si l'on veut que ces créatures à tète légère trouvent où se caser, il n'j a rien de mieux à faire que
de leur mettre leur siège sur la tète. » (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
64. - QUIEN MAS RENDIDO? (QUI EST PLUS VOTRE ESCLAVE?)
(H. ryS millim. L. 123)
0?/s.<*.-n /;?/vj /r/?///(/û.
Planche 27 des Caprices.
icr Etat. Avant la lettre et avant le n°. Cabinet des Estampes, Paris (épreuve avec la légende manuscrite).
De toute rareté.
2« — Avec la lettre et le n" 27, mais avant le point d'interrogation à la suite de la légende. Fort rare.
L'État reproduit. Collection de M. Marcel Guérin.
3« — Avec un point d'interrogation à la suite du mot : rendido, mais avant les biseaux du cuivre.
4e — Le cuivre est biseauté, les tons d'aqua-tinte sont affaibli?. (Tirages postérieurs, à dater de i8=j6.)
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la plume pour cette planche ; nous en donnons
ci-dessus un fac-similé réduit.
" Pas plus l'un que l'autre... Lui est un charlatan d'amour qui dit à toutes les femmes la même
« chose, et quant à Elle..., elle ne songe qu'aux cinq rendez-vous qu'elle a donnés entre huit et neuf
« heures... et il en est déjà sept et demie. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
65. — CHITON (CHUT)
(H. 190 millim. L. 139)
cAt&???
Planche 28 des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Collection de M. le Dr J. Hupka.
2* — Avec la lettre et le n° 28, mais avant les biseaux.
3* — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Le point d'exclamation cité par J. Hofmann à la suite du mot Chitou n'existe pas.
Il existe un dessin préparatoire à la sanguine pour cette pièce ; il est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
66. - ESTO SI QUE ES LEER (C'EST CELA QUI S'APPELLE LIRE)
(H. 182 millim. L. 127)
Planche 2g des Caprices.
1"' Etat. Le cuivre n'est pas biseauté.
2" — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de [856.)
« Dans celle n° 29, il est possible que Goya ait voulu tourner en ridicule le marquis de Revillagigedo,
" ou plutôt le duc del Parque, qui passait à Madrid pour donner à la culture de son esprit tout le temps
« qu'il plaisait à son valet de chambre de mettre à sa coiffure. De cette méthode d'instruction il résulta pour
« le duc un grand fonds de connaissances que le gouvernement espagnol a cherché plus d'une fois de
« mettre à profit, en le chargeant de quelques missions diplomatiques. <> (P. Lefort, Goya.)
Cette planche a été reproduite dans le Francisco Goya, de Kurt Bertels, 1907.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
67. — PORQ.UE ESCONDERLOS? (POURQUOI LES CACHER?)
(H. 1S6 millim. L. 126)
Planche 30 des Caprices.
Ier Etat. Avant le point d'interrogation (?) à la suite de la légende. Fort rare. L'État reproduit.
2e _ Avec un point d'interrogation à la suite du mot : esconderlos, mais avant les biseaux.
3» — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.) Les tons d'aqua-tinte sont fort
atténués.
« Il s'agirait ici d'un ecclésiastique que son avarice bien connue avait fait la risée de Madrid, et
« dont les neveux, les parents, et autres sacristains, ajoute le second manuscrit attribué à Goya, déterraient
« sans doute à son insu les sacs qu'il enfouissait. » (Lefort.)
Il existe un dessin préparatoire avec variante, à la sanguine, pour cette planche; il est conservé au
Musée du Prado. Nous en donnons ci-dessus une reproduction réduite.
« La réponse est facile : parce qu'il ne veut pas les dépenser, et il ne les dépense pas, parce que,
« tout âgé qu'il soit de quatre-vingts ans révolus, et quoiqu'il ait à peine un mois à vivre, il croit cepen-
« dant qu'il vivra longtemps encore et craint que l'argent ne lui fasse faute. Combien sont erronés les
« calculs de l'avarice. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
68. — RUEGA POR ELLA (ELLE PRIE POUR ELLE)
(H. 185 millim. L. 134)
Planche 31 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre, avant le n' et avant que le visage de la cainériste, retravaillé à la pointe, n'ait été
modifié; de plus, la jeune femme assise a son bras droit et une partie de sa robe fortement
aqua-tintés; avant divers travaux à la pointe sur cette même robe. De toute rareté. L'Etat
reproduit. British Muséum (épr. de Ph. Burty).
2e — Avec les modifications signalées ci-dessus, avec la lettre : Ruega por ella, avec le n" 31, mais
avant les biseaux.
3" — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE: Ph. Burty (Londres, 1876), ior état, 15 sh.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
69. — POR QUE FUE SENSIBLE (POUR AVOIR ÉTÉ SENSIBLE)
(H. 178 millim. L. 120)
/a-
- ?/ê)<
S* Cffcep*- n . 3e
mm
1" Etat.
Planche 32 des Caprices.
I" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris, avec une légende
manuscrite différente; British Muséum (épreuve de Ph. Burty). L'État reproduit.
2* — ■ Avec la lettre : Par que fue sensible, et avec le n° 3i, mais avant les biseaux.
3' — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.) Les tons d'aqua-tinte sont atténués.
VENTES : Ph. Burty (Londres, 1876), 1e1' état, 1 è 5 sh. ; Anonyme, 21 mars 1908, 2e état, avec le n° 71
de notre cat., 26 fr.
Cette pièce, que A. de Beruete considère comme une des plus belles de la série des Caprices, a été
reproduite dans les Grands Peintres-Graveurs depuis Rembrandt jusqu'à Whistler, n° spécial du Studio
(hiver 1913-1914); il en existe une copie lithographique.
Il existe un dessin préparatoire, avec variante pour cette pièce, conservé au Musée du Prado; nous
en donnons ci-dessus un fac-similé réduit.
« Et comment cela? C'est que ce monde-là a ses hauts et ses bas, et la vie qu'elle menait ne la
pouvait conduire autre part. «(Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
70. — AL CONDE PALATINO (AU COMTE PALATIN)
(H. 185 millim. L. 122)
z..y{/ Lû/ide ùM^^M^,
Planche 33 des Caprices.
1e1' Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris.
2° — Avec la lettre et avec le n° 33, mais avant les biseaux.
3* — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Selon toutes les apparences, ce serait le ministre Urquijo qu'il faudrait voir dans ce charlatan.
« Urquijo, qui partagea le pouvoir avec le marquis Caballero après la chute de Jovellanos (1798), fut,
« comme son collègue, profondément antipathique aux hommes à idées libérales. » (P. Lefort, Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
71. — LAS RINDE EL SUENO (ELLES SONT RENDUES AU SOMMEIL)
(H. 190 millim. L. 137)
i
aJïc/ie %*•»'&** •''•» ■ (fig
Planche 34 des Caprices.
ier Etat. Avant la lettre et avant le n". De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris,
(épreuve avec légende manuscrite différente.)
2e — Avec la lettre : Las rinde el siieîio, et le u" 34, mais avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté et le T. C. complété au B. à G. (Tirages postérieurs, a dater de 1 S56. )>
« Qu'on ne les réveille pas! Le sommeil est peut-être l'unique bonheur des misérables
(Manuscrit de Goya.)
Il existe un dessin préparatoire pour celte pièce conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
72. — LE DESCANONA (ELLE L'ÉCORCHE)
(H. 195 millim. L. 136)
fh'jfï? s/c/'f
Planche 35 des Caprices.
icr Etat. Avant la lettre et avant le n". De toute rareté. Collection du D' J. Hupka, Vienne.
2° — Avec la lettre et avec le n° 35, mais avant les biseaux.
3» — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Elles le rasent... elles l'écorchent. C'est sa faute puisqu'il s'est confié aux mains de pareil
« barbiers. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
73. — MALA NOCHE (MAUVAISE NUIT)
(H. 190 m-illim. L. 133)
'(///// /tûr/ic '
Planche }6 des Caprices.
1" Etat. AVant la lettre et avant le 11°. De toute rareté.
2" — Avec la lettre et le n° 36, mais avant les biseaux.
3" — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
<< Dans le n° 36, Goya semble vouloir rappeler certaines soirées de la reine par des nuits souvent
« très-orageuses. "C'était un bruit assez accrédité dans le temps, qu'il est arrivé plus d'une fois à cette
« princesse de rentrer chez elle dans un désordre de vêtements qui prêtait à tous les genres de conjec-
« tures. » (P. Lefort.)
11 existe un dessin préparatoire, avec variante, pour cette planche; il est conservé au Musée du Prado;
nous en donnons ci-dessus un fac-similé légèrement réduit.
« A ces inconvénients-là s'exposent les demoiselles légères qui ne veulent pas rester au logis.
(Manuscrit de Goya.)
Cette planche a été reproduite dans : Etchings, par Frédéric Wedmore, Londres, 191 1.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
74.— SI SABRA MAS EL DISCIPULO?
(L'ÉLÈVE EN SAURAIT-IL PLUS QUE LE MAITRE?)
(H. 187 millim. L. 123)
1" Etat.
Planche 37 des Caprices.
Ie'' Etat. Avant l'accent grave sur le second a du mot : sabra et avant le point d'interrogation (?) à la fin
de la légende. L'État reproduit. Fort rare. Collection de M. Marcel Guérin.
2e — Avec un accent grave sur le second a du mot : sabra et avec le point d'interrogation après le
mot discipulo, mais avant les biseaux.
y — Le cuivre est biseauté. Les salissures du fond sont plus apparentes. (Tirages postérieurs, à dater
de 1856.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Il existe de cette pièce une copie au burin, anonyme, citée par Lefort et portant comme titre, en haut
de la pièce : El burro maestro.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
75. — BRABISIMO! (BRAVISSIMO !)
(H. 185 millim. L. 131)
//,/
Planche 38 des Caprices.
Ier Etat. Avant le point d'exclamation : (.') après le mot : Brabisimo. Très rare. L'État reproduit.
2" — Avec le point d'exclamation : (.'), à la suite du mot : Brabisimo!, mais avant les biseaux du cuivre.
3' — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
" L'une, ici, c'est le roi Charles IV, et le virtuose, son ministre le prince de la Paix. Goya se sert
« fort spirituellement d'un bruit, probablement ridicule, qui courait alors à Madrid, pour masquer en
". partie la hardiesse de son allusion ; on prétendait que le prince de la Paix, aux premiers temps de sa
« laveur, régalait fort souvent leurs Majestés, le soir, dans l'intimité, de concerts dont il faisait tous les
« frais... D. Manuel Godoy se défend sérieusement (dans ses Mémoires) d'avoir employé ces séductions
« musicales... » (P. Le fort, Goya).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
76. — ASTA SU ABUELO (JUSQU'A SON AÏEUL)
(H. 202 millim. L. 139)
-f.//sz ,.//< . t/k^o?.
Planche 39 des Caprices.
1" État. Avant que le cuivre n'ait été biseauté.
2» — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« ... Goya s'est amusé de la longue et ridicule généalogie qui fut.faite au prince de la Paix; on le
« faisait descendre des anciens rois goths d'Espagne, et tenir... à la famille régnante.
« Cela est évident, dit le roi à ce sujet, Godoy nous tient de fort près. — Il y a longtemps que je le
« savais, dit la reine qui était présente. » (P. Lefort, Goya.)
Il existe deux dessins préparatoires pour cette planche conservés au Musée du Prado; ni l'un ni
l'autre sont identiques à l'estampe.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
77. — DE QUE MAL MORIRA? (DE QUEL MAL MOURRA-T-IL1
(H."i86 millim. L. 13 = )
Planche 40 des Caprices.
Ier Etat. Avant le point d'interrogation à la suite de la légende. Fort rare. L'État reproduit. Collection de
M. Marcel Guérin.
2» Avec un point d'interrogation (?) à la suite du mot : morira, mais avant les biseaux.
3» — Le cuivre est biseauté, les salissures du fond, à G., sont plus apparentes. (Tirages postérieurs, à
dater de 1856.)
Selon les uns, il s'agirait du médecin Galinsoya, attaché au prince delà Paix, selon d'autres de Godoy,
gouvernant l'Espagne.
Il existe de cette pièce, dont un dessin préparatoire à la sépia figure au Musée du Prado, une copie
lithographique (voir le n° 10 des Caprices), puis une autre, celle-ci exécutée au burin, avec le titre : El
asno -médico.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
78. — NI MAS NI MENOS (NI PLUS NI MOINS)
(H. 1S0 millim. L. 130)
~4J:
Planche 41 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec la lettre et le n° 41, mais avant les biseaux.
3» — . Le cuivre est biseauté et les deux angles de droite sont plus fortement arrondis. (Tirage
postérieurs, à dater de 1856.)
« Le peintre, c'est D. Antonio Carnicero, et le portrait, celui du prince de la Paix. Le second
« manuscrit attribué à Goya commente ainsi cette pièce : Un animal qui se fait peindre n'en reste pas
« moins un animal, quand même, dans son image, il porterait perruque et rabat, et l'eût-on doté de toute
« la gravité imaginable. * (P. Lefort, Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette pièce ; la composition
est en sens inverse de l'estampe. Nous en donnons ci-dessus le fac-similé légèrement réduit.
« Il fait bien de se faire peindre. Après cela du moins quiconque ne l'aura ni vu ni connu pourra
« savoir ce qu'il est. » ("Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
79. — TU QUE NO PUEDES (TOI QUI N'EN PEUX MAIS)
(H. 190 millira. L. 121)
^J
1" Etat.
Planche 42 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris (épr. avec légende
manuscrite différente). L'État reproduit.
20 — Avec la lettre : Tu que no puedes, et le n° 42, mais avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme (7 nov. 1911), avec les nos 51, 89 et 109 de notre cat., 60 fr.
« Il nous semble que Goya, à l'aide d'un jeu de mots, fait allusion au ministre Caballero
qui supplanta, en 1798, l'ami de Goya, Jovellanos... » (P. Lefort, Goya.)
Il existe un dessin préparatoire à la sépia pour cette planche; il est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
80. — EL SUENO DE LA RAZON PRODUCE MONSTRUOS
(LE SOMMEIL DE LA RAISON ENFANTE PARFOIS DES MONSTRES)
(H. 183 millim. L. 123)
1" Etat.
Planche 43 des Caprices.
Ier Etat. Avant les biseaux du cuivre. L'inscription est bien lisible. L'État reproduit.
2' — Le cuivre est biseauté. L'inscription est moins lisible. (Tirages postérieurs, h dater de 1856.)
Il existe une copie lithographique anon)rme de cette pièce (voir la noce du n" 10 des Caprices).
Le dessin préparatoire pour cette pièce, daté de 1797, se trouve au Musée du Prado; nous en donnons
-dessus un fac-similé réduit.
€ La fantaisie, sans la raison, produit des monstruosités; unies, elles enfantent les vrais artistes et
créent des merveilles. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
81. — HILAN DELGADO (ELLES FILENT FIN)
(H. 191 millim. L. i^o)
Planche 44 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec la lettre et avec le n° 44, mais avant les biseaux.
3" — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette pièce.
« Oh! oui, elles filent bien, et la trame qu'elles ourdissent le diable lui-même ne la saurait
« défaire. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid)
82. — MUCHO HAY QUE CHUPAR (IL Y A GRAS)
(H. 185 millim. L. 127)
Planche 45 des Caprices.
Etat. Le cuivre n'est pas biseauté.
— Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Celles qui atteignent quatre-vingts ans ont droit à de tous petits enfants, celles qui ne dépassent
pas dix-huit ans ont droit à de plus grands. La destinée de l'homme serait-elle donc qu'il naisse et vive
pour leur servir de pâture? » (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette pièce.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
83. — CORRECCION (PENITENCE)
(H. 193 millim. L. 131)
Planche 46 des Caprices.
Ier Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté.
2e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme (18 novembre 1915), avec les nos 53 et 96 de notre cat., 70 fr.
Cette planche, dont un dessin préparatoire à la sanguine est conservé au Musée du Prado, a étt
reproduite dans le Francisco Goya, de K. Bertels.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
84. — OBSEQUIO A EL MAESTRO (OFFRANDE AU MAITRE)
(H. 187 millim. L. 130)
4Z
yja/ts/v /5&h/ ?/2œd/Û"0.
Planche 47 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec la lettre et avec le n° 47, mais avant les biseaux.
3" Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme (21 mars 1908), avec le n° 86 de notre cat., 20 fr.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour celte planche.
« Rien de mieux; elles seraient élèves bien ingrates si elles ne venaient rendre hommage à un
professeur à qui elles doivent tout ce qu'elles ont appris en science diabolique. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
85. — SOPLONES (LES SOUFFLEURS)
(H. 190 millim. L. 130)
Planche 48 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2* — Avec la lettre : Soplones, et le n° 48, mais avant les biseaux.
y — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1S56.
« Le mot Soplones a aussi en espagnol le sens de mouchards, de délateurs. Or, il est facile de voir
« par le commentaire (i) que Goya donne de sa planche que le jeu de mots est intentionnel. Comme le fait
« fort justement remarquer l'anonyme contemporain de l'artiste, une grande partie des planches de
« sorcellerie renferment, comme celle-ci, qui paraît être une satire contre la confession auriculaire, des
« allusions plus ou moins voilées, soit contre l'Eglise, ses cérémonies ou ses dogmes, soit contre les ordres
« monastiques que Goya prend fréquemment à partie. Et puisque nous abordons ici cette question, d'un
« si grand intérêt pour l'étude de son oeuvre, des opinions religieuses de Goya, qu'il nous soit permis de
« faire observer que tout ce qui, dans cette œuvre, a trait non-seulement aux idées religieuses, mais
« encore à la politique, s'inspire profondément des doctrines philosophiques des auteurs de VEncyclo-
« pcdie. A la fin du xvm" siècle, un petit noyau d'hommes appartenant aux classes élevées ou lettrées se
« montrèrent, en Espagne, les fervents adeptes de cette école; aussi, dans ces esprits ainsi préparés, la
« Révolution française et les grands principes qui en surgirent ne trouvèrent-ils que des admirateurs
« sincères et convaincus. Plus qu'aucun autre, Goya se fit l'écho passionné de ces principes. Ce rôle de
« l'artiste, propageant les idées de 89 en pleine Espagne monarchique, et se faisant l'apôtre de la déesse
« Raison en face de l'Inquisition, non plus, il est vrai, redoutable comme autrefois, mais debout encore,
« toujours influente, toujours puissante dans les conseils de la couronne, ce rôle nous semble unique et
« sans précédent dans l'histoire de l'art; que si l'on veut bien considérer encore que la meilleure partie
« des semences jetées par Goya avec tant de verve et tant d'esprit ne devait pas tarder à germer et à
« s'affirmer dans l'œuvre des Cortès de 1812, l'on ne laissera pas d'admettre avec nous que ce même rôle
« prend des proportions presque grandioses... » (P. Lefort, Goya, p. 56.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
(1) « Les sorciers souffleurs sont les plus ennuyeux de tous et les moins intelligents dans l'art de la sorcellerie.
S'ils savaient quelque chose, ils ne seraient pas souffleurs. »
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
86. — DUENDECITOS (REVENANTS)
(H. iSS millim. L. 132)
Planche 49 des Caprices.
1e1' Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté. L'État reproduit.
2e — Le cuivre est biseauté, lestons d'aqua-tinte sont affaiblis. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme (21 mars 1908), avec le n° 84 de notre cat., 20 fr.
« Ceux-ci sont d'autre sorte : gais, amusants, serviables, peut-être un tant soit peu gloutons, et
« enclins à faire des niches, au demeurant de bons petits hommes de b'en. > (Manuscrit de Goya.)
Cette planche a été reproduite dans le Francisco Goya, de Kurt Bertels.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
87. — LOS CHINCHILLAS (LES CHINCHILLAS)
(H. lys millim. L. 124)
Planche =;o des Caprices.
er Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté.
Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 18^6.)
" Celui qui n'entend rien, ne sait rien, ne voit rien, appartient à la nombreuse famille des Chin-
chillas qui n'a jamais été bonne à rien. » (Manuscrit de Goya.)
Cette planche a été reproduite dans le Francisco Goya, de Kurt Bertels, ainsi qu'un dessin, première
pensée de cette composition, conservé au Musée du Prado.
Le Musée du Prado conserve une première pensée et un dessin préparatoire à la sépia pour cette
planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
88. — SE REPULEN (ILS FONT LEUR TOILETTE)
(H. 182 millim. L. 127)
Planche 51 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le 11°. De toute rareté.
2e — Avec la lettre et le n° 5 1 , mais avant les biseaux du cuivre. L'État reproduit.
3° — Le cuivre est biseauté. Les tons d'aquatinte sont affaiblis. (Tirages postérieurs, à dîter de 1856.)
« C'est une chose si dangereuse d'avoir les ongles longs, que cela est défendu même dans la sorcel-
lerie. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
89. — LO QUEPUEDE UN SASTRE! (CE QUE PEUT UN TAILLEUR)
(H. 196 millim. L. 124)
Planche 52 des Caprices.
i"r Etat. Avant le point d'exclamation (.') à la suite de la légende. Fort rare. L'Etat reproduit. Collection
de M. Marcel Guérin.
2e — Avec un point d'exclamation à la suite du mot : Sastre, mais avant les biseaux.
3* — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Il existe une copie lithographique anonyme de cette pièce (voir la note du n° 10 des Caprices).
Un dessin préparatoire à la sépia, pour cette planche, est conservé au Musée du Prado. Nous en
donnons ci-dessus un fac-similé légèrement réduit.
« Combien souvent une bestiole, une petite chose ridicule, ne se transforme-t-elle pas en un fantôme
« immense qui n'est pourtant rien sous des apparences énormes. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
90. - QUE PICO DE ORO ! (QUEL BEC D'OR!)
(H. 193 millim. L. 137)
Planche 33 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2« — Avec la lettre et le n° 53, mais avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme (21 mars 1908), avec le n° 94 de notre cat., 32 fr.
Cette pièce, dont un dessin préparatoire à la sanguine est conservé au Musée du Prado, est repro-
duite dans : A short History of Engraving & Etching, par A. M. Hind, 1908.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
91. — EL VERGONZOSO (LE RUFFIAN)
(H. 185 millim. L. 120)
Planche 54 des Caprices.
1"' Etat. Avant la lettre et avant le n*. De toute rareté. Muséum of Fine Arts, Boston.
2e — Avec la lettre et le n° 54, mais avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTES : Ph. Burty (1876), j" état, 15 sh. ; Anonyme, 16 déc. 1908, 2e état, avec les n0SÔ3 et 1 10 de notre
cat., 35 fr.
« Il existe des hommes dont le visage est ce qu'il y a de plus indécent dans leur personne, et il
« serait bon que ceux-là cachassent leur ridicule et disgracieuse figure au fond de leurs chausses. » (Manu-
scrit de Goya).
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
92. — HASTA LA MUERTE (JUSQU'A LA MORT)
(H. 191 millim. L. 133)
Planche 55 des Caprices.
1e1' Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté.
2e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
" Elle fait bien de se faire belle : c'est aujourd'hui son jour de naissance, elle accomplit ses
« soixante-quinze ans, et beaucoup de ses petites amies la viendront visiter. » (Manuscrit de Goya.) « L'éter-
« nelle coquetterie de la dernière comtesse de Benavente, mère de la duchesse d'Osuna, fait le sujet de la
« planche 55. » (P. Le for t.)
Il existe une copie lithographique anonyme de cette pièce (voir la note du n° 10 des Caprices).
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
93. — SUBIR Y BAJAR (MONTER ET DESCENDRE)
(H. 189 millim. L. 129)
Planche 56 des Caprices.
1e1' Etat. Avant la lettre et avant le n". De toute rareté.
2" — Avec la lettre : Subir y bajar et le n° 56, niais avant les biseaux.
3" — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Selon les uns, il s'agit ici du ministre Urquijo, et selon d'autres du prince de la Paix et de Jovellanos
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
94. — LA FILIACION (LA FILIATION)
(H. 190 millim. L. 1 18)
1" Etat.
Planche 57 des Caprices.
1" Etat. Avant les biseaux, les tons d'aqua-tinte très visibles. L'État reproduit.
Le cuivre est biseauté. Les tons d'aqua-tinte très visibles sur notre reproduction ont a peu près
disparu, notamment sur les visages et les habits des personnages, ainsi que sur le livre.
(Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme, 21 mars 1908, avec le n° 90 de notre cat., 52 fr.
Un dessin préparatoire a la sépia pour cette planche est conservé au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
95. — TRAGALA, PERRO (AVALE CELA, CHIEN
(H. 191 raillim. L. 125)
-_ Orr&œ'w />fs>i?.
Planche =;8 des Caprices,
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera).
2' — Avec la lettre : Tragala pero (sic) et avec le n° 58. L'État reproduit. Fort rare. Collection de
M. Marcel Guérin.
3" — Le mot : pero est corrigé et se lit : perro; mais avant les biseaux. Le point d'exclamation men-
tionné par Lefort et Hofmann n'existe pas.
4' — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Celui qui est appelé à vivre entre les hommes sera seringue immanquablement. S'il veut l'éviter,
: il n'a qu'à s'en 'aller habiter au fond des forêts, et, quand il en sera là, il s'apercevra encore que ce genre
: de vie a aussi son côté seringuant ». (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sépia pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
96. - Y AUN NO SE VAN! (ET ENCORE ILS NE S'EN VONT PAS !)
(H. 196 millim. L. 135)
Planche 59 des Caprices.
Ier Etat. Avant le point d'exclamation (.') à la suite de la légende. Fort rare. Collection de M. Marcel
Guérin.
2" — Avec un point d'exclamation, h la suite de la légende, mais avant les biseaux.
y — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, a dater de iSsO.)
« Celui qui ne se défie pas de l'instabilité de la fortune peut dormir tranquillement, quoique entouré
« de périls ; mais aussi il n'apprend pas a s'en préserver, et il n'est alors aucune disgrâce qui ne le sur-
« prenne ». (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre' existe (Chalcographie de Madrid).
97. — ENSAYOS (ESSAIS)
(H. 185 millira. L. 125)
(* /?„«?; //ÛJ.
Planche 60 des Caprices.
i"r Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2« _ Avec la lettre et avec le n° 60, mais avant les biseaux. L'État reproduit.
3e — Le cuivre est biseauté, les tons d'aqua-tinte sont affaiblis. (Tirages postérieurs, à dater
de 1856.)
« Peu à peu il progressera; il fait déjà quelques petits bonds; avec le temps, il en saura bientôt
autant que sa maîtresse. » (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la plume pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
98. — VOLAVERUNT (ELLES S'ENVOLERENT)
(H. 1S7 millim. L. 130)
/ û/rf / '/'/ y/ //^.
1" Etat.
Planche 61 des Caprices.
Etat. Avant les biseaux et avant un trait échappé, vers l'angle du bas à droite. Rare. L'État reproduit.
— Avec un trait échappé oblique vers l'angle du B. à D. ; le cuivre est biseauté. (Tirages
postérieurs, à dater de 1856.)
« Le groupe de sorcières qui sert de base à notre élégante U) est bien plutôt là pour l'ornement que
par véritable nécessité. Il y a des têtes si pleines de gaz inflammable, qu'elles n'ont besoin pour s'envoler
ni de ballons ni de sorcières. » (Manuscrit de Goya.)
Un dessin à la sanguine, première pensée pour cette planche, est conservé au Musée du Prado.
(1) La duchesse d'Albe, suppose P. Lefort.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
99. - QUIEN LO CREYERA! (QUI L'AURAIT CRU!)
(H. 186 millim. L. 133)
Planche 61 des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
a" — Avec la lettre et le n° 6ï, mais avant le point d'exclamaticn (.') à la suite de la légende. Fort
rare. Collection de M. Marcel Guérin.
3° — Avec un point d'exclamation (.'), à la suite du mot : crèvera, mais avant les biseaux. L'Etat
reproduit.
4e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Voilà une lutte féroce à propos de qui des deux était la plus grande sorcière. Qui eût dit que la
« Petinosa et la Crespa se seraient battues ainsi?'' L'amitié est fille de la vertu : les méchants peuvent bien
« être rapprochés un moment par la complicité, jamais ils ne seront amis. ;> (Manuscrit de Goya.)
H"
— ^1 ■•
"■«=--- -^ ' '
!^-
'-^
P-
^^M2
|f§l|
i^fe
Le Musée du Prado conserve un dessin à la plume, première pensée de cette composition. Nous en
donnons ci-dessus un fac-similé réduit.
« Sont-ce deux grandes dames en rivalité d'amour? Sont-ce deux puissances politiques, hier encore
« unies et aujourd'hui en latte ouverte? Celte planche reste pour nous une énigme quanta sa portée
« véritable. » (P. Lefort, Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
100. — MIREN QUE GRABES ! (VOYEZ COMME ILS SONT GRAVES!
(H. 185 millim. L. 122)
//Y"// âizœ f/ra/>/:/
1" Etat.
Planche 63 des Caprices
iûr Etat. Avant un point d'exclamation à la suite de la légende. Fort rare. L'État reproduit.
2e — Avec un point d'exclamation (.') à la suite du mot : grades. Avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Cette estampe représente deux sorciers de haut parage sortis à cheval pour faire un peu d'exer
cice. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
101. — BUEN VIAGE (BON VOYAGE)
(H. iSS ir.illim. L. 127)
; Ç3w/i ■:/ ^<z&c) ■
Planche 64 des Caprices.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
1' Avec la lettre et avec le n° 64, mais avant les biseaux.
3e Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, h dater de 1856.)
« Où va donc, à travers les ténèbres, cette infernale cohorte qui fait retentir les airs de ses cris?
Encore si c'était de jour?... alors ce serait autre chose; à force de coups de fusil l'on pourrait faire
tomber a terre toute cette cohue... ; mais il fait nuit, et personne ne les voit. » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
102. — DONDE VA MAMA? (OU VA MAMAN?)
(H. 183 millim. L. 119)
Planche 65 des Caprices.
Ier État. Avant la lettre et avant le n". De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2" — Avec la lettre et le n° 65, mais avant le point d'interrogation (?), à la suite de la légende et
avant l'accent sur le second a du mot : iimma. Fort rare. L'État reproduit.
3e — Avec le point d'interrogation et avec un accent sur le second a du mot : marna, mais avant les
biseaux.
4e — Le cuivre est biseauté; avec des traces de brunissoir sous la légende. (Tirages postérieurs, à
dater de 1856.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la plume pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
103. — ALLA VA ESO (CECI VA PAR LA)
(H. 187 millim. L. 124)
Ôff.
< mé%
Planche 66 des Caprices.
icr État. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de
V. Carderera).
2" — Avec la lettre et avec le n° 66, mais avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Cette planche, dont un dessin préparatoire k la plume est conservé au Musée de Prado, a été
reproduite dans le Francisco Goya, de Kurt Bertels (1907).
Nous donnons ci-dessus le fac-similé réduit du dessin mentionné ci-avant.
« Ici, c'est une sorcière chevauchant en compagnie du diable boiteux. Ce pauvre diable, dont tout
« le monde se moque, ne laisse pas cependant d'être parfois utile. 2. (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
104. — AGUARDA QUE TE UNTEN
(ATTENDS DONC QUE TU SOIS OINT)
(H. 189 millim. L. 131)
( (/??<<% Zi&Z f///t
1" Etat.
Planche 67 des Caprices.
1" Etat. Avant que le T. C, n'ait été complété vers l'angle du bas à gauche et à l'angle supérieur droit.
Le cuivre n'est pas biseauté. L'État reproduit.
2e Le T. C. est complété dans l'angle du B. à G., et à l'angle supérieur droit. Le cuivre est
biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
" On l'envoie accomplir une mission importante et il veut partir à moitié oint. La sorcellerie compte
« aussi ses étourdis, ses brouillons, ses têtes sans cervelle et sans le moindre grain de bon sens : cela se
« trouve partout. „ (Manuscrit de Goya.)
VENTE : Anonyme (5 mars 1 9 1 4) , avec les nos 113 et 114 de notre cat., 78 fr.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
105. — LINDA MAESTRA! (JOLIE MAITRESSE!)
(H. 182 millim. L. 122)
y s l/u
l/oltzJt-
Planche 68 des Caprices.
i"r Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris
(épr. avec légende manuscrite différente).
a» — Avec la lettre : Linda maestra, et le n° 68, mais avant le point d'exclamation (/) à la suite de la
légende. Fort rare. Collection de M. Marcel Guérin.
3e — Avec un point d'exclamation (.') à la suite du mot : maestra, mais avant les biseaux.
4e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire pour cette planche, avec diverses figures suppri-
mées dans la gravure; nous en donnons ci-dessus un fac-similé légèrement réduit.
« Le balai est un instrument éminemment nécessaire aux sorcières ; car, indépendamment d'être toutes
« grandes balayeuses, ainsi qu'il appert de maintes histoires, elles le peuvent transformer en mule de
« promenade et s'en aller, sur cette monture, si vite que le diable ne les peut dépasser. > ( Manuscrit de
Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
106. — SOPLA (SOUFFLE)
(H. 176 millim. L. 117)
1" Etat.
Planche 69 des Caprices.
1" Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris
(épreuve avec la légende manuscrite).
2e — Avec la lettre : Sopla, et le n° 69, mais avant les biseaux. Le point d'exclamation, signalé par
Lefort et parj. Hofmann, n'existe pas.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« La pèche aux petits enfants aura sans doute été fructueuse la nuit précédente : le banquet qui se
« prépare sera somptueux. Bon appétit ! -> (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la plume pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
107. — DEVOTA PROFESION (PROFESSION DE FOI)
(H. 1S6 millim. L. 126)
'/)&2/zrûz ^w/à/tûn-
Planche 70 des Caprices.
icr Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté.
-" Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de iS=,6.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la plume, avec variante et en sens inverse,
pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
108. — SI AMANECE; NOS VAMOS
(SI LE JOUR ARRIVE, ALLONS-NOUS-EN)
(H. 1 7 s millim. L. 1:8)
Planche 71 des Caprices.
i,r Etat. Avec un grand trait échappé traversant le ballot de bas en haut. Fort rare.
2e — Le trait échappé traversant le ballot est effacé, mais avant les biseaux. L'État reproduit.
3e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme, 29 mai 1913, avec le n° 82 de notre catalogue, 45 fr.
« Et si vous n'étiez pas venus du tout, ce n'eût pas été autrement regrettable... 2. (Manuscrit de
Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
109. — NO TE ESCAPARAS (TU NE T'ECHAPPERAS PAS)
(H. 196 millira. L. 137)
Vû & 6/ëayt/zrûL/.
Planche 72 des Caprices.
icr Etat. Avant les biseaux du cuivre.
2° — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
Jamais ne s'échappe qui a le désir de se laisser prendre. » (Manuscrit de Goya.)
Cette planche — dont une première pensée à la sanguine est conservée au Musée du Prado — a été
reproduite dans le Francisco Goya, de K. Bertels.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
110. — MEJOR ES HOLGAR
(NE VAUT-IL PAS MIEUX NE RIEN FAIRE)
(H. 192 millim. L. 131)
7Î *'/>/' /// //û//////\
Planche 73 des Caprices.
iBr Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté. L'État reproduit.
2" — Le cuivre est biseauté; les tons d'aqua-tinte sont affaiblis. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme (16 décembre 1908), avec les nos 63 et 91 de notre cat., 35 fr.
Goya.)
Celui qui travaille le plus jouit le moins. Il a raison, mieux vaut ne rien faire. » (Manuscrit de
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
111. — NO GRITES, TONTA (NE CRIE PAS, SOTTE)
(H. 189 millim. L. no)
C la f//vffi>: //>.
2e Etat.
Planche 74 des Caprices.
i°r Etat. Avant la lettre et avant le u". De toute rareté.
-° — Avec la lettre et le n" 74, mais avant les biseaux. L'État reproduit.
V Le cuivre est biseauté, les tons d'aqua-tinte sont affaiblis. (Tirages postérieurs, à dater de 1S56.)
« Pauvre Paquilla qui, en allant à la recherche du laquais, rencontre le revenant. Mais elle n'a rien à
« craindre; il est facile de voir que Martinesco est de joyeuse humeur et qu'il ne lui fera pas de mal. »
(Manuscrit de Goya.)
VENTE : Anonyme (21 mars 1908), avec le n" 98 de notre cat., 37 fr.
Le Musée du Prado conserve un dessin à la sanguine, première pensée pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
112. — NO HAY QUIEN NOS DESATE?
(N'Y A-T-IL PERSONNE QUI NOUS DÉLIE?)
(H. 195 millim. L. 141)
Planche 75 des Caprices.
Ier Etat. Avec un point d'exclamation (.') à la suite de la légende. Fort rare. Collection de M. Marcel
Guérin.
2e — Le point d'exclamation (.') après le mot : àesate est converti en point d'interrogation (.?), mais
avant les biseaux.
3e — Le cuivre est biseauté; les tons d'aqua-tinte sont affaiblis. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
« Un homme et une femme attachés par une corde, s'efforcent de la délier et criant qu'on les
détache bien vite... ou je me trompe fort, ou ce sont là deux mariés malgré eux. » (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin à la sanguine, première pensée de cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
113. — ESTA VMP (*) PUES, COMO DIGO... eh! CUIDADO! SI NO
(VOUS Y ÊTES? DONC, JE DISAIS... EH! ATTENTION! SINON!...)
(H. 193 millim. L. 13;)
/.'//,/ ///// '' ////,',,, (t'v//ft ///?/(>.. s'/// ///f/ïs/rf?.,"' //'>'.
Planche 76 des Caprices.
Ier Etat. Avant les biseaux.
2' — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme, 5 mars 1 9 1 4 , avec les nos 104 et 114 de notre cat., 78 fr
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche, avec de
légères variantes.
« On ne sait quel est le militaire que l'on a voulu désigner dans le n° 76, si ce n'est Don Tomas
" Morla, lieutenant général d'artillerie, et actuellement gouverneur des Andalousies. La loquacité insi-
« gnifiante, exprimée par les cinq ou six mots qui sont au bas de cette planche, et l'air de parfaite gobe-
« moucherie des personnes qui l'environnent, conviennent parfaitement au caractère et à l'histoire de cette
« créature du prince de la Paix. „ (P. Lefort, Goya, p. 40.)
(1) Pour Vucstra
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
114. — UNOS A OTROS (LES UNS AUX AUTRES)
(H. 193 rnillim. L. 133)
Planche 77 des Caprices.
1" Etat. Avec les biseaux du cuivre.
2« — Le cuivre est biseauté; le biseau inférieur forme une raie horizontale sous la légende. (Tirages
postérieurs, à dater de 1856.)
« Ainsi va le inonde : l'on se moque, l'on se joue les uns des autres ; celui qui hier était le taureau
« fait aujourd'hui le caballero in pla\a, le picador. La fortune préside à la fête et distribue les rôles au
€ gré de ses caprices. » (Manuscrit de Goya.)
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
115. — DESPACHA, QUE DISPIERTAN
(DÉPÊCHE, ILS SE RÉVEILLENT)
(H. k)o millira. L. 137)
Planche 78 des Caprices
Ier Etat. Avant les biseaux du cuivre.
2e — Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
N.-B. — Le point d'exclamation indiqué par J. Hofraann, après le mot : dispiertan, n'existe pas.
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
116. — NADIE NOS HA VISTO (PERSONNE NE NOUS A VUS)
(H. 189 millim. L. 157)
Planche 79 des Caprices.
1"' Etat. Avant la lettre et avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec la lettre et avec le n° 79, mais avant les biseaux.
" Le cuivre est biseauté. (Tirages postérieurs, à dater de 1856.)
VENTE : Anonyme, 26 octobre 1900, 2° état, 10 fr.
« Et qu'importe, après tout, que les martinicos soient descendus à la cave et boivent un coup, s'ils
ont bien travaillé toute la nuit et si la batterie de cuisine reluit comme de l'or! » (Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
117. — YA ES HORA (MAINTENANT C'EST L'HEURE)
(H. 197 millim. L. 137)
âk '
Planche 80 des Caprices.
I"1' Etat. Avant que le cuivre n'ait été biseauté. L'État reproduit.
2e — Le cuivre est biseauté. Le biseau du bas est surmonté de petites rayures obliques. (Tirages
postérieurs, à dater de 1856.)
« Aussitôt que le jour paraît, chacun s*enfuit de son côté, sorcières, revenants, visions, fantômes.
« C'est chose singulière que cette engeance ne veuille se laisser voir que la nuit et dans les ténèbres.
« Personne ne peut savoir où ils s'enferment et se cachent durant le jour. Quiconque serait assez
<r. heureux pour découvrir un terrier de revenants, pour s'en emparer et le montrer dans une cage, à
« dix heures du matin, à la Puerta del Sol, pourrait après cela, se passer fort bien d'hériter un majorât. »
(Manuscrit de Goya.)
Le cuivre existe (Chalcographie de Madrid).
118. — SUENO DE LA MENTIRA Y INCONSTANCIA
(RÊVE DU MENSONGE ET DE L'INCONSTANCE)
(H. 218 millim. L. 158)
Planche inédite des Caprices.
Bibliothèque Nationale, Madrid, épreuve de Valentin Carderera, tirée au verso de la pièce suivante.
« Ces deux pièces — celle-ci et la suivante — ont été composées par Goya pour la duchesse d'Albe.
« Elles ont sûrement trait à certains incidents de leur liaison, auxquels Goya ne jugea pas à pi opes
« d'initier ses contemporains. » (P. Lefort.)
Le dessin original de cette composition est conservé au Musée du Prado, et porte la légende sous
laquelle cette pièce est connue.
119. — (LES LAMENTATIONS)
(H. 220 raillim. L. 150)
Plinche inédite des Caprices.
Bibliothèque Nationale, Madrii (épr. de V. Carderera). Seule épreuve connue.
Cette pièce relative, croit-on, à la duchesse d'Albe, est reproduite dans Goya's Seltenc Radierungen.
de V. von Loga, puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
A. de Beruete, après avoir donné une description de cette pièce, dont la scène, dit-il, est difficile à
expliquer, ajoute : « Cette eau-forte est une œuvre mal composée et sans intérêt artistique. »
FIN DE LA PREMIERE PARTIE
FRANCISCO GOYA
LOYS DELTEIL
LE PEINTRE GRAVEUR ILLUSTRÉ
(XIXe ET XXe SIÈCLES)
TOME QUINZIÈME
FRANCISCO GOYA
SECONDE PARTIE
PARIS
Che% l'Auteur, 2, rue des Beaux-Arts
1922
LES DÉSASTRES DE LA GUERRE
SUITE DE QUATRE-VINGTS PIÈCES
\JM*yU^*
(N0! 120 à 199)
Ainsi que l'a précédemment fait remarquer Paul Lefort et, après lui, les divers biographes de Goya,
il n'existe pas de tirage contemporain de l'artiste, de îa suite des Désastres de la Guerre avec les légendes,
celles-ci ayant seulement été gravées, à l'époque de la publication effective des So planches par l'Académie
de San Fernando, c'est-à-dire en 1863. Les épreuves tirées par l'artiste ou sous ses yeux, ne comportant
pas de lettre, se rencontrent très rarement, le plus souvent par unités. L'on ne peut citer en effet que
trois séries complètes en épreuves d'états ; celle, universellement connue du peintre Valentin Carderera,
aujourd'hui propriété d'un de ses descendants, M. Eduardo Carderera, avec toutes les légendes transcrites
manuscritement en marge par Goya lui-même (1), puis celle tout à fait exceptionnelle appartenant au
peintre espagnol, M. Pedro Gil Moreno de M'ora, hôte de la France depuis de nombreuses années, enfin la
troisième qui se trouve entre les mains des héritiers de l'Infant Don Sébastien. Hormis ces trois séries
nous citerons, comme possédant de 30 à 45 épreuves d'état, des Désastres de la Guerre, le Cabinet des
Estampes de Paris, la Bibliothèque de l'Université, de Paris, la Bibliothèque Nationale, de Madrid, et le
Kupferstiche Kabinet, de Berlin.
Il existe trois tirages distincts des Désastres de la Guerre; le premier, de 1S65 (2), est précédé du
titre et de la notice dont nous donnons ci-après le fac-similé ; il a été limité à 500 exemplaires, dont
un nombre très restreint, avant que les légendes n'aient été gravées (3).
« L'exécution matérielle — a écrit P. Lefort — en est soignée, surtout dans les premiers exemplaires,
que l'on reconnaîtra au ton roussàtre de l'encrage. i> Ce premier tirage des 80 pièces a été imprimé sur
papier vélin sans vergeures, au filigrane J. G. O. (José Garcia Osenalde).
La seconde édition parue en 1892, comporte le titre et la notice de la première édition, la date seule
change, comme d'ailleurs dans le troisième tirage effectué en 1903. Ces deux derniers tirages, dont
l'encrage est généralement un peu lourd, sont exécutés sur papier à vergeures, mais sans filigranes.
Comme le laisse comprendre le sous-titre de Cean Bermudez, — fait remarquer très justement
Paul Lefort, — « ... les quatre-vingt cinq pièces réunies (par Cean Bermudez) n'appartiennent pas toutes
aux Malheurs de la Guerre. A partir, en effet, de la planche 65 : « Que alboroto es este », Goya
commence ce que l'on pourrait appeler une nouvelle série des Caprices. Comme sa devancière, cette
dernière contient, pêle-mêle, tantôt des satires politiques ou religieuses, tantôt des scènes fantastiques,
et tantôt enfin ces rêves étranges à l'aide desquels l'audacieux artiste traduit des aspirations politiques
et philosophiques d'une portée si singulière pour l'époque et le milieu qui les virent paraître. »
A la suite des 80 planches publiées, nous donnons la reproduction des deux pièces restées inédites
des Désastres de la Guerre, et dont les cuivres retrouvés par Paul Lefort ont été offerts par celui-ci à la
Chalcographie de Madrid.
(1) Cean Beriaudez avait imaginé pour cette série, à laquelle étaient adjoints dans la pensée de l'ami de Goya,
les Trois Prisonniers, le titre suivant que nous transcrivons d'après P. Lefort :
« Fatales consacuencias de la sangrienta guerra en Espafia con Buonaparte y otros caprichos enfanticos en
85 estampas inventadas, dibijadas y grabadas por el pintor original D. Francisco de Goya y Lucientès. En Madrid.»
(2) En 8 livraisons de 10 planches chacune, sous couverture verte.
(3) L'on rencontre de cette édition, quelques exemplaires renfermant un petit nombre d'épreuves ou la lettre n'a
pas été encrée ou bien grattée. (Cabinet des Estampes, Paris.)
cj ;<? ï\ s? Tf TO rj s
SMT
fèoleccion de ochenla laminas inventadas y £pbada-s al. atfua fu.erte
EMà
JP>ulbli<csh la X! ^<E8(â©iraîti) <â®*B<j>yes 1Wï©§ d© %m f®nb®®4®,
MADRID
tS6y
El nombre de Goya es bien conocido de lodos los amantes de las Arles, y ha
volado por Espaûa y fuera de clla acompanado de una fama mcrecida : à pesar
de la poca juslicia con que generalmente son juzgados los bonibres de mérilo
verdadero por sus contemporàneos, la generacion que concluye, que le conocio
y Iralo en su vigor, la que hoy média su camino, que le alcanzo en sus ùltimos
niios, y la que comienza su carrera arlislica y lia visto sus obras y oido hablar
de él a sus padres y à sus maestros, todas unanimes le conceden un honroso
lugar en la série larga y brillante de los artistas espaûoles. Y no debe Goya su
nombre y su fuma â la circunslancia de baber escaseado tanto los artistas nota-
bles en Espana durante el ùltimo tercio del siglo pasado y el primero del pré-
sente, no: Goya hubiera conquislauo siempre y en cualcsquiera circunstancias
el renombre que no podia menos de adquirirle su originalidud verdadera , bija
dj la singular inJependencia de su carâcLer: maestro de si mismo, puededecirse
q îe por si solo consliluyô Escuela , adoptando un modo de \er en artes que
nadie tuvo antes que él , que acaso nadie seguirâ despues. No se propone la
Academia bacer una critica del génio y de las obras de este bombre singular,
que lia sido ya jnzgado con algun acierto por propios y eslraùos; y al publicar
una coleccion , hasta ahora inédita, de sus eslimadas aguas-fuerlcs , cumple
solo un honroso deber , contribuyendo ù dar à conocer cada vcz mas las obras
caracteristicas de tan distinguido maestro, y tan digno individuo de este cuorpo
artistieo. La culoccion que él désigné con el nombre de Esirmjos ù Desaslres
île la Guerva , es sin disputa una de las mas notables que en este género pro-
dujo Goya: en clla se descubre lodo ei brio de su fogosa imaginucion, exaltada
v sobreeseiloda por un vivo sentimiento de patriolismo , en aquellos terribles
momentos en que una injiista invasion eslranjera prcteiidia humillar cl orgullo
y altivez caracterlsticos del nombre castellano: ;,qué mucho, pues, que un es-
panol , un aragonés y un bombre del carâcter duro é independiente de Goya se
dejase arraslrar muebas veces hasta la exagération y la caricatura? En cambio
respira esta obra novedad en los asuntos, originalidad en los lipos, fuego en la
composicion , valentia y seguridad en la mancha, décision y hasta linura en el
dibujo. Para que nada faite a esta singular coleccion , las leyendas puestas à
cada lamina son olro rasgo mas del génio de su autor: côneisas, incisivas y
picantes anaden carâcter , si anadirselo es posible a lo que ya consigné el làpiz
del arlista : una brève frase, y à veces una palabra sola, revelan con su misma
rapidez la idea fugaz que su mente concibiera en un momento y su mano repré-
senta™ en poco mas de olro. La Academia , que ha adquirido las planchas de
esta coleccion , conocida de muy pocos y de la que solo se habian sacado un
numéro reducido de pruebas, la publica con la confianza de que ha de mereccr
una favorable acogida à los amantes de las Artes espaiiolas.
Varias son las hiografias que se han escrito y publicado del célèbre Goya,
cuya vida v cuyo retrato son ya bastante conocidos; por eso la Academia no
crée necesario poner al frente de esta publicacion sino una brevisima nolicia
de su vida y obras, para conocimiento de aquellos pocos que antes de exanù-
narla, no bayan leido nînguna de aquellas.
D. Francisco Goya y Lucientes nacié en Fuenledetodos , Aragon, el dia
31 de Marzo de 1740: no se tienen noticias detalladas de su juventud, y solo
se sabe que desde la edad de 13 anos se dedico al dibujo en Zaragoîa bajo la
direccion de D. José Luzan, y que, muy jdven aùn, pasô à Roma donde con-
tinué sus esludios. Las primeras obras que dicron à conocer su génio en la
pinlura fueron los cuadros que ejecutô para la fâbrka de tapices, cuyo valor
autorizaba con su visto bueno el caballero Mengâ, â quien lenîa asombrado la
grande facilidad con que los hacia. Pinte al fresco una de las médias naranjas
de la Iglesia del Pilar de Zaragoza y en Madrid la capilla de San Antonio de la
Florida. Tuvo bastante facilidad en los relratos, y los mejores fueron los de
aquellos amigos en que no empleô mas que una sesion. El Cristo y cuadro
del Santo en la Iglesia de San Francisco , y el de San José de Calasanz en la
de San Antonio Abad de Madrid, los très que hizo para la capilla del Monte
Torrero en Zaragoza, el prendimiento que existe en la sacristia de la Catedral
de Toiedo, y Santa Justa y Rufina en la de Sevilia, bastan para dar â cono-
cer su mérito arlislico ; aunque siempre merecieron su predileccion los cua-
dros que ténia en su casa, pues, como pintados con libertad segun su génio y
para su uso particular, los hizo con el cuchillo de la palela en lugar del pincel,
logrando sin embargo que causen un efecto admirable â proporcionada dis-
tancia. Pintô muchos cuadros en que représenté con admirable verdad las cos-
tumbres del pueblo bajo de Madrid", y otros muchos asuntos variados y capri-
chosos. Son muy notables y dignas de verse entre sus obras de estos géneros
la coleccîon de cuadros que posée el Excmo. Sr. Duque de Osuna en su bella
quinta de la Alameda, que representan varias escenas populares en figuras de
tamano mayor y mas concluidas crée lo que generalmente acostumbraba , los
retratos que en considérable numéro tienen el miamo Sr. Duque y el de Fernan-
Nuncz, y la de pinturas al temple que ejecutû sobre los muros de la casa que
habité en las afueras de Madrid, situada en una altura, cerra del camino de la
ermita de San Isidro y que boy perlenece al Sr. D. Segundo Colmenares : los
asuntos de estas pinturas son muy variados; conciliâbulos de brujas , rinas,
escenas de costumbres y algun asunlo mitolôgico. La Academia posée cuatro
cuadros companeros que representan un auto de fé, una procesion de Semana
santa, una corrida de toros en una aldea, y una casa de locos; posée ademàs
otro que représenta la mascarada de! enlierro de la sardina, de figuras peque-
nas como los otros cuatro; otros dos que representan en tamano natural el uno
una mujer tendida y caprichosamente veslida de maja , y el otro olra que pasa
por retrato de la aclriz conocida por la Tirana, y el retralo del mismçi Goya,
Las dos anleriores se van â grabar para formar parte de la coleccion de gra-
bados de sus cuadros notables que la Academia se propone publicar.
Grab6 al agua fuerte ademâs de la coleccion que hoy se publica otras très
que compondrân mas de doscienlos cobres y paso los ûltimos anos de su vida
dibujando constantemente.
Fué nombrado individuo de esta Academia en 7 de Mayo de 1780, Direc-
tor de PinUira en 15 deSetiembre de 1795, quedando como honorario dos anos
despues. Fué pintor de camara del Rey Carlos IV desde Abril de 1789 y el
primero de los de esta clase en Octubre de 1799. Falleciô en Burdeos â los 84
anos de edad el 16 de Abril de 1828.
120. — TRISTES PRESENTIMIENTOS DE LO QUE HA DE ACONTECER
(TRISTES PRESSENTIMENTS DE CE QUI DOIT ARRIVER)
(L. 189 millim. H. 146 )
Planche 1 des Désastres de la Guerre.
i"r Etat. Avant la lettre, avant le n° 1 et avant quelques légers travaux à la pointe sous les bras et sur la
poitrine du personnage. De toute rareté.
2° — Avec le n° 1 en H. à G., en marge, mais encore avant les travaux a la pointe et avant la lettre.
Fort rare. Cabinet des Estampes, Paris, M. P. Gil. L'État reproduit.
3" Avec l'addition d'une douzaine de tailles obliques sous les bras du personnage, puis sur-sa
poitrine, etc., mais toujours avant la lettre. Très rare.
.4" — Avec la lettre. On lit : Tristes presentimientos de lo que ha de acontecer.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; nous en don-
nons ci-dessus un fac-similé réduit.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
121. - CON RAZON O SIN ELLA (AVEC OU SANS RAISON)
(L. 196 millim. H. 140)
Planche 2 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les numéros, avant le T. C, et avant les tailles horizontales ombrant le
second personnage qu'on ne voit qu'en partie, au second plan à gauche ; également avant
quelques tailles sur la montagne du fond, entre les deux soldats espagnols ; enfin avant que
le vêtement du second espagnol combattant, n'ait été élargi à droite, sous son fusil. Lecufvre
n'est pas biseauté. De toute rareté. Kupferstiche Kabinet, Berlin.
2" — Avec le n" 36 dans le B. à G., mais encore avant la lettre, avant le T. C, et avant les travaux
mentionnés ci-dessus. Fort rare. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet
des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris, M. Pedro Gil.
3e Avec le n° 2 dans le H. à G. ; le n° précédent (36) subsiste ; avec les retouches mentionnées
plus haut et avec un T. C, mais toujours avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris,
Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay.
4* — ■ Avec la lettre : Cou razon b sin ella. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
122. — LO MISMO (DE MÊME)
(L. 198 niillim. H. 145)
1" Etat.
Planche 3 des Désastres de la Guerre.
i°r Etat. Avant la lettre, avant les numéros, avant le T. C, et avant deux traits agrandissant légèrement
le crâne de l'homme à la hache et avant que le torse du même personnage n'ait été élargi à
droite. De toute rareté. Bibliothèque de l'Université, Paris. L'État reproduit.
2e — Encore avant la lettre et avant le T. C, mais a.vec le n° 18, dans le B. à G. Fort rare.
3" — Avec le n° 3, dans le H. à G., et avec les retouches indiquées au 1" état. Le n°-précédent (18)
subsiste, mais recouvert par quelques tailles. Toujours avant la lettre et avant le T. C. Etat
reproduit dans le Goya, de J. Hofmann. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet,
Berlin, MM. P. Gil, Hofmann fils.
4° — Encore avant la lettre, mais avec le T. C. entourant la composition. Tirage de 1S63.
j/'j* — Avec la lettre : Lo mismo, et avec un T. C. entourant la composition.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
123. — LAS MUGERES DAN VALOR
(LES FEMMES DONNENT DU COURAGE)
(L. 185 millim, H. 135)
4' Etat.
Planche 4 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant la lettre et avant les numéros. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute
rareté.
2e — Avec l'addition de tons d'aqua-tinte, et avec le n° 34, dans le B. à G. Encore avant la lettre.
Fort rare.
5e — Avec le n° 4, dans le H. à G. Le n° précédent (34) subsiste, mais à demi effacé ou mal encré.
Toujours avant la lettre. Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet,
Berlin, M" Jay, MM. P. Gil, Hofmann fils.
4e — Avec la lettre. L'État reproduit. Le cuivre est biseauté.
Cette planche a .été reproduite dans le Goya, de Paul Lafond.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando.)
124.— Y SON FIERAS (ET ELLES SONT COMME DES BÊTES FÉROCES)
(L. 1S0 millim. H. 133)
Planche 5 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les numéros et avant les travaux à la pointe-sèche sur le pantalon du soldat
du premier plan, à droite. Le cuivre n'est pas biseauté, ni nettoyé. De toute rareté.
2* — Avec le n° 28 dans le B. à G., en marge et avec les travaux à la pointe sur le pantalon du soldat,
mais avant que le grain d'aqua-tinte n'ait été renforcé. En cet état, il déborde dans les marges.
Encore avant la lettre. Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université,
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin. L'État reproduit.
3e — Avec le n° 5, dans le H. à G., en marge. Le n° précédent (28) subsiste, mais à demi effacé ou
mal encré. Toujours avant la lettre, mais les marges sont nettoyées et le grain d'aqua-tinte
renforcé. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay, M. Pedro
Gil.
1^- 4e — Avec la lettre : Y son fieras. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando)
125. — BIEN TE SE ESTA (QU'ELLE TE SOIT UN BIEN)
(L. 189 millim. H. 122)
Planche 6 des Desastres de la Guerre.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant les numéros. Le cuivre n'est
pas biseauté, mais les angles sont déjà arrondis. De toute rareté. Etat reproduit. Kupferstichc
Kabinet, Berlin.
2e — Avec le 11° 26 dans le B. de la marge à G., et avec un ton d'aqua-tinte réparti sur toute la sur-
face du cuivre, mais encore avant la lettre. Fort rare. État reproduit. Bibliothèque Natio-
nale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris.
3e — Avec le n° 6, dans le H. à G. Le n° précédent (26) subsiste, mais a demi effacé, et les marges
sont nettoyées. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay,
MM. P. Gil, Hofmann fils.
4e — Avec la lettre : Bien te se esta. Le cuivre est retouché à l'endroit du corps de l'officier
expirant ; de plus il est biseauté.
s' Etat.
Enrique Melida suppose que la scène représentée dans la planche 6 des Désastres de la Guerre fait
allusion à la mort du général français Dupré.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
126. - QUE VALOR! (QUEL COURAGE!)
(L. 187 millim. H. 138)
Planche 7 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant la lettre et les numéros. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
21 — Encore avant la lettre et avant l'aqua-tinte, mais avec le n° 41 , au B. à G., en marge. Très rare,
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, Kunsthalle de Brème (épr. de Burty).
3'
Avec le n0 7, dans le H. à G., en marge. Le n° précédent (41) subsiste. Toujours avant la lettre
et avant l'aqua-tinte. Très rare. Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay, M. P. Gil.
4e — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
5e — Avec la lettre : Que valor ! Le cuivre est biseauté.
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1876), 2e état, 17 sh.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
127. — SIEMPRE SUCEDE (CELA ARRIVE TOUJOURS)
(L. 194 milhm. H. 147)
Planche 8 des Désastres de la Guerre.
i"r Etat. Avant la lettre, avant le n° 8 et avant que le T. C. entourant la composition n'ait été renforcé.
Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Avec le n° 8 en H. à G., en marge, mais encore avant la lettre et avant le T. C. renforcé. Très
rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M's Jay, MM. Pedro Gil,
Hofmann fils.
_5i- - Le T. C. est renforcé ; avec la lettre : Siempre sucede. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
128. — NO QUIEREN (ELLES NE VEULENT PAS)
(L. lyi millim. H. 140)
'g^ S-.^^'fe'^^-r^.i^iii:!-- ^-ï;«£i&-.'.'fe^; ' 'ïix$fà&^&*ci!&.\&-- "JT:"';'' '"'
2' Etat.
Planche 9 des Désastres de la Guerre.
Etat. A l'eau-forte pure, avant la lettre et avant les numéros. Egalement avant que la draperie entou-
rant le corps de la vieille femme, sous son bras levé, n'ait été un peu élargie; avant quelques
fortes tailles obliques sur la robe de la femme aux prises avec le soldat, et avant que l'épau-
lette de ce soldat ait été agrandie. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
— Avec un grain d'aqua-tinte couvrant tout le cuivre, mais encore avant la lettre, avant les numé-
ros et avant les retouches indiquées ci-dessus. De toute rareté. État reproduit. Cabinet des
Estampes, Paris.
Avec le n°
Madrid.
à G., mais encore avant la lettre. Très rare. Bibliothèque Nationale,
Toujours avant la lettre, mais avec le n° 9, dans le H. à G. Le n° précédent (29) subsiste, mais
recouvert de quelques légères tailles. Avec les retouches indiquées au Ier état. État reproduit.
Collection de M. Pedro Gil.
5' Etat. Toujours avant la lettre, mais le grain d'aqua-tinte est renforcé et délimite la composition
Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Mrs Jay.
6* — Avec la lettre. On lit : No quiren, au lieu de : No quieren. Le cuivre est biseauté. Très rare.
Cabinet des Estampes, Paris, M. J. Hupka.
— La faute dans l'inscription est corrigée. On lit : No quieren, mais avant que le ton d'aqua-tinte
n'ait été diminué de 2 ou 3 millim. sur le bord latéral gauche du sujet. Tirage de 1863.
— Le ton d'aqua-tinte a été diminué de 2 à 3 millim. sur le bord latéral gauche du sujet. En cet
état le chiffre 2 (du n° 29) se détache sur un fond blanc au lieu de se trouver sur le fond d'aqua-
tinte. Tirages postérieurs à l'édition de 1863.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
129. — TAMPOCO (NON PLUS)
(L. 19a millim. H. 124)
Planche 10 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre et avant les numéros, mais avec l'initiale G (prise par J. Hofmann pour un 9), au
B. à G. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes,
Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
Avec le n° 19 dans le B. à G. ; pour former le second chiffre de ce n°, l'on s'est servi de l'ini-
tiale G déjà gravée et qui a été complétée pour former un 9. Encore avant la lettre. Fort rare.
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université,
Paris.
3° — Toujours avant la lettre, mais avec le n° 10 dans le H. à G., en marge. Le n° précédent (19)
subsiste. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay, M. Hof-
mann fils.
4° — Avec la lettre : Tampoco. Le cuivre est sali et usé dans plusieurs endroits ; il est de plus biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
130. — NI POR ESAS (NI POUR CELLES-CI)
(L. 187 millim. H. 138)
2» Etat.
Planche 11 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les nos. Avec des salissures en marge. Le cuivre n'est pas biseauté. De
toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
2e _ Avec le n° 18, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre et avec les salissures. Fort rare.
L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Bibliothèque de l'Université, Paris, M. P.
Gil.
y - Avec le n° 11, dans le H. à G. Le 11° précédent (18) subsiste. Toujours avant la lettre, mais les
marges sont nettoyées. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
4e — Avec la lettre : Ni por esas.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à l'encre de Chine pour cette planche ; il eït
en sens inverse de la gravure et présente quelques différences ; nous en donnons ci-dessus une reproduc-
tion réduite.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
131. — PARA ESO HABEIS NACIDO
(ÊTES-VOUS DONC NÉ POUR CELA?)
(L. 192 millim. H. 126)
Planche 12 des Désastres de la Guerre.
Ier État. Avant la lettre et avant les n0'. De toute rareté. Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche
Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
2" — Encore avant la lettre, mais avec le n°. 24, au B. à G., en marge. Fort rare.
3e — Avec le n" 12, en H. à G., en marge. Le n° précédent (24) subsiste. Toujours avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay, M. Hofmann fils.
5e — Avec la lettre : Para eso habeis nacido. Le point d'interrogation mentionné par Lefort et
Hofmann n'existe pas.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando!
132. — AMARGA PRESENCIA (AMÈRE PRÉSENCE)
(L. 159 millim. H. 127)
Planche 13 des Désastres de la Guerre.
ier Etat. A l'eau-forte pure, avant un léger ton d'aqua-tinte, avant la lettre, avant les noi et avant que le
champ du sujet n'ait été un peu réduit dans le bas, vers la gauche. Le cuivre n'est pas biseauté.
Fort rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche
Kabinet, Berlin. L'Etat reproduit.
2e — Encore avant la lettre et avant les nM, mais avec un très léger ton partiel d'aqua-tinte. Très rare.
Cabinet des Estampes, Paris. Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. P. Gil.
3" Encore avant la lettre, mais avec le n° 20, dans le B. à G., en marge. Le champ du sujet en
bas est légèrement réduit vers la gauche. Très rare.
4» — Toujours avant la lettre, mais avec le n° i3, en H. à G., en marge. Le n° précédent (20),
subsiste. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
5e — Avec la lettre. On lit : Amarga presencia. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
133. — DURO ES EL PASO! (LE PAS EST DUR)
(L. 156 millim. H. 125)
Planche 14 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les n0'. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Cabinet des
Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. P. Gil.
2" — Encore avant la lettre, mais avec le n° 23, au B. à G., en marge. Fort rare.
Toujours avant la lettre, mais avec le n° 14, en H. à G., en marge. Le n° précédent (23)
subsiste. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay,
M. Hofmann fils.
Avec la lettre : Duro es el paso ! Le cuivre est biseauté. (Lefort, ni Hofmann ne mentionnent
le point d'exclamation).
Cette pièce est gravée au verso du cuivre (coupé en deux tronçons) de la Chute d'eau, décrite ci-avant,
sous le n° 23.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; il est en sens
inverse de l'estampe et présente des variantes; nous en donnons ci-dessus le fac-similé réduit.
Melida suppose que cette scène fait allusion au massacre de Français qui eut lieu à Valma, sur les
excitations du chanoine Calvo.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando)
134. — Y NO HAI REMEDIO (ET IL N'Y A PAS DE REMÈDE)
(L. 154 millim. H. 127)
Planche 15 des Désastres de la Guerre.
1"' Etat. Avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque Natio-
nale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche
Kabinet, Berlin, MM. Pedro Gil, Hofmann fils.
2e — Avec le n° 22 au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
3e — Avec le n" 1 5 en H. à G., en marge. Le n° précédent (22) subsiste, mais le plus souvent il n'a
pas été encré. Toujours avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche
Kabinet, Berlin, M™ Jay, M. Hofmann fils.
4"
Avec la lettre : Y no liai remedio. Le cuivre est biseauté.
« Sobre de composition et émotionnante à l'extrême, cette pièce mérite d'être citée comme une des
« meilleures estampes de la série. » (A. de Beruete.)
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
135. — SE APROVECHAN (ILS S'APPROVISIONNENT)
(L. 196 millim. H. 131)
Planche 16 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les nos et avant quelques retouches sur le terrain, vers la droite, entre les
deux cadavres du premier plan. Le cuivre n'est pas biseauté. Très rare. L'Etat reproduit.
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
Kunsthalle de Brème, MM. P. Gil, Mce Pereire (épreuve d'Engel-Gros).
28 — Encore avant la lettre, mais avec le n° 4, dans le B. à G., en marge. Fort rare.
3" — Toujours avant la lettre, mais avec le n° 16 (le chiffre 6 à rebours) en H. à G. Le 11" précédent
(4) subsiste, mais le plus souvent mal encré. Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
4e — Avec la lettre : Se aprovechan. Le cuivre est biseauté.
VENTES : P. Lefort (1869), 1" état, 17 f r. ; Engel-Gros (192 1), 1" état, 1.100 fr.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
136. — NO SE CONVIENEN (ILS NE S'ACCORDENT PAS)
(L. 194 millim. H. 129)
Planche 17 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre et avant les uos. Le cuivre n'est pas biseauté. Fort rare. Bibliothèque Nationale;
Madrid, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, MM. Pedro Gil,
Hofmann fils.
2" — Avec le n° 17 au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
y — Toujours avant la lettre: mais le n° 17 est répété en H. à G., en marge. Très rare. Cabinet des
Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay, M. Hofmann fils.
4e — Avec la lettre : No se convienen. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
137. — ENTERRAR Y CALLAR (ENTERRER LES MORTS ET SE TAIRE)
(L. 197 millim. H. 133)
Planche 18 des Désastres de la Guerre.
Ier État. Avant un léger ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant les n"!. Fort rare. Kupferstiche Kabinet,
Berlin.
2» — Encore avant la lettre et avant les n°5, mais avec un léger ton d'aqua-tinte dans le ciel, débor-
dant le sujet à gauche. Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université,
Paris, M. P. Gil.
j« — Avec le n° 16, dans le B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Très rare.
4' — Avec le n° 18, en H. à G., en marge. Le n° précédent (16) subsiste. Toujours avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
5e — Avec la lettre. On lit : Enterrar y callar.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
138. — YA NO HAY TIEMPO (IL N'EST DÉJÀ PLUS TEMPS)
(L. 198 millim. H. 130) .
Planche 19 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant un léger ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant les n'". Le cuivre n'est pas biseauté.
Fort rare. Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, MM. Pedro Gil,
Hofmann fils.
2* — Avec le n° 11, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
3" — Avec le n° 19, en H. à G., en marge. Le n° précédent (21) subsiste. Toujours avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
\y 4" — Avec la lettre : Ya no Jiay tietnpo. Le cuivre est biseauté.
VENTE : P. Lefort (1S69), 1" état, 15 fr. 50.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; nous en
donnons ci-dessus une reproduction réduite.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
139. — CURARLOS, Y A OTRA (LES GUERIR ET PUIS A UN AUTRE)
(L. 193 millim. H. 121)
Planche 20 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les nos. Fort rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes,
Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. P. Gil.
2° — Avec le n° 8, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
Avec le n° 20, en H. à G., en marge. Le n° précédent (8) subsiste, mais il n'est pas toujours
encré. Toujours avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
4° — Avec la lettre : Curarlosy y à otra.
Le Musée du Prado conserve deux dessins préparatoires à la sanguine, avec variantes, pour cette
planche ; nous reproduisons l'un d'eux, celui qui se rapproche le plus de la gravure.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
140. — SERA LO MISMO (CE SERA LA MÊME CHOSE)
(L. 193 millim. H. 135)
Planche 21 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les nos ; avec des salissures débordant les marges du cuivre. Le cuivre
n'est pas biseauté. De toute rareté. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2e — Encore avant la lettre, mais avec le n* î5, dans le B. à G., et avec les salissures débordant
encore en marges. Fort rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université,
Paris.
3e — Avec le n" n, en H. à G., en marge ; le n° précédent (25) subsiste. Toujours avant la lettre.
Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay, M. Pedro Gil.
<^4r
Avec la lettre. On lit ; Sera Jo mismo. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
141. — TANTO Y MAS (TANT ET PLUS)
(L. 198 millim. H. 124)
=.=3zz&-i±
Planche 23 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les nos. Fort rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Univer-
sité, Paris, M. Pedro Gil.
a" — Avec le n° 7, au B. à G., dans la marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
3e — Avec le n° jî, en H. à G., en marge. Le n° précédent (7) subsiste, mais parfois mal encré. Le
cuivre est biseauté et deux angles arrondis. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche
Kabinet, Berlin, M" Jay.
4* — Avec la lettre : Tanto y mas. Les quatre angles du cuivre sont arrondis.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
142. — LO MISMO EN OTRAS PARTES
(LA MÊME CHOSE SUR UN AUTRE POINT)
(L. 197 millim. H. 123).
Planche 23 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les n"s. Le cuivre n'est pas biseauté. Fort rare. Bibliothèque Nationale,
Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris, M. P. Gil.
2" — Avec le n° 14, au B. à G., en marge, niais encore avant la lettre. Fort rare.
3e — Avec le n° a3, en H. à G., en marge. Le n° précédent (14) subsiste. Le cuivre est biseauté.
Toujours avant la lettre. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
M. Hofmann fils.
| 4e — Avec la lettre : Lo mismo en otras partes.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine, avec quelques variantes, peur
cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
143. — AUN PODRAN SERVIR (ILS POURRONT ENCORE SERVIR)
(L. =ii millim. H. 130)
i«Eiat
Planche 24 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre, avant les nos et avant que le T. C. n'ait été renforcé, dans le H. notamment.
Fort rare. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Bibliothèque de l'Université,
Paris, Kunsthalle de Brème (épr. de Burty), M. Pedro Gil.
2e — Avec le n° iî, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
3e — Avec le n° 24, en H. à G., en marge. Le n° précédent (12) subsiste. Rare. Cabinet des Estampes,
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
4e — Avec la lettre : Aun podrân servir. Le cuivre est biseauté.
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1876), 1" état, 1 £ 3 sh.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando)
144. — TAMBIEN ESTOS (ET CEUX-LA ÉGALEMENT)
(L. 194 millim. H. 117)
1" Etat.
Planche 25 des Désastres de la Guerre.
ier Etat. Avant la lettre, avant les nos, même avant le nom de Goya sur le lit à G., contre le T. C. De
toute rareté. Bibliothèque de l'Université, Paris. L'État reproduit.
2° — Encore avant la lettre et avant les nos, mais avec la signature de Goya. Fort rare. Bibliothèque
Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, M. Pedro Gil.
y — Avec le n° i3 au B. à G., dans la marge. Encore avant la lettre. Très rare.
4« _ Avec le n° 25, en H. à G., en marge. Le n° précédent (13) subsiste, mais parfois mal encré.
Toujours avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
Mrs Jay.
(/^5e — Avec la lettre : Tambien estos. Le cuivre est biseauté.
ffi— — ^— ^—
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; nous en
donnons ci-dessus une reproduction réduite.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
145. — NO SE PUEDE MIRAR (ON NE PEUT VOIR CELA)
(L. 1 86 millim. H. iao)
Planche 26 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre, avant les nos et avant le ton d'aqua-tinte sur le ciel. Le cuivre n'est pas biseauté.
De toute rareté. Kupferstiche Kabinet, Berlin.
2" — Avec le n° 27, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre, mais avec un ton d'aqua-tinte sur
le ciel. Très rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque
de l'Université, Pans, M. P. Gil.
y — Avec le n° 26 (le chiffre 6 à rebours), en H. à D., en marge. Le n° précédent (27) subsiste.
Toujours avant la lettre. Cabinet des Estampes, Paris. Très rare.
4e — Avec la lettre. On lit : No se puede mirar. Le cuivre est biseauté.
Cette planche, l'une des plus belles et des plus tragiques de la série, a été reproduite dans le Goya,
de P. Lafond, puis dans les Grands Peintres-Graveurs depuis Rembrandt jusqu'à Whistler (Studio,
hiver 1913-1914).
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
146. — CARIDAD (CHARITÉ)
(L. 194 millim. H. 130)
i« Etat.
Planche 27 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les nos et avant divers travaux sur les corps que l'on précipite, ainsi que
sur le terrain à gauche qui est presque complètement blanc. De toute rareté. L'État reproduit.
Cabinet des Estampes, Paris.
2° Encore avant la lettre et les nos, mais avec les travaux désignés ci-dessus. Fort rare. Bibliothèque
Nationale, Madrid, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
M. P. Gil.
3e — Avec le n° 1 1, au B. à G., en marge, mais encore avant la lettre. Très rare. Bibliothèque Natio-
nale, Madrid.
4e — Avec le n" 27, en H. à G., en marge. Le n° précédent (11) subsiste, mais parfois mal encré.
Toujours avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
Se — Avec la lettre : Caridad.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
147. — POPULACHO (POPULACE)
(L. 197 millim. H. 149)
Planche 28 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant l'aqua-tinte, avant la lettre, avant le n° et avant quelques travaux sur le terrain à gauche
au-dessous de la corde, puis avant une dizaine de tailles horizontales sur le devant, vers la
droite. Le T. C. est interrompu en H. et à D. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2" — Encore avant les retouches, mais avec le n° 28, en H. à G., en marge. Fort rare. L'État repro-
duit. Collection de M. Pedro Gil.
3" — Avec le ton d'aqua-tinte et avec les additions mentionnées au 1" état. Encore avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
1 4e — Avec la lettre : Populacho. Le cuivre est biseauté.
Enrique Melida suppose que cette pièce fait allusion à la mort du marquis de Perales qui fut lapidé
par le peuple de Madrid.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
148. — LO MERECIA (IL LE MÉRITAIT)
(L. 203 millim. H. 150)
2.°)
-T. .tr i!Mf.'Hf^'
Planche 29 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre, avant le n° et avec des travaux sur le ciel qui ont été,
par la suite, en partie effacés. Le T. C. n'est formé ni à gauche, ni en haut. Egalement avant
quatre fortes tailles obliques sur la tête du personnage du second plan, à D., aux deux tiers
masqué par le terrain. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2° — Encore avant les retouches et avant le ton d'aqua-tinte, mais avec le n° 29, en H. à G., en
marge. Avant la lettre. Très rare. L'État reproduit. Bibliothèque de l'Université, Paris,
M. Pedro Gil.
3e — Avec les additions indiquées ci-dessus et avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
"5" — Avec la lettre : Lo merecia. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine, avec variante, pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
149. — ESTRAGOS DE LA GUERRA (DÉSASTRES DE LA GUERRE)
(L. 157 millim. H. 127)
1" Etat.
Planche 30 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n'est pas biseauté. Fort rare. L'État reproduit. Biblio-
thèque Nationale, Madrid, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
M. P. Gil.
ie — Avec le n° 11, au B. à G., en marge, mais encore avant la lettre. Fort rare.
Avec le n° 3o, en H. à G., en marge. Le n° précédent (21) subsiste. Toujours avant la lettre.
Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
U^4e -
Avec la lettre : Estragos de la guerra. Le cuivre est usé par endroits et a subi quelques
retouches.
Cette pièce est gravée au verso du cuivre (coupé en deux tronçons) de la Chute d'eau, décrite ci-avant
sous le n° 23.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à l'encre de Chine pour cette planche; il est en
sens inverse de l'estampe; nous en donnons ci-dessus une reproduction légèrement réduite.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
150. — FUERTE COSA ES! (VOILA QUI EST FORT)
(L. 190 raillim. H. 137)
>x
Planche 31 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant des travaux à la pointe sèche sur la robe de la femme au
second plan à gauche, sur le soldat qui tente de l'embrasser, ainsi que sur les corps et les
jambes des pendus; également avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n'est pas biseauté.
Fort rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque Nationale, Madrid.
2" — Avec un ton partiel d'aqua-tinte, mais encore avant les retouches à la pointe sèche mentionnées
ci-dessus, avant les nos et avant la T. C. Fort rare. Cabinet des Estampes, Paris.
y — Avec le n° 3î, au B. à G., mais avant la lettre, avant le T. C. et toujours avant les retouches à
la pointe sèche. Très rare. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carde-
rera), Bibliothèque de l'Université, Paris, M. Pedro Gil.
4e — Avec le ton d'aqua-tinte renforcé, avec les retouches à la pointe sèche, avec le T. C, et avec le
n° 3i, en H. à G. Le n" précédent (32) subsiste. Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
l^~?
Avec la lettre : Fuerte cosa es! Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
151. — POR QUE? (POURQUOI?)
(L. 190 millim. H." 136)
j« Etat.
Planche 32 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute
rareté.
2e — Avec le n° 49, au B. à G. Encore avant la lettre et avant le ton d'aqua-tinte. Fort rare.
3e — Avec le n° 32, en H. à G. Le n° précédent (49) subsiste, mais le plus souvent mal encré.
Toujours avant la lettre et avant le ton général d'aqua-tinte. Très rare. L'État reproduit.
Collection de M. Pedro Gil.
4e — Avec l'addition d'un grain d'aqua-tinte ; encore avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes,
Paris.
5e — Avec la lettre : Por que? Le chiffre 3î est renforcé. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
152. — QUE HAI QUE HACER MAS?
(QUE PEUT-ON FAIRE DE PLUS?)
(L. 187 millim. H. 139)
Planche }} des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre, avant les nos et avant le T. C. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Encore avant la lettre et avant le T. C, mais avec le n° 42, au B. à G. Fort rare.
3e — Avec le n° 33, en H. à G. Le n° précédent (42) subsiste, mais souvent mal encré. Toujours
avant la lettre et avant le T. C. Très rare. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris,
Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
e^T
Avec la lettre : Que liai que hacer mas? et avec le T. C. Le cuivre est biseauté.
Le cuivra existe (Académie de San Fernando).
153. — POR UNA NAVAJA (POUR UN COUTEAU)
(L. 187 millim. H. 138)
Planche 34 des Désastres de la Guerre.
\, 7° —
Avant la lettre, avant le T. C, avant le n° et avant de nombreuses tailles horizontales sur la
plate-forme, ainsi que sur quelques-unes des figures du second plan, et avant les contre-
tailles a la pointe sèche sur la pancarte du condamné. Le cuivre n'est pas biseauté. Fort rare.
L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupfer-
stiche Kabinet, Berlin.
Encore avant la lettre et avant le n°, mais avec de nouveaux travaux. Fort rare. Cabinet des
Estampes, Paris.
Avec le n° 34, tracé dans le H. à G., et avec de nombreuses tailles horizontales sur la plupart
des figures du second plan, ainsi que sur la plate-forme; de plus, la robe du garotté est élargie
dans le bas, à gauche, et des traits obliques à la pointe sèche sont ajoutés sur la pancarte. Le
T. C. est partiellement et légèrement indiqué. Très rare.
Avec l'indication d'un ciel, très légèrement indiqué, le plus souvent par des tailles obliques de
droite à gauche. Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, M. P. Gil.
Tout le ciel est effacé et le T. C. est complété et renforcé. Encore avant la lettre, mais avec des
tailles horizontales ajoutées sur la robe du garotté. Très rare. Kupferstiche Kabinet, Berlin.
Avec la lettre. On lit : Por una nabaja. Les contre-tailles obliques à la pointe sèche sur la pan-
carte ont disparu. Très rare. Collection du Dr J. Hupka.
On lit : navaja au lieu de : nabaja. Sans autre différence.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
154. — NO SE PUEDE SABER POR QUE
(ON NE PEUT SAVOIR POURQUOI)
(L. 179 millim. H, 126)
Planche 35 des Désastres de la Guerre.
Stat. Avant la lettre, avant les n0!, avant les contre-tailles à la pointe sèche sur diverses parties de la
planche, notamment entre les deux patients de gauche et sur le deuxième portant ; également
avant les contre-tailles sur les robes de sept personnages (sur huit). Très rare. Le cuivre n'est
pas biseauté. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris,
Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
— Avec le 11° 2 ou 11 ? au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
— Avec le n° 35, en H. à G., en marge. Le n" précédent subsiste, mais à peine visible. Rare. Cabi-
net des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
— Avec la lettre : No se puede saber por que. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
155. — TAMPOCO (NON PLUS)
(L. 190 millim. H. 139)
Planche 36 des Désastres de la Gu
1" Etat. Avant la lettre, avant les nos, avant le T. C. et avant l'indication d'un nouveau pli au bas de la
chemise du pendu du premier plan; avant quelques tailles rajoutées par la suite dans la partie
ombrée du bras du même personnage, ainsi que sur sa cuisse, son cou, etc. ; également avant
l'indication des phalanges de la main du même supplicié. Le cuivre n'est pas biseauté. De
toute rareté.
Avec le n° 39 au B. à G. Sans autre différence. Fort rare. Kupferstiche Kabinet, Berlin. L'État
reproduit.
3" — Avec le n° }6 en H. à G. Le n° précédent (39) subsiste. El „ore avant le T. C. et avant la lettre,
mais avec les retouches indiquées au Ier état. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque
de l'Université, Paris, M. Pedro Gil.
4° Avec la lettre : TampOiO, et avec un T. C. entourant la composition. Le ton d'aqua-tinte est
renforcé. Le' cuivre est biseauté, les angles sont arrondis.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
156. — ESTO ES PEOR (CECI EST PIRE)
(L. 186 millim. H. 139)
3a Etat.
Planche 37 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le ton d'aqua-tinte et avant les travaux à la pointe sèche sur la jambe
droite de l'homme empalé. Egalement avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n'est pas
biseauté. De toute rareté. Kupferstiche Kabinet, Berlin.
2e — Avec le n° 32 au B. à G. Encore avant la lettre et avant le fond d'aqua-tinte, mais avec les tra-
vaux à la pointe sur la jambe de l'homme empalé. Fort rare.
3e — Encore avant le ton d'aqua-tinte, mais avec le n° 37 en H. à G. Le n° précédent (32) subsiste,
mais généralement mal encré. Très rare. L'Etat reproduit. Collection de M. Pedro Gil.
4" — Avec le ton d'aqua-tinte formant fond, mais encore avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes,
Paris.
\s y
Avec la lettre : Esto es peor. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
157. — BARBAROS! (BARBARES!)
(L. 189 millim. H. 137)
Planche 38 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant la lettre, avant les n'", avant le T. C. et avant le changement dans la
forme de l'habit du premier soldat. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Avec un ton d'aqua-tinte réparti sur la surface de la planche, mais encore avant la lettre, avant
les n", avant le T. C. et avant la retouche. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris.
L'Etat reproduit.
3'
Avec le n° 57 au B. à G. Sans autre différence. Fort rare.
4e Avec le n° 38, en H. à G. Toujours avant la lettre et avant le T. C. La forme du vêtement du
premier soldat est changée et a l'aspect d'une capote masquant en grande partie la jambe du
second militaire. Fort rare. Cabinet des Estampes, Paris, M. Pedro Gil.
5e Avec un T. C. Encore avant la lettre, mais avec une marge de 8 à 9 millim. ménagée pour la
légende. Rare.
6e — Avec la lettre : Barbaros ! Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
158. — GRANDE HAZANA ! CON MUERTOS!
(GRANDE PROUESSE! CONTRE DES MORTS!)
(L. 187 millira. H. 138)
Planche 39 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les nos, avant le T. C. et avant divers travaux à la pointe sèche sur deux
des torses des suppliciés. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. L'État reproduit. Kup-
ferstiche Kabinet, Berlin.
2e — Avec le n" 5i au B. à G., mais encore avant la lettre et avant le T. C. Fort rare.
3e — Avec le n° 3o. en H. à G. Le n° précédent (51) subsiste. Toujours avant la lettre et avant le T. C,
mais avec les retouches. Cabinet des Estampes, Paris, Mrs Jay, M. P. Gil.
4e — Avec la lettre : Grande ha^ana con muertos ! et le T. C. entourant la composition. Le cuivre
est biseauté. Très rare. Collection du Dr J. Hupka.
5" — La légende corrigée se lit : Grande lia\aha ! Con. muertos! Sans autre différence.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
159. — ALGUN PARTIDO SACA (IL EN TIRE QUELQUE CHOSE)
(L. 187 millim. H. 138)
%ju.n. jb&rtâ
v saca..
4" Etat.
Planche 40 des Désastres de la Guerre.
iBr Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant le n" 40. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute
rareté.
2e — Avec le n° 40, en H. à G., en marge, mais encore avant la lettre et avant le ton d'aqua-tinte.
Très rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, M. P. Gil.
3" — Encore avant la lettre, mais avec le ton d'aqua-tinte. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kup-
ferstiche Kabinet, Berlin, M. Hofmann fils.
v/^e — Avec la lettre. Le cuivre est biseauté. L'État reproduit.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
160. - ESCAPAN ENTRE LAS LLAMAS
(ILS S'ÉCHAPPENT A TRAVERS LES FLAMMES)
(L. 197 millim. H. 133)
Planche 41 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les noi et avant une quinzaine de tailles horizontales au-dessus de l'ombre
du terrain à gauche, coupant la partie lumineuse contre le T. C. à G., à la hauteur de l'asté-
risque. De toute rareté.
2e — Encore avant la lettre et avant les n°% mais avec les tailles mentionnées ci-dessus. Fort rare.
Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. P. Gil.
3e — Avec le n" 10, au B. à G., en marge, mais encore avant la lettre. Fort rare.
4" — Avec le n° 41, en H. a G., en marge. Le n" précédent (10) subsiste. Toujours avant la lettre.
Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, M" Jay, M. Hofmann fils.
,l/5e — Avec la lettre : Escapan entre las Hamas.
VENTE : Anonyme (3 avril 1922), Ier état, mal conservé, 135 fr.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche présentant
quelques variantes; nous en donnons ci-dessus le fac-similé réduit.
A. de Beruete croit que cette planche représente l'incendie et le sac de Torquemada, lors de la marche
de l'armée française sur Valladolid.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
161. — TODO VA REVUELTO (TOUT VA DE TRAVERS)
(L. 201 millim. H. 154)
? Etat.
Planche 42 des Désastres de ia Guerre.
1e1' Etat. Avant la lettre, avant le n" et avant que le T. C. n'ait été renforcé et complété. Le cuivre n'est
pas biseauté. De toute rareté.
2e — Avec le n° 41, en H. à G., en marge, mais encore avant la lettre et avant le T. C. complété. Très
rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, Mrs Jay, M. P. Gil.
\^y — Avec la lettre; le T. C. est complété. Le cuivre est biseauté. L'État reproduit.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
162. — TAMBIEN ESTO (ET AUSSI CELA)
(L. 193 millim. H. 138)
Etat.
Planche 43 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre, avant les nos et avant le T. C. entourant la composi-
tion. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Avec le n° 40, au B. à G., avant un léger ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant le T. C. Très
rare. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Biblio-
thèque de l'Université, Paris, M. Pedro Gil.
," — Avec le ton d'aqua-tinte et avec le n° 43 en H. à G. Le n° précédent (40) subsiste. Toujours avant
la lettre et avant le T. C. entourant la composition. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kup-
ferstiche Kabinet, Berlin.
4»
Avec la lettre : Tambien esto, et avec le T. C. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; il présente
plusieurs variantes.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
163. — YO LO VI (J'AI VU CELA)
(L. 195 millim. H. 125)
Planche 44 des Désastres de la Guerre.
ior Etat. Avant la lettre et avant les nns. Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Uni-
versité, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
2» Encore avant la lettre, mais avec le n° i5, au B. à G., en marge. Fort rare.
3» _ Toujours avant la lettre, mais avec le n° 44, en H. à G., en marge. Le 11° précédent (15) subsiste.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
•<
Avec la lettre. On lit : Yo lo vi.
Cette planche a été reproduite dans le Francisco Goya, de Kurt Bertels (1907).
Le Musée du Prado conserve le dessin préparatoire
la Guerre; nous en donnons ci-dessus ia reproduction.
de Goya pour la 44e planche des Désastres de
« Yo lo vi. He ahi el secreto de estas composiciones. El grabador ha visto las escenas, las ha
« sentido, y después, artista maravilloso, ha sabido dotar a sus creaciones de la emocion intensa que él
« sufrio. La imaginaciôn mas rica, en efecto, no podria inventor gestos, actitudes, delalles que aparencen
<- a cada momento en la coleccion de « Los Desastres de la Guerra. » (A. de Beruete.)
(Je l'ai vu. C'est là le secret de ses compositions. Le graveur a vu ces scènes, les a senties, et après,
artiste merveilleux, a su faire passer dans ses créations l'émotion intense qu'il a ressentie. L'imagination
la plus riche ne peut, en effet, inventer gestes, attitudes, détails qui apparaissent à chaque instant dans
les Désastres de la Guerre).
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
164. — Y ESTO TAMBIEN (ET CELA AUSSI)
(L. 192 millim. H. 134)
Planche 45 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant le n°. Le cuivre, non biseauté, a des salissures
en marges. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris.
2» — Encore avant le ton d'aqua-tinte et avant la lettre, mais avec le n° 45, au B. à G., en marge.
Fort rare. Collection de M. Pedro Gil.
y
Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
Avec la lettre : Y esto tambien. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
165. — ESTO ES MALO (CECI EST MAL)
(L. 185 millim. H. 138)
Planche 46 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avec un grain d'aqua-tinte couvrant toute la surface de la planche, mais avant la lettre, avant
les nos, et avant que le contour du personnage derrière le moine n'ait été modifié, ainsi que
la culotte du soldat perçant le moine. De toute rareté. L'État reproduit. Cabinet des Estampes,
Paris.
2e — Avec le n° 53, au B. à G. Encore avant la lettre. Fort rare.
3e — Avec le n° 46, en H. à G. Le n° précédent (53) subsiste, parfois mal encré. Encore avant la
lettre, mais avec des grattages sur la culotte du soldat qui perce le moine et avec l'addition
de tailles au bas de cette culotte formant alors bottes; de plus, le contour du personnage
debout derrière le moine, est modifié et amplifié à droite. Très rare. Cabinet des Estampes,
Paris, M. P. Gil.
4e — Avec la lettre : Esto es malo. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
166.:— ASI SUCEDIO (C'EST ARRIVE AINSI)
(L. 187 raillim. H. 139)
2e Etat.
Planche 47 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre, avant les nos, avant quelques travaux et avec un ton d'aqua-tinte couvrant la
surface du cuivre. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2> — Avec le n°33, au B. à G., mais encore avant la lettre et avant les retouches; le ton d'aqua-tinte
couvre encore tout le cuivre. Fort rare. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris, Biblio-
thèque de l'Université, Paris, M. Pedro Gil.
y _ Avec le n° 47, en H. à G. Le n° précédent (33) subsiste. Le grain d'aqua-tinte a été délimité
sur les quatre côtés pour ménager une marge; de plus, le contour inférieur de la robe du
moine agenouillé est légèrement agrandi, et la coiffure du soldat a des contre-tailles obliques
ajoutées dans la partie la plus claire. Encore avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris,
Kupferstiche Kabinet, Berlin.
V 4°
Avec la lettre : Asi sucediô. Le cuivre est biseauté.
Enrique Melida suppose que cette planche fait allusion au sac de Cuenca par la brigade Caulaincourt,
qui enleva la plupart des objets sacerdotaux des églises de cette ville.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
167. — CRUEL LASTIMA! (CRUEL MALHEUR!)
(L. 182 millim. H. 131)
Planche 48 des Désastres de la Guerre.
i"r Etat. Avant la lettre, avant les nos et avant les retouches; la jeune femme appuyée contre l'homme
mendiant a la figure complètement de profil et très petite. Avec un grain d'aqua-tinte débor-
dant dans les marges. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. État reproduit. Cabinet
des Estampes, Paris.
2" — Avec le n° 47, au B. à G., et avec quelques nouveaux travaux. Encore avant la lettre. Biblio-
thèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris.
3e Avec le n° 48, en H. à G., dans la marge. Le n° précédent (47) subsiste. Toujours avant la
lettre, mais avec les retouches mentionnées au 1"' état. Le visage de la femme est différent.
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
Mrs Jay, M. Pedro Gil. État reproduit.
V
Avec la lettre : Cruel lâsiima ! et avec un nouveau grain d'aqua-tinte couvrant toute la surface
de la composition, alors qu'il n'était que partiel dans les états précédents. Le cuivre est
biseauté.
5e Etat.
« Cette planche et celles qui vont suivre, jusqu'au n° 200, durent être inspirées à Goya par
« l'horrible famine qui sévit à Madrid de 181 1 à 1812, époque durant laquelle la capitale perdit plus de
« 20.000 de ses habitants en moins de onze mois. 181 1 s'appelle en Espagne : El aîio del hambre, l'année
« de la faim. » (P. Lefort.)
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; il présente des
variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
168. — CARIDAD DE UNA MUGER (LA CHARITE D'UNE FEMME)
(L. 180 millim. H. 131)
Planche 49 des Désastres de la Guerre.
i*r Etat. Avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Avec le n° 56, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
3e — Avec le n° 49, en H. à G., en marge. Le n° précédent (56) subsiste. Toujours avant la lettre.
Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, MM. Pedro Gil, Hofmann fils.
4'
Avec la lettre. On lit : Caridad de un a muser. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando)
169. — MADRE INFELIZ! (MÈRE INFORTUNÉE!)
(L. 174 millim. H. 130)
Planche 50 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les n°3. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2« — Avec le n° 65, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Eort rare.
Avec le n° 5o, en H. à G., en marge. Le n° précédent (65) subsiste. Toujours avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. P. Gil.
\/'$> — Avec la lettre : Madré infeliçl Le cuivre est biseauté. L'aqua-tinte est remordue.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire
donnons ci-dessus le fac-similé réduit.
la sanguine pour cette planche; nous en
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
170. — GRACIAS A LA ALMORTA (GRACE AU MILLET)
(L. 174 millim. H. 127)
Planche 51 des Désastres de la Guerre.
i"' Etat. Avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2« — Avec le n° 46, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
y Avec le n° Si, en H. à G., en marge. Le n° précédent (46) subsiste. Rare. Cabinet des Estampes,
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, Mrs Jay, MM. P. Gil, Hofmann fils. L'État reproduit.
• y 4» _ Avec la lettre. On lit : Gracias à la almorta. L'aqua-tinte est remordue lourdement et le
cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
171. — NO LLEGAN À TIEMPO (ELLES N'ARRIVENT PAS A TEMPS)
(L. 181 millim. H. 128)
Planche 52 des Désastres de la Gue
Etat. Avant la lettre et avant les nos. Le cuivre n*est pas biseauté. De toute rareté.
— Avec le n° 5o, au B. à G., dans la marge, assez souvent illisible. Encore avant la lettre. Très
y — Avec le n° 5a, en H. à G., en marge. Le n° précédent (50) subsiste. Toujours avant la lettre.
Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, M. Pedro Gil.
4e — Avec la lettre : No llegan à tiempo, et avec un léger grain d'aqua-tinte sur toute la surface de la
composition. Le cuivre est biseauté. Le n° 50 est devenu tout à fait illisible.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
172. — ESPIRO SIN REMEDIO
(IL MOURUT SANS QU'ON PUT LUI PORTER SECOURS)
(L. 176 millim. H. 128)
Planche 53 des Désastres de la Guerre.
i" État. Avant la lettre et avant les numéros. En cet état, le grain d'aqua-tinte couvre toute la surface du
cuivre, qui n'est pas biseauté. De toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque de l'Université,
Paris.
2» — Avec le n» 43, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre, mais les marges du cuivre sont
nettoyées. Fort rare.
3» — Avec le n° 53, en H. à G., en marge. Le n» précédent (43) subsiste. Toujours avant la lettre.
Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M- Jay, MM. P. Gil. Hofmann
fils.
Is-^if — Avec la lettre. On lit : Espir'o sin remedio. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
173. — CLAMORES EN VANO (VAINES CLAMEURS)
(L. 177 rnillim. H. 127)
Planche 54 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre et avant les numéros. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e Avec le n° 45, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
Avec le n° 54, en H. à G. Le n° précédent (45) subsiste. Toujours avant la lettre. Très rare.
Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, Mrs Jay, M. Pedro Gil.
4e — Avec la lettre. On lit : Clamores en vano. Le cuivre est biseauté.
Cette planche, dont le Musée du Prado possède le dessin préparatoire, a été reproduite dans le Goya,
de P. Lafond.
l,e cuivre existe (Académie de San Fernando).
174. - LO PEOR ES PEDIR (LE PIRE EST QU'IL FAUT MENDIER)
(L. 181 millim. H. 128)
Planche 55 des Désastres de la Guerre.
1"' Etat. Avant la lettre et avant les numéros. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
Avec le n° 37, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare. Bibliothèque Nationale,
Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris.
3e — Avec le n° 55, en H. à G., en marge. Le n° précédent (37) subsiste. Toujours avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. P. Gil.
1^-4° — Avec la lettre. On lit : Lo peor es pedir. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; il offre avec
l'estampe d'assez nombreuses variantes. Nous en donnons ci-dessus un fac-similé légèrement réduit.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
175. — AL CEMENTERIO (AU CIMETIÈRE)
(L. 181 millim. H. 135)
2» Etat.
Planche 56 des Désastres delà Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les numéros. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Encore avant la lettre, mais avec le n° 3o, au B. à G., en marge. Fort rare. L'État reproduit.
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université,
Paris, M. Pedro Gil.
3e — Avec le n° 56, en H. à G., en marge. Le n° précédent (30) subsiste. Rare. Cabinet des
Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, MIS Jay.
W 4" — Avec la lettre. On lit : Al cementerio (le point d'exclamation signalé par Lefort et Hofmann
n'existe pas). Le T. C. est complété à gauche et le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
176. — SANOS Y ENFERMOS (SAINS ET MALADES)
(L. 182 millim. H. 129)
Planche 57 des Desastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les numéros et avant que la coiffure de la femme, debout au milieu, ne
soit légèrement arrondie au sommet et réduite sur le côté gauche. Avec une très légère trace
d'aqua-tinte sur une partie du fond, à D. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
L'État reproduit. Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
2e — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant la lettre et avant les numéros. De toute rareté.
Cabinet des Estampes, Paris.
5' — Avec le n° 5 au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare.
4° — Avec le n° 5j, en H. à G., en marge. Le n° précédent (5) subsiste. Toujours avant la lettre. Rare.
Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. P. Gil.
V-
Avec la lettre. On lit : Sanos y enfermas. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; il offre avec elle
quelques variantes.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
177. — NO HAY QUE DAR VOCES (INUTILE DE CRIER)
(L. 182 millim. H. 127)
Planche 58 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant les numéros. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque
Nationale, Madrid.
2e — Encore avant la lettre, mais avec le n° 34, au B. à G., en marge. Fort rare. Cabinet des
Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro
Gil.
3e — Avec le n° 58, en H. à G., en marge. Le n° précédent (34) subsiste. Toujours avant la lettre.
Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
L^*4* — Avec la lettre : No hay que dar voces. Le cuivre est biseauté. Le fond est sale.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; il offre quelques
variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
178. — DE QUE SIRVE UNA TAZA?
(A QUOI SERT UNE PAUVRE TASSE?)
(L. 180 millim. H. 127)
Planche 59 des Désastres de la Guerre.
Ier État. Avant la lettre et avant les nos. Le grain d'aqua-tinte couvre toute la surface du cuivre, qui n'est
pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris.
2* — Avec le n° 3, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre, mais le grain d'aqua-tinte est limité
à la composition. Fort rare.
y — Avec le n° 59, en H. à G., en marge. Le n° précédent (3) subsiste. Toujours avant la lettre. Très
rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay, MM. Pedro Gil,
Hofmann fils.
4' — Avec la lettre : De que sirve un a ta\a ? Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède un dessin, première pensée de cette planche, exécuté à la sanguine et
qui offre de nombreuses variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
179. — NO HAY QUIEN LOS SOCORRA
(PERSONNE POUR LES SECOURIR)
(L. i78~millim. H. 129)
9e Etat.
Planche 60 des Désastres de la Guerre.
L-
1" Etat. Avant la lettre, avant les nos et avec le grain d'aqua-tinte couvrant tonte la surface du cuivre
qui n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Avec le n° 3i, au B. à G., en marge. Encore avant la lettre. Fort rare. Bibliothèque Nationale,
Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Cabinet des Estampes, Bruxelles.
3e — Avec le n° 60, en H. à G., en marge. Le n° précédent (51) subsiste. L'aqua-tinte est limitée à
la composition. Toujours avant la lettre. Rare. L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris,
M. Pedro Gil.
4e — Avec la lettre : No hay quien los socorra. L'aqua-tinte est renforcée. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; il offre plusieurs
variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
180. — SI SON DE OTRO L1NAGE
(SERAIENT-ILS DONC D'UNE RACE DIFFÉRENTE)
(L. 1S3 millim. H. 132)
Planche 61 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant les n05, avant quelques légers traits sur la chemise du mendiant; les
• marges non nettoyées. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Cabinet des Estampes,
Paris.
2'' — Avec le n° 35, au B. à G., en marge et les marges nettoyées, mais avant la lettre et avant la
retouche. Fort rare. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera),
Bibliothèque de l'Université, Paris, M. Pedro Gil.
3° — Avec le n° 61, en H. à G., en marge. Le n° précédent (35) subsiste. Toujours avant la lettre,
mais avec les retouches. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
M" Jay, M. Hofmann fils.
4e — Avec la lettre : Si son de otro Image. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; ce dessin offre
plusieurs variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
181. — LAS CAMAS DE LA MUERTE (LES LITS DE LA MORT)
(L. 189 millim. H. 146)
Planche 62 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre, avant le n° et avant diverses retouches. Le cuivre n'est
pas biseauté. De toute rareté.
20 — Avec le n° 6î, en H. à G., en marge et avec quelques légères traces d'aqua-tinte, mais encore
avant les retouches. L'État reproduit. Collection de M. Pedro Gil.
3° — La planche, aqua-tintée, a subi plusieurs retouches, notamment dans le manteau de la femme
debout, dont le haut, formant coiffure, a été abaissé; le manteau a été également un peu
réduit à droite sur sa largeur, etc. Encore avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris,
Kupferstiche Kabinet, Berlin.
. 4» — Avec la lettre. On lit : Las camas de la muerte. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
182. — MUERTOS RECOGIDOS (MORTS RAMASSES)
(L. 179 millim. H. 132)
Planche 63 des Désastres de la Guerre.
iBr Etat. A l'eau-forte pure, avant la lettre et .avant les nos. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
■2* — Encore avant la lettre et avant les nos, mais avec un grain d'aqua-tinte couvrant toute la surface
du cuivre. De toute rareté. L'État reproduit. Collection de M. Sanchez Gerona.
Avec le n" 44, au B. à G. en marge. Encore avant la lettre, mais les marges sont nettoyées.
Fort rare.
4e Avec le n° 63, en H. à G., en marge. Le n° précédent (44) subsiste. Toujours avant la lettre.
Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
5e — Avec la lettre : Muertos recogidos. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; ce dessin offre
quelques variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
183. — CARRETADAS AL CEMENTERIO
(CHARRETÉES POUR LE CIMETIÈRE)
(L. 180 millim. H. 129)
Planche 64 des Désastres de la Guerre.
Etat. Avant la lettre, avant les nM et avant quelques travaux sur le bras droit et l'épaule de l'homme
sur la charrette, et avant quelques autres travaux dans le fond au-dessus de l'arrière de la
voiture; également avant plusieurs tailles horizontales au premier plan. Les marges du cuivre
ne sont pas nettoyées, le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté. Cabinet des Estampes,
Paris.
— Avec le n° 38, au B. à G., les salissures en marge effacées, mais encore avant les travaux
ci-dessus. Fort rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, Bibliothèque de l'Université, Paris.
L'État reproduit.
— Avec le n° 64, en H. à G. Le n° précédent (38) subsiste. Toujours avant la lettre, mais avec les
travaux indiqués au Ier état. Rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes,
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
— Avec la lettre : Carretadas al cementerio. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; ce dessin, dont
nous donnons ci-dessus un fac-similé un peu réduit, offre quelques variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
184. — QUE ALBOROTO ES ESTE ? (QUE SIGNIFIE CE TUMULTE ?)
(L. 193 millim. H. 145)
Planche 65 des Desastres de la Guerre.
i01' Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre, avant le T. C. complété aux angles inférieurs et avant
quelques travaux sur la robe du personnage courbé qui se cache le visage ; de plus, l'officier
assis à gauche n'a pas de moustache, et son épaule droite est plus tombante. De toute rareté.
Cabinet des Estampes, Paris.
2e — Avec le n' 65, en H. a G., en marge, mais encore avant la lettre,, l'aqua-tinte et les retouches.
Très rare. L'Etat reproduit. Collection de M. Pedro Gil.
3e — Avec le ton d'aqua-tinte et avec les retouches signalées plus haut. Rare. Cabinet des Estampes,
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jay.
^4.
Avec la lettre : Oué alboroto es este? Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
185. — EXTRANA DEVOCION ! (ÉTRANGE DEVOTION)
(L. 194 millim. H. 152)
2" Etat.
Planche 66 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant le n° et avant le grain d'iqua-tinte. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute
rareté.
2° — Encore avant la lettre et avant l'aqua-tinte, mais avec le n° 66. Fort rare. L'Etat reproduit. Collec-
tion de M. Pedro Gil.
5e — Toujours avant la lettre, mais avec un ton d'aqua-tinte sur le terrain et sur les vêtements des
deux personnages du premier plan à droite. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche
Kabinet, Berlin, Mrs Jay, M. Hofmann fds.
4" — Avec la lettre : Extrana devocion! Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
186. — ESTA NO LO ES MENOS (CELLE-CI NE L'EST GUÈRE MOINS)
(L. 188 millim. H. 143)
Planche 67 des Désastres de la Guerre.
i,r Etat. Avant la lettre, avant le n°, avant un léger grain d'aqua-tinte et avant deux légères retouches. Le
cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Encore avant la lettre, les retouches, etc., mais avec le 11' 67, en H. à G., en marge. Très rare.
Bibliothèque Nationale, Madrid, M. Pedro Gil. L'État reproduit.
3e — Encore avant la lettre, mais avec quelques tons d'aqua-tinte et l'addition de sept ou huit petits
traits verticaux sur la partie restée blanche de la jambe gauche de l'homme de face; de plus,
un trait horizontal réduit légèrement et cerne le crâne du même personnage. Rare. Cabinet
des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
l^
Avec la lettre : Esta no lo es menos. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche, offrant une
légère variante avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
187. _ QUE LOCURA! (QUELLE SOTTISE!)
(L. 191 millim. H. 1 3 5)
Planche 68 des Désastres de la Guerre.
icr Etat. A l'eau-forte pure, avant la lettre et avant le n°. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2' — Encore à l'eau-forte pure, avant la lettre, mais avec le n° 68 en H. à G., en marge. Très rare.
L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid, M. Pedro Gil.
5« — Avec un grain d'aqua-tinte, sur le terrain notamment. Encore avant la lettre. Rare. Cabinet des
Estampes, Paris.
4« — Avec la lettre : Oue locura ! Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche, et qui offre des
variantes avec l'estampe-
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
188. — NADA ELLO DIRA (NÉANT, ELLE-MÊME LE DIRA)
(L. 196 millim. H. 144)
1" Etat.
Planche 69 des Désastres de la Guerre.
isr Etat. Avant la lettre, avant les numéros et avant de nombreux travaux et changements, dans la partie
gauche du sujet notamment. Le cuivre n'est pas biseauté, les angles sont aigus. De toute
rareté. État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2e — Avec le nu 96 au B. à G., dans le terrain (n° qui peut se lire aussi bien 66, 69 ou 99), répété
également dans le H. à G., puis avec de nombreux changements et additions modifiant sen-
siblement la composition; mais avant que le sujet n'ait été réduit dans le bas. Fort rare. Etat
reproduit. Collection de M. Pedro Gil.
30 — Encore avant que le sujet n'ait été réduit dans le bas, mais avec des travaux et des polissages
formant une espèce d'encadrement le long des biseaux du cuivre. De toute rareté. Cabinet des
Estampes, Paris.
Les travaux formant encadrement sont effacés ; le champ du sujet est diminué dans le bas, pour
laisser place à une légende ; le n° du B. à G. se trouve alors en marge ; avant la lettre. Très
rare. Kupferstiche Kabinet, Berlin.
5e Etat. Avec la lettre. On lit : Nada Ello dira. Le cuivre est biseauté.
« L'Académie de San Fernando a fait altérer ici l'épigraphe que Goya avait destinée à cette pièce
« (une des plus caractéristiques cependant au point de vue des opinions religieuses de l'artiste), et que
« nous reproduisons telle que nous l'avons trouvée dans l'exemplaire de Cean Bermudez : Nada ! Ello lo
'■ dice... (Néant ! Elle-même le dit...) .<> (P. Lefort, Goya, p. m.)
Le Musée du Prado possède une première pensée de cette composition ; ce dessin exécuté à l'encre
de Chine est en sens inverse de l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
189. — NO SABEN EL CAMINO (ILS NE SAVENT PAS LE CHEMIN)
(L. 191 millim. H. 147)
2' Etat.
Planche 70 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant le n° et avant les retouches. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Encore avant la lettre et avant les retouches, mais avec le n° 70, en H. à G., en marge. Fort
rare. L'État reproduit. Collection de M. Pedro Gil.
3B — Encore avant la lettre ; mais les tètes qu'on aperçoit derrière le monticule sont plus accusées
par des contours qui en délimitent la forme tout à fait indécise dans les deux états antérieurs.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
^
Avec la lettre : No saben el camino. Le cuivre est biseauté.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
190. — CONTRA EL BIEN GENERAL (CONTRE LE BIEN GÉNÉRAL)
(L. 192 millim. H. 140)
Planche 71 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le numéro. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Encore avant la lettre, mais avec le n° 71, en H. à G., en marge. Très rare. Cabinet des
Estampes, Paris, Mrs Jay, M. Pedro Gil.
y — Avec la lettre : Contra el bien gênerai. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; il offre plu-
sieurs variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
191. — LAS RESULTAS (LES CONSEQUENCES)
(L. iSS millim. H. 144)
Planche 72 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le numéro. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
Encore avant la lettre, mais avec le n° 72, en H. à G., en marge. Très rare. Cabinet des Estampes,
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, Mrs Jay, M. Pedro Gil.
^'
Avec la lettre : Las résultas. Le cuivre est biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; nous en donnons
ci-dessus un fac-similé légèrement réduit.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
192. — GATESCA PANTOMIMA (PANTOMIME FÉLINE)
(L. 198 raillim. H. 154)
Planche 73 des Désastres de la Guerre.
1" Etat. Avant la lettre, avant le n° et avant quelques travaux sur le crâne et sur le ventre du félin. De
toute rareté. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2° — Encore avant la lettre, mais avec le n" 73 en H. à G., en marge, et les retouches indiquées ci-
dessus. Très rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M. Pedro Gil.
3" — Avec la lettre : Gatesca pantomitna. Le n° 73 est renforcé et le cuivre biseauté.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; ce dessin offre
des variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
193. — ESTO ES LO PEOR ! (VOILA QUI EST PIRE !)
(L. 193 millim. H. 151)
Planche 74 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant le n° et avant que le T. C. n'ait été complété dans le haut. Le cuivre n'est
pas biseauté. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2* — Avec le n° 74 en H. à G., en marge, mais encore avant la lettre et avant que le T. C. n'ait été
complété dans le haut. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin,
Mrs Jay, M. Pedro Gil.
3e — Avec la lettre : Esto es lo peor ! Le cuivre est biseauté et le T. C. complété.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; ce dessin offre
des variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando)
194. — FARANDULA DE CHARLATANES
(FARANDOLE DE CHARLATANS)
(L. 197 millim. H. 146)
Planche 75 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant la lettre, avant le n", avant le T. C, dans le haut du sujet et avant huit
ou neuf petites tailles obliques sur l'oreille du personnage à deux tètes, assis au second plan,
à droite. Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
a» — Encore avant le grain d'aqua-tinte, avant la lettre, avant la retouche, mais avec le n°75, en H. à
G., en marge. L'État reproduit. Collection de M. Pedro Gil.
3" — Avec l'addition d'un grain d'aqua-tinte et avec la retouche; le T. C. est complété dans le haut,
mais toujours avant la lettre. Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet,
Berlin.
4" — Avec la lettre : Farandula de charlatanes. Le cuivre est biseauté et le n° 75 renforcé.
Le Musée du Prado possède une première pensée de cette planche ; le dessin exécuté à la sanguine
offre de nombreuses variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
195. — EL BUITRE CARNIVORO (LE VAUTOUR CARNIVORE)
(L. 199 millim. H. 154)
2e Etat
Planche 76 des Désastres de la Guerre.
i*r Etat. Avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre, avant le n°, avant le T. C. renforcé et avant les
contre-tailles sur les ailes du vautour et quelques autres travaux sur le ventre du Carnivore. Le
cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2e — Encore avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre et avant les travaux indiqués ci-dessus, mais avec
le n° 76, en H. à G., en marge. Fort rare. L'État reproduit. Collection de M. Pedro Gil.
3e — Encore avant la lettre, mais avec le ton d'aqua-tinte. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche
Kabinet, Berlin, M. Hofmann fils.
4" — Avec la lettre : El buitre carnivoro. Le cuivre est biseauté et le T. C. renforcé.
Paul Lefort indique en note, à propos de cette pièce : « L'aigle impériale est vaincue et l'Espagne
« est libre. Cette pièce porte avec elle sa date ; fin de 1813 ou premiers mois de 1814. »
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
196. — QUE SE ROMPE LA CUERDA (LA CORDE SE ROMPT)
(L. 195 millim. H. 151)
Planche 77 des Désastres de la Guerre.
I" Etat. Avant un léger ton d'aqua-tinte, avant la lettre, avant le n", avant que le T. C. n'ait été
complété en H. à D., et avant que le profil de la maison n'ait été continué jusqu'à la toiture.
Le cuivre n'est pas biseauté. De toute rareté.
2a — Encore avant le ton d'aqua-tinte, avant la lettre, etc., mais avec le n° 77, en H. à G., en marge.
Très rare. Collection de M. Pedro Gil. L'Etat reproduit.
3° — Avec un léger ton d'aqua-tinte sur quelques parties de la planche. Toujours avant la lettre.
Rare. Cabinet des Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin.
\S 4e — Avec la lettre : Que se rompe la cuerda. Le cuivre est biseauté, le n° est renforcé, et le T. C.
est complété dans les angles supérieurs.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
197. - SE DEFIENDE BIEN (IL SE DEFEND BIEN)
(L. 202 millira. H. 156)
1 ' ■ ïM^~.
Planche 78 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre, avant le n", avant le T. C. complété et avant quelques travaux au premier plan,
devant les chiens de droite, puis sous le ventre du cheval. Le cuivre n'est pas biseauté. De
toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2e Encore avant la lettre et avant le T. C. complété, mais avec le n° 78 en H. à G., en marge,
et les travaux indiqués ci-dessus. Très rare. L'Etat reproduit. Cabinet des Estampes, Paris,
Kupferstiche Kabinet, Berlin, M''* Jay, MM. Pedro Gil, Hofmann fils.
3"
Avec la lettre : Se defiende bien. Le T. C. est complété et le cuivre est biseauté. Le chiffre 7
est renforcé.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
198. — MURIO LA VERDAD (LA VERITE MOURUT)
(L. 1S2 millim. H. 144)
CAturov- Lou v&)
5» Etat.
Planche 7g des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le 11». La planche n'est pas biseautée, les angles sont aigus. De toute
rareté.
2« — Encore avant la lettre, mais avec le n° 79, en H. à G., en marge. Très rare. Cabinet des Estampes,
Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M" Jav, M. Pedro Gil.
v y _ Avec la lettre. Le cuivre est biseauté, les angles sont arrondis. L'État reproduit.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; ce dessin offre
lusieurs variantes avec l'estampe; nous en donnons ci-dessus le fac-similé réduit.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
199. — SI RESUCITARA? (RESSUSCITERA-T-ELLE?)
(L. 186 millim. H. 143)
Planche 80 des Désastres de la Guerre.
Ier Etat. Avant la lettre et avant le numéro. Le cuivre n'est pas biseauté, les angles sont aigus. De toute
rareté.
0» Avec le n° 80, en H. à G., en marge, mais encore avant la lettre. Très rare. Cabinet des
Estampes, Paris, Kupferstiche Kabinet, Berlin, M,s Jay, MM. Pedro Gil, Hofmann fils.
y 3e — Avec la lettre : Si resucitara? Le cuivre est biseauté, les angles sont arrondis.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire a la sanguine pour cette planche; ce dessin offre
quelques variantes avec l'estampe. »
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
200. — FIERO MONSTRUO (FIER MONSTRE)
(L. 194 millim. H. 151)
2e Etat.
Planche 81 des Désastres de la Guerre.
i*r Etat. Avant les tailles horizontales à la pointe sèche devant la tête du monstre, ainsi que sur le
devant du terrain; également avant le n° et avant que le T. C. n'ait été renforcé. De toute
rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2e — Avec les travaux désignés ci-dessus, et avec le n° 81, en H. à G., le plus souvent mal venu.
L'État reproduit. Cabinet des Estampes, Paris, MM. Gerstenberg, P. Gil, Hofmann fils.
VENTES : E. Galichon (1875), 55 fr. ; A. Lebrun (1S99), 30 fr. ; Anonyme, 11 février 11)14, "ï fp-
Le cuivre de cette pièce qui avait été retrouvé par Lefort, 'après l'acquisition faite par l'Académie
le San Fernando de la série des 80 planches, a été offert par celui-ci à cette institution.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
201. — ESTO ES LA VERDADERO (CECI EST LE VRAI)
(L. 191 millim. H. 152)
Planche 82 des Désastres de la Guerre.
1" État. A l'eau-forte pure et avant divers travaux, notamment sur la robe et le manteau de la femme.
Avec le n° 82. en H. à G., en marge. De toute rareté. Etat reproduit. Collection de
M. Pedro Gil.
2» — Avec l'addition d'un grain d'aqua-tinte sur quelques parties de la planche et avec de nouveaux
travaux sur la robe et le manteau de la femme, ainsi que sur le mouton. Etat reproduit. Biblio-
thèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris,
Kunsthalle de Brème, Mrs Jay, M. Hofmann fils.
VENTES : P. Lefort (1869), 2e état. 10 IV. 50 et 11 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), avec le n° précédent,
18 sh.; Alfred Lebrun (1S99), 2e état, 5 1 fr. ; L. Valentin (1912), 2e état, avec les nos 12 et 24,
de notre cat., 1 5s fr.
Le cuivre de cette pièce qui avait été retrouvé par Paul Lefort, après l'acquisition faite par l'Aca-
démie de San Fernando, de Madrid, de la série des So planches, a été offert par l'historiographe de Goya
à cette institution.
Cette pièce a été reproduite plusieurs fois, notamment dans une étude sur Goya aqua-fortiste, de
Ch. Yriarte (L'Art, année 1877, t. II, p. 81), puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
LES SOTTISES ou les EXTRAVAGANCES ^
(DISPARATES)
(Publiées sous le titre : LOS PROVERBIOS)
SUITE DE DIX-HUIT PIECES
(Nus 202 à 219)
L'on connaît fort peu de très belles épreuves des pièces appartenant à la série plus communément
dénommée les PROVERBES (LOS PROVERBIOS), mais dont l'appellation véritable devait être, dans
l'esprit du maître, les EXTRAVAGANCES ou les SOTTISES (DISPARATES), en s'appuyant, avec raison
d'ailleurs, comme l'a fait A. de Beruete, sur les rares exemplaires annotés par Goya et portant tous ce
titre généralisé : DISPARATES. Seules, quelques-unes de ces très précieuses épreuves d'essai sont
parvenues jusqu'à nous, et la plupart appartiennent à M. José Lazaro, à Madrid.
Le premier tirage régulier qui a été fait des EXTRAVAGANCES (DISPARATES) ne remonte pas
au-delà de l'année 1850, alors que les cuivres, au nombre de 18, étaient en partie oxydés; et, sans
partager complètement l'avis de Paul Lefort qui pense que la majorité d'entre eux ont été aqua-tintés par
leur possesseur ou à son instigation, nous croyons, après la constatation de nombreuses défectuosités, que
ces cuivres furent pour la seconde édition (1864) ré-aqua-tintés ou remordus et retouchés assez lourdement.
Le propriétaire des cuivres, au moment de la première édition (1850), était un industriel de Madrid,
dont le nom est resté inconnu et qui en fit tirer des épreuves sur papier vélin, sans filigrane. Les pièces,
non numérotées, sont avant les remorsures, et pour quelques planches avant des retouches partielles
étrangères à Goya. Plusieurs sont d'un assez joli effet blond que l'on ne rencontre plus dans les tirages
suivants; par contre, les autres planches sont oxydées ou fort dépouillées.
Devenus la propriété de l'Etat espagnol, les cuivres des DISPARATES (EXTRAVAGANCES) firent
l'objet d'un nouveau tirage (1S64), tirage exécuté avec plus de lourdeur, mais avec plus de soin, après le
nettoyage des plaques. Les épreuves de cette seconde édition, limitée à 250 exemplaires encore non numé-
rotés, sur papier collé assez fort, au filigrane j. G. o. (José Garcia Oseiïalde), sont renfermées sous une
couverture verte et précédées du titre reproduit à la page suivante
L'année même de l'apparition des Disparates sous le titre : LOS PROVERBIOS, Enrique Mélida
émit des doutes sur l'impropriété de ce titre, dans El Arte en Espaiia. Les épreuves d'essai retrouvées
depuis lors, ont donné raison à la sagacité du critique espagnol.
A quelle date fut gravée cette série? Combien de pièces devait-elle exactement renfermer? Paul
Lefort, se basant sur de fragiles suppositions politiques, propose la date de 1S10. A. de Beruete, au
contraire, se rangeant à l'avis de V. Carderera, puis de Ch. Yriarte qui qualifie cette série, le dernier
coup de tonnerre du génie de Goya, opine pour l'année 1819. Faute de documents précis, l'on ne peut
s'en tenir qu'à des conjectures.
En ce qui concerne le nombre des planches des EXTRAVAGANCES ou SOTTISES, dix-huit
d'entre elles furent publiées, et quatre autres restées inédites ne virent le jour qu'en 1877, lors d'un tirage
effectué dans le journal L'Art. Faut-il s'en tenir à ce chiffre de vingt-deux pièces, alors qu'une épreuve
d'essai d'une des planches (plancheio), porte en marge de la main même de Goya le chiffre 25? Existe-t-il
encore plusieurs planches destinées par l'artiste à cette série toute d'imagination, de songe, de singularité,
et qui auraient échappé jusqu'à ce jour à toutes les recherches? Cela n'est pas impossible.
(ôoleccion de diez y ocho laminas mventadas y Orabadas al agua fuerte
POR
JQnMhah k%i1k^êimm) é§ ïbfe Ihrfaz ê<è %m $mm®â®.
MADRID
L.l de J Araïcm.Urosas lo.
Depuis 1864, quatre autres tirages ont été publiés des EXTRAVAGANCES (DISPARATES); l'un
vers 1865 ou 1866, également sur papier au filigrane j. g. o. de l'édition précédente, mais avec les
numéros gravés dans la marge du haut à droite, à chaque pièce; un autre en 189 1 , sur papier vélin, sans
filigrane, avec le même titre, enfin en 1902, également sur papier vélin, sans filigrane, encore avec le
même titre suivi des mots : Nobles Artes-Bellas Artes, Madrid, IÇ02, puis en 1904, toujours avec le
même titre, mais suivi de : Bellas Artes-Madrid, 1904. Les derniers tirages sont exécutés avec quelque
lourdeur, ceux de 1902 et de 1904 notamment.
Toutes les éditions des EXTRAVAGANGES comportent le même nombre de planches (18); les
quatre cuivres inédits, après avoir appartenu au journal L'Art, furent acquis, à la liquidation de cette
revue, par le marchand d'estampes Edmond Sagot, et sont actuellement la propriété de M. Maurice Le
Garrec, son gendre.
VENTES : Ph. Burty (Londres, 1876), édition de 1864, 7 £ 17 sh. ; Léon Manchon (191 1), i{
Roger Marx (1914), 1864, 280 fr. ; Alf. Beurdeley (1920), 1864, 500 fr.
150 fr. ;
202 — DISPARATE FF.MEN1NO (SOTTISE FÉMININE)
(L. 320 millim. H. 213)
/•'• Etat.
Planche 1 des Disparates ou Proverbes.
Etat. Avec un léger ton d'aqua-tinte. Avec un grand nombre de tailles verticales à la pointe sèche,
derrière la maja de gauche, tailles qui ont disparu dans les états suivants. Avant le n°. Fort
rare. L'État reproduit. Collections de MM. José Lazaro, Madrid (épreuve de Vindel, avec la
légende manuscrite : Disparate Femenino, et les nos 10 et 16 tracés à l'encre en H. et i G.
dans le haut), Mce Pereire.
— Toujours avant le 11°, mais le fond d'aqua-tinte est remordu et les tailles verticales ci c if 1. r. t les
horizontales ont disparu. Rare.
Avec le n° 1 , en H.
en marge.
Sur une épreuve de la collection de M. Maurice Pereire on lit la légende manuscrite suivante :
Con los burros se juega a los peleles (Avec les ânes on joue à la balle).
Le Musée du Prado conserve une première pensée de cette composition, qui offre avec l'estampe
d'assez nombreuses variantes; nous en donnons ci-dessus une reproduction réduite.
A. de Beruete, dans son Goya grabador, constate quelque analogie entre cette planche et un carton de
tapisserie de Goya intitulé : El Pelele.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
203. — DISPARATE DE MIEDO (SOTTISE DE FRAYEUR)
(L. 319 millim. H. 220)
Planche 2 des Disparates ou Proverbes.
1" Etat. Avant le numéro, avant la remorsure, et avant un effaçage vers le haut de la rohe du fantôme
qui entame un peu le fond, et forme vaguement un sabre? De toute rareté. Collection de
M. J. Lazaro, Madrid (épreuve de Vindel, avec un n° 13 tracé à l'encre, en H. à G.).
2e — Encore avant le numéro et avant la remorsure, mais avec l'effaçage indiqué ci-dessus. Dans
les très belles épreuves, on aperçoit une légère silhouette d'un second arbre. Rare. L'Etat
reproduit. Collection de M. Maurice Pereire.
y — Avec le n° 2, en H. à D., en marge; le grain d'aqua-tinte est remordu.
VENTE : A. Beurdeley (1920), état, épreuve de Burty, 1.300 fr.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire pour cette planche; nous en donnons ci-dessus
une reproduction réduite.
Cette pièce a quelque analogie avec la planche 52 des Caprices : Lo que puede un sastre (Ce que
peut un tailleur).
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
204. — DISPARATE RIDICULO (ÉTRANGE SOTTISE)
(L. 323 millim. H. 213)
fp/ùparak** &9/*St>
ia Etat.
Planche 3 des Disparates ou Proverbes.
1" Etat. Avant le numéro et avant la remorsure. Les épreuves anciennes sont fort rares. Collection de
M. J. Lazaro (épr. de Vindel), avec un n" 9 dans l'angle supérieur gauche, un n° 18 à l'angle
supérieur droit et la légende manuscrite : Disparate ridiculo, dans la marge du bas. L'État
reproduit.
Y
La planche est remordue, mais encore avant le n". Rare.
3° — Avec le n° 3, en H. à D., en
VENTE : Alfred Beurdeley (1920), épr. de Burty, 2iofr.
Cette planche a été reproduite dans le Francisco Goya, de K. Bertels.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
205. — BOBABILICON (LE GRAND NIAIS)
(L. 318 mill. H. 222).
Planche 4 des Disparates ou Proverbes.
itr État. A l'eau-forte pure; avec deux personnages soutenant le mannequin à gauche; avant le n°. De
toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque de l'Université, Paris, Kunsthalle de Brème (épreuve
de Ph. Burty).
2' — Avec l'aqua-tinte. Le second personnage à gauche soutenant le mannequin a disparu; mais
avant diverses retouches, notamment avant que divers contours des personnages n'aient été
renforcés et avant que le pantalon du « grand niais » n'ait été surélevé. Avant le n°.
3e Avec le n° 4, en H. à D., en marge. Les contours de plusieurs des personnages sont assez lour-
dement et malencontreusement renforcés.
Sur une épreuve possédée par M. Maurice Pereire on lit, écrit au crayon, en marge : Bobabilicon.
Est-ce le titre définitif donné par Goya à son œuvre?
VENTES : P. Lefort (1869), 14 et 1; fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), icr état, 1 £ 2 sh. ; 2e état, 1 £ 2 six.
Anonyme (16 mai 1903), ier état, 25 fr. ; A. Beurdeley (1920), 2e état (épr. de Burty), 550 fr.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire pour cette planche ; nous en donnons ci-dessus
un fac-similé réduit.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
206. — DISPARATE VOLANTE (VOLANTE SOTTISE)
(T.. 324 millim. H. 216)
Planche'5 des Disparates ou Proverbes.
Ier État. Avant la remorsure [et avant le n°. Très rare. Collections de MM. Mce Pereire, J. Lazaro
(épreuve de Vindel avec l'annotation manuscrite : Disparate volante et les nos 15 et 17, tracés
à l'encre dans la marge, en H. à D, et à G.). L'État reproduit.
V2e _ L
a planche est remordue. Encore avant le numéro.
y Avec le n° 5,- en H. à D., en marge
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
207. — DISPARATE FURIOSO (FURIEUSE SOTTISE)
(L. 317 millim. H. 217)
Planche 6 des Disparates ou Proverbes.
i,r Etat. A l'eau-forte pure. De toute rareté. L'État reproduit. Collection J. Lazaro, Madrid (épr. avec
le n° 2, manuscrit).
Y
Avec le grain d'aqua-tinte, mais encore avant le n° et avant la remorsure. Très rare. Cabinet
des Estampes, Paris.
3e — La planche est remordue lourdement. Encore avant le n°. Rare.
4 e — Avec le n" 6, en H. à D., en marge.
VENTE : A. Beurdeley (1920), 2' état, 280 fr.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sépia offrant des variantes.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
208. — DISPARATE MATRIMONIAL (EXTRAVAGANCE MATRIMONIALE)
(L. 322 millim. H. 317).
Planche 7 des Disparates ou Proverbes.
i"' Etat. Avant le fond d'aqua-tinte et avant le n". De toute rareté. L'État reproduit. Collection J. Lazaro,
Madrid (épreuve avec le chiffre i" transcrit à la plume, en H. à G.).
2e — Encore avant le n°, mais avec un fond d'aqua-tinte. De plus, le personnage à gauche, contre le
T. C, a la tète beaucoup plus engoncée dans son vêtement, et quelques travaux ont été
enlevés sur la poitrine du monstre à deux corps. Rare. Cabinet des Estampes, Paris,
M. M" Pereire.
v/,e
Toujours avant le n°, mais le fond d'aqua-tinte est remordu et est devenu presque opaque.
Avec le n" 7, en H. à D., en marge.
/.<■ cuivre exisic (Académie de San Fernando).
209. — (LES ENSACHÉS)
(L. 319 millim. H. 213)
Planche 8 des Disparates ou Proverbes.
ier Etat. Avant le n° et avant la remorsure du grain d'aqua-tinte. Rare.
2Œ — Avec le n° 8, en H. à D., en marge. L'aqua-tinte est remordue. Le fond est opaque.
On ne connaît, jusqu'à ce jour, aucune épreuve de cette pièce, avec la légende donnée par Goya,
qui permettrait alors d'inscrire son oeuvre sous une dénomination exacte.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando)
210. — DISPARATE GENERAL (SOTTISE GÉNÉRALE)
(L. 3:5 millim. H. 217)
Planche 9 des Disparates ou Proverbes.'
i*r Etat. Avant le n° et avant la remorsure. L'Etat reproduit. Les épreuves anciennes sont fort rares.
Avec le n° 9, en H. à D., en marge et avec la remorsure; le fond est presque complètement
opaque.
VENTE : Alf. Beurdeley (1920), i"r état, épr. de Burty, avec la légende manuscrite : Disparate General,
2.450 fr.
« Cette curieuse scène de cour, qui n'est guère qu'une satire contre les platitudes courtisanesques,
« en même temps qu'une allusion railleuse à l'affection que la reine Marie-Louise prodiguait à ses petits
« chats, doit sans aucun doute à l'inintelligente coloration dont l'a dotée le tirage de 1864 d'avoir été prise
x par quelques écrivains pour une scène de sorcellerie. » (P. Lefort, Goya). A. de Beruete, dans son Goya
grabador (191 8), ne partage pas cet avis.''
lie cuivre existe (Académie de San Fernando).
211. - (LA JEUNE FEMME EMPORTÉE PAR UN CHEVAL QUI SE CABRE)
(L. 313 millim. H. 212).
/" Etat.
Planche 10 des Disparates ou Proverbes.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. British Muséum (épr. de Burty), MM. Hofmann
fils, avec le n° 25, manuscrit, en H. à D., Lazaro, Madrid (épr. de Vindel, avec un n" 3, manus-
crit, en H. à G., en marge). L'État reproduit.
K
Encore avant le n°, mais avec l'aqua-tinte. Rare. Cabinet des Estampes, Paris.
3« — Avec le n° 10, en H. à D., en marge. La planche est remordue. L'aqua-tinte qui ombrait le
monstre dévorant un être humain a, à peu près, disparu.
Cette planche a été reproduite dans le Francisco de Goya, de J. Hofmann, le Francisco Goya, de K.
Bertels, puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1S76I, 1" état, 1 £ S sh.
Le Musée du Prado possède un dessin pour cette planche, avec une variante importante ; un person-
nage renversé semble attaché a la queue du cheval; nous donnons ci-dessus, de ce dessin, un fac-similé
réduit.
On ne connaît, jusqu'à ce jour, aucune épreuve de cette pièce, avec la légende donnée par Goya,
qui permettrait alors d'inscrire son œuvre sous une dénomination exacte.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
212. — DISPARATE POBRE (PAUVRE SOTTISE)
(L. 320 millim. H. 217)
Planche 1 1 des Disparates ou Proverbes.
1" Etat. Avec le numéro; avec un ciel à l'aqua-tinte à gauche et avant les contre-tailles verticales sous
la voûte à droite, derrière la vieille à lunettes. De toute rareté, sinon unique. Collection de
M. J. Lazaro, Madrid, avec un n° 14 manuscrit, en H. à G.
K
Encore avec le ciel, mais atténué ; avec l'addition de contre-tailles à la pointe sèche sous la
voûte. Très rare. Collections de MM. S. Gerona (avec la légende manuscrite : Disparate
pobre), Maurice Pereire. L'E<at reproduit.
Toujours avant le n°. Mais le ciel est effacé, les contre-tailles sous la voûte ont disparu. Rare.
Collection de M. Maurice Pereire.
— Avec le n° 1 1 en H. à D., en marge.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
213. — (TROIS MAJOS ET TROIS MAJAS DANSANT)
(L. 322 millim. H. 214)
/" Etat.
Planche J2 des Disparates ou Proverbes.
1" Etat. Avant le n°, avant que le fond n'ait été remordu, et avant que le ton d'aqua-tinte qui ombre la
robe de la maja de droite n'ait disparu. Très rare. L'État reproduit. Cabinet des Estampes,
Paris, M. Maurice Pereire.
12' Avec la remorsure du fond, ainsi que sur quelques autres parties delà planche; l'aqua-tinte qui
formait ombre sur la robe de la maja de droite a disparu. Encore avant le ti°. Rare.
y- Avec le n" 11 en H. à D., en marge. L'aqua-tinte est très atténuée et a presque disparu dans
une partie du fond et sur la culotte du majo de gauche.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sépia pour cette planche.
On ne connaît, jusqu'à ce jour, aucune épreuve de cette pièce, avec la légende donnée par Goï
qui permettrait alors d'inscrire son œuvre sous une dénomination exacte.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
214. — MODO DE VOLAR (MANIÈRE DE VOLER)
(L. 325 millim. H. 216).
1" Etat.
Planche i3 des Disparates ou Proverbes.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, au fond blanc, avant le n°. De toute rareté. État reproduit. Collection
Lazaro, Madrid (épreuve de Vindel), avec un n° 4, inscrit à la plume, en H. à G.
Y
2e — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n° et avant la remorsure. Etat reproduit. Rare. Collec-
tion de M. Maurice Pereire.
30 — Avec le n° i3 en H. à D., en marge. La planche est remordue, le fond est presque complète-
ment opaque.
VENTE : Alf. Beurdeley (1920), 2' état, épreuve de Burty, 750 fr.
« ... Jamais sa pointe ne s'est montrée plus spirituelle et plus légère ; elle n'est nulle part plus
« savante. Le dessin en est vraiment superbe, et c'est, à notre avis, non seulement la meilleure pièce de
" la série, mais encore l'une des plus belles productions de l'artiste. A ce titre, nous la rangeons volon-
« tiers à côté du Supplicié (246) et des Trois prisonniers (256 à 258), qu'elle égale pour la perfection du
« modelé, pour la justesse du mouvement et la grâce hardie de l'exécution. ;, (P. Lefort, Goya, p. 88-89.)
Cette pièce a été reproduite dans le Goya, de K. Bertels, l'Histoire Aéronautique par les Monuments,
de F. L. Bruel, puis dans Goya grabador, de A. de Beruete.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
215. — DISPARATE DE CARNABAL (SOTTISE DE CARNAVAL)
(L. 320 millim. H. 210)
Planche 14 des Proverbes ou Disparates.
V,
1" Etat. Avant le n°. Rare. Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve avec la légende manuscrite : Disparate
de carnabal).
2' — Avec le n" 14 en H. à D., en marge.
« Encore une pièce dont la date d'exécution se trouve, par la présence du soldat français — à demi
« couché à terre — sinon fixée, du moins circonscrite entre les années 1S0S et 1813 ; nous pensons même
« qu'elle pourrait être limitée à l'année 1S0S, sur cette supposition que l'entrevue qui nous semble être le
« sujet de cette caricature politique doit être l'entrevue de Bayonne. L'homme aux échasses n'apparaît-il
« pas là pour préciser le lieu de cette conférence? » (P. Lefort, Goya, p. 89-90.)
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
216. — DISPARATE CLARO (PURE SOTTISE)
(L. 316 millim. H. 213)
Planche i5 des Disparates ou Proverbes.
Ier Etat. Avant le soldat précipité dans, le gouffre, au premier plan, à gauche, avant deux nouveaux per-
sonnages, avant l'aqua-tinte et avant le n". De toute rareté. L'État reproduit. Collection de
M. Hofmann fils (épreuve de P. Lefort).
^ 2e — Avec un soldat précipité dans le gouffre à G. ; avec deux nouveaux personnages ajoutés près
de ce soldat, et avec l'aqua-tinte; enfin, derrière la femme debout au premier plan, près du
moine aux bras étendus, on ne distingue plus que trois tètes au lieu de cinq que l'on entre-
voyait dans l'état précédent. Encore avant le n°.
3' — Avec le n° i5 en H. à D., en marge, et avec des retouches.
Le 1e1' état de cette pièce a été reproduit dans Goya's Seltene Radierungen, de V. von Loga, le Goya,
de J. Hofmann, puis le Goya grabador, de A. de Beruete.
VENTE : P. Lefort (1869), 1" état, 25 fr.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
217. — (LES EXHORTATIONS)
(L. 322 millim. H. 216)
Planche 16 des Disparates ou Proverbes.
1" Etat. Avant le numéro et avant la remorsure. Rare.
2e Avec le n° 16; en H. à D., en marge. La planche est remordue, le fond est presque complète-
ment opaque.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sépia pour cette planche, offrant des variantes
avec l'estampe.
On ne connaît jusqu'à ce jour aucune épreuve de cette pièce, avec la légende donnée par Goya, qui
permettrait alors d'inscrire son œuvre sous une dénomination exacte.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
218. — LA LEALTAD (LA LOYAUTE)
(L. 321 millim. H. 219)
Planche 17 des Disparates ou Proverbes.
icr Etat. Avant le n° et avant que le fond d'aqua-tinte n'ait été remordu. Avec un |rait échappé sur la
jambe droite du personnage du premier plan, à droite. Très rare. L'État reproduit. Collection
de M. Maurice Pereire.
/
Encore avant le 11°, mais le fond est remordu, ainsi que quelques autres parties de la planche.
Le trait échappé a disparu.
Avec le n° 17 en H. à D., dans la marge.
Sur une épreuve appartenant à M. Maurice Pereire on lit la légende manuscrite suivante : La Lealtad.
Est-ce le titre définitif donné par Goya à sou œuvre ?
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
219. — (LE VIEILLARD ERRANT PARMI LES FANTOMES)
(L. 319 millim. H. 210)
Planche 18 des Disparates ou Proverbes.
Ier Etat. Avant le n° et avant quelques légères modifications dans le vêtement de l'homme couché. Rare.
Collection de M. S. Gerona.
2» — Avec la retouche et avec le n° 18 en H. à D., en marge.
On ne connaît jusqu'à ce jour aucune épreuve de cette pièce, avec la légende donnée par Goya, qui
permettrait alors d'inscrire son œuvre sous une dénomination exacte.
Le cuivre existe (Académie de San Fernando).
220. — DISPARATE CONOCIDO (SOTTISE CONNUE)
(L. 327 millim. H. 216)
Ier Etat. Avant toute lettre. Les épreuves anciennes sont presque introuvables. Collection de
M. J. Lazaro (épr. de Vindel, avec la légende manuscrite : Disparate conocido, et un n° 20).
2e — Avec la lettre. On lit sous le T. C. à G. : Goya iuv. et se, puis au M., dans la marge : Que
guerrero! (Quel guerrier!) Etat publié dans L'Art (année 1877, t. II, p. 56).
VENTES : A. Barrion (1904), avec le n° 221 de notre cat., 62 fr. ; P. Leroi (Léon Gauchez), 1907, le
cuivre original et 33 épr., 70 fr. ; V. van Gogh (1915), 1" état, 13 florins.
Cette pièce est reproduite dans Goya grabador, de A. de Beruete.
Le cuivre existe (il appartient à M. Maurice Le Garrec).
221. — DISPARATE PUNTUAL (PONCTUELLE SOTTISE)
(L. 327 millim. H. 218)
ier Etat. Avant toute lettre. Les épreuve; anciennes sont presque introuvables. Collection J. Lazaro,
Madrid (épr. de Vindel avec la légende manuscrite : Disparate puntual et le n° 12).
y 2° — Avec la lettre. On lit sous le T. C. à G. : Goya inv. et se, puis au M., dans la marge : Una
reïna del circo (Une reine du cirque), L'Art — F(°'s Liénard, Imp. Paris. Etat publié dans
L'Art (année 1877, t. II, p. 82).
3e — Les mots : L'Art — Ff'* Liénard, Imp. Paris sont effacés.
VENTES : A. Barrion (1904), avec le n" 220 de notre cat., 62 fr. ; P. Leroi (Léon Gauchez) (1907), le cuivre
original et 58 épr., 210 fr. ; V. van Gogh (1 9 1 5), i"et 2» états, 22 florins.
Cette pièce est reproduite dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
Le cuivre existe (il appartient à M. Maurice Le Garrec).
222. — DISPARATE DE BESTIA (SOTTISE DE BETE)
(L. 325 millim. H. 215)
1"' Etat. Avant toute lettre. Les épreuves anciennes sont presque introuvables. Collection J. Lazaro,
Madrid (épr. de Vindel, avec la légende manuscrite : Disparate de Bestia et le n,J 22).
</ 2" — Avec la lettre. On lit sous le T. C." à G. : Goya inv. et se, puis au M., dans la marge : Otras
leyes por el pueblo (Autres lois pour le peuple), L'Art — Ff" Liènard, Imp. Paris. Etat
publié dans l'Art (année 1877, t. II, p. 40).
3° — Les mots : L'Art et Fe°is Liènard, Imp. Paris sont effacés.
VENTES : P. Leroi (Léon Gauchez), 1907, le cuivre original et 41 épr., 62 i'r. ; V. van Gogh (1915), Ie
et 2' états, 21 florins.
Cette pièce est reproduite dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
Le cuivre existe (il appartient à M. Maurice Le Garrec).
223. — DISPARATE DE TONTOS (EXTRAVAGANCE DE SOTS)
(L. 322 raillim. H. 211)
["' Etat. Avant toute lettre. Les épreuves anciennes sont presque introuvables. Collection J. Lazaro,
Madrid (épr. de Vindel avec la légende manuscrite : Disparate de Tontos).
y 1' — Avec la lettre. On lit sous le T. C, à G. : Goya inv. et se., puis dans la marge : Lluvia de
Toros (Pluie de Taureaux), L'Art, F(°>s Liènard, Imp., Paris. Etat publié dans L'Art (année
. 1S77, t. II, p. 6).
VENTES : P. Leroi (Léon Gauchez), 1907, le enivre original et 28 épr., 65 fr., V. van Gogh (191 5),
i*r et 2e états, 13 florins.
Cette pièce rangée par P. Lefort dans son catalogue, parmi les pièces inédites de la Tauromachie,
sous le titre : les Cinq Taureaux, est reproduite dans Goya's Seltene Radierungen... de V. von Loga, puis
dans Goya grabador, de A. de Beruete.
Le cuivre existe (il appartient à M. Maurice Le Garrec).
LA TAUROMACHIE
SUITE DE TRENTE-TROIS PIÈCES
(Nos 224 à 256)
Qj^J^Y^1
#jJ
PLANCHES PUBXIEES PAR LOIZELET
(257 à 263)
PLANCHES INEDITES
(264 à 267)
En dehors des états d'eau-forte et des essais avant les numéros — qu'on ne rencontre guèie
d'ailleurs que par unités et isolés — il existe cinq tirages distincts des planches de la Tauromachie.
Le premier tirage effectué vers 18 1 5 (les planches 19, 28 et 3 1 de la série portent cette date gravée),
comprend ^ planches seulement, chiffrées, dans le haut de la marge à droite, de 1 à 33, les cuivres,
pour la plupart sans biseaux., quelques-uns à biseau étroit. Les épreuves tirées sur papier à vergeures,
portant en filigrane, soit le nom de SERRA, M'ORATO ou NOLO, sont précédées dans cette première
édition d'un texte typographique énumérant, sous forme de table, les pièces renfermées dans la série.
Nous en donnons ci-dessous le fac-similé :
Js^'tCtttfct lj t?CS CStrtttipCtS a-cte wArej-otUaii dtfe petite* éuerê&f m, actiëud&t def arte ae ucuar Wd L/orod , t'n~
a/e?Ufiaaj 11, araiaaoj ai aaua. Alerte evv ^/&u?ad?va Aor (Wott ffiu
uc uoiia- u Jvii
Modo con que los antiguos espanoles cazaban los toros d ca-
ballo en el campo.
Otro modo de cazar a pie.
Los moros eslablecidos en Espana, prescindiendode lassupers-
ticiones de su Alcorân, adoptaron esta caza y arte, y lan-
cean un toro en el campo.
Capean otro encerrado.
El anîmoso moro Gazul es el primero que lanceô toros en régla.
Los moros hacen otro capeo eii plaza con su albornoz.
Origen de los arpones 6 banderillas.
Cogida de un moro eslando en la plaza.
Un caballero espanol mata un toro despues de haber perdido
el caballo.
Carlos V. lanceando un toro en la plaza de Valladolid.
El Cijî Campeador lanceando otro toro.
Desjarrete de la canalla con lanzas, medias-lunas, banderillas
y otras armas.
Un caballero espanol en plaza quebrando rejoncillos sin auxi-
lio de los chulos.
El diestrisimo estudianle de Falces. cmbozado burla al toro
con sus quiebros-
El famoso Martincho poniendo banderillas al quiebro.
El mismo vuelca un toro en la plaza de Madrid
Palenque de los moros hecho con burros para defenderse det
toro embolado.
Temeridad de Martincho en la plaza de Zaragoza.
Otra locura suya en la misma plaza.
Lîgereza y alrevimiento de Juanito Apinani en la de Madrid.
Desgracias acaecidas en el tendidp de la plaza de Madrid, y
muerte del alcalde de Torrejon.
Valor varonil de la célèbre Pajuelera en la de Zaragoza.
Mariano Ceballos, alias el Indio, mata el toro desde su ca-
ballo.
El mismo Ceballos monlado sobre otro toro quiebra rejones
en la plaza de Madrid.
Echan perros al toro.
Caïda de un picador de su caballo debajo del toro.
El célèbre Fernando del Toro . barilarguero . obligando â la
fiera con su garrocha.
El esforzado Rendon picando un toro, de cuya suerte muriô
en la plaza de Madrid.
Pepe Illo haciendo el recorte al toro.
Pedro Romero matando à toro parado.
Banderillas de fuego.
Dos grupos de picadores arrollados de seguida por un solo toro.
La desgraciada muerte de Pepe Illo en la plaza de Madrid.
M. S. Gerona possède un exemplaire exceptionnel de cette i,s édition, provenant de la famille
Muguiro et qui formé au fur et à mesure, ne renfermait à l'origine que 32 planches; il fut complété par
la suite.
Le même amateur possède encore un autre exemplaire, incomplet de 6 planches, antérieur à l'édition
de 1855, regardée jusqu'à maintenant comme la seconde édition, et que l'on peut placer entre les
années 1820 et 1830.
Le troisième tirage (2e de Lefort), qui date de 1855, a été exécuté à la Chalcographie de Madrid; les
planches, encore au nombre de 33, sont alors précédées du portrait de Goya (celui des Caprices), du titre
suivant : Coleccion de los diferenies suertcs y actitudes del arte de lidiar los toros, inventadas y
grabadas al agita faerte por Goya, Madrid, 785?. Estainpado en la Caleografia de la imprenta
national, puis de cette table des planches qui présente dans sa disposition quelques différences avec celle
de la i"' édition :
EINTA Y THES ESTAMPAS
QUE RKl'HESENTAN
DIFERENTES SIERTES Y ACTITUDES DEL ARTE DE LIDIAR LOS TOROS,
INVENTADAS Y CBAUADAS AL AGUA FUERTE EN MADRID
POR DON FRANCISCO DE GOYA Y LUCIENTES.
Modo con que los anliguos cspaîiolcs cazaban los loros à caballo en cl
campo.
Olro modo de cazar à pié.
Los moros eslablccidos en Espaiia, prescindiendo do las supersticioncs de
su Alcorân, adoplaron esta caza y aile, y lancean un loi o en cl campo.
Capcan olro encerrado.
El animoso nioro Gazul es el primero que laneco loros en régla.
Los moros hacen olro capeo en plaza con su albornoz.
Origen de los arponcs 6 banderillas.
Cogida de un moro estando en la plaza.
Un caballcro cspanol mata un toro despues de haber perdido cl caballo.
Carlos V lanceando un toro en la pla2a de Valladolid.
El Cid Campeador lanccaDdo olro toro.
Desjarrele de la tanalla con lanzas, îuedias-Iunas. banderillas y olras armas.
Un calialtero cspanol en plaza quebrando rejoncillos sin auxilio de los cliulos.
El diestrlsimo cstudianle de Falces, embozado, burla al loro cossus
quiebros.
El famoso Marlîncbo poniendo banderillas al quiebro.
El mismo vuelca un loro en la plaza de Madrid.
Palenquc de los moro= hecbo con burros para defendersc del toro cmbolado
Tcmcridad de Marlincbo en la pkua de Zaragoza.
Otra loçura suya en la misma plaza.
Ligerezauy alrcvimicnto de Juanilo Apinani eu la de Madrid.
Dcsgracias acaecidas en cl lendido de la plaza de Madrid, y inuerle del
Alcamc de Tori'cjon.
Valor veronil de la célèbre Pajuclcra en la de Zaragoza.*
Mariant) Ccballos, alias el Indio, mala cl toro desde su cahallo.
El mismo Ccballos montado sobr? olro loro quiebra rejones en la plaza du
Madrid.
Ecban perros ai loro.
Caida de un picador de su caballo debajo de! toro
El célebre Fernando del Toro, barilarg'.icro. oblîgando â la fiera con su
garroeba.
El csforzaûo Rcndon picaudo un toro de cuya suerte muriû en la plaza
de Madrid.
Pepc IIIo liaciendo el rccorlc al toro.
Pedro Romcio malando a toro parado
"Banderillas de fuego.
Dos grupos de. pieadores arrollados de seguida |»r un solo loro.
La desgraciada muerlc de Pepc IIIo en la plaza de Madrid.
Les épreuves de cette 3e édition (1855) sont tirées assez légèrement, d'un ton un peu gris, sur papier
de coton blanc, sans vergeures; les cuivres ne sont pas encore biseautés, sauf les planches à biseaux étroits
existant dès l'origine des états.
Le quatrième tirage, renfermant alors les sept pièces demeurées inédites, a été publié parles soins
du marchand de gravures — à ses heures graveur lui-même — E. Loizelet.
Voici le texte du titre de cette nouvelle édition faite sur papier au filigrane Arches (année 1876) :
LA TAUROMACHIE
RECUEIL DE QUARANTE ESTAMPES
REPRÉSENTANT
les manières et feintes de l'art de combattre les taureaux
Inventés et gravés à Peau-forte, à Madrid
PAR DON FRANCISCO GOYA Y LUCIENTES
PARIS
LOIZELET, ÉDITEUR, MARCHAND D'ESTAMPES
RUE DES BEAUX-ARTS, \i.
A titre de curiosité, nous donnons également copie de l'annonce qui fut faite au verso de la couver-
ture d'un catalogue de vente (avril 1876), à l'occasion de ce tirage :
En vente chez Loizelet — LA TAUROMACHIE. RECUEIL DE QUARANTE ESTAMPES.
Représentant différentes manières et feintes de l'art de combattre les Taureaux. Inventées et gravées à
l'eau-forte par don Francisco GOYA y Lucientès. — La suite, imprimée sur papier de Hollande, se
compose des 33 planches connues — 7 entièrement inédites — 1 Portrait de Goya, dessiné et gravé par
E. Loizelet. PRIX : 100 francs. — Les 7 planches inédites et le portrait de Goxa se vendent séparément.
PRIX : 40 FRANCS...
Enfin, le cinquième tirage qui a pour titre : LA TAUROMACHIE. Suite de Quarante Eaux-fortes
par Francisco Goya, a été mis en vente par R. de Los Rios, leur propriétaire, vers 1905; les épreuves de
cette édition sont tirées sur papier vergé au filigrane M B M (initiales de Morel, Bercioux et Masure,
propriétaires-fabricants de la papeterie d'Arches, Vosges). Ce dernier tirage a été assez restreint et aurait
été limité à une vingtaine d'exemplaires sur vergé et 6 ou S sur papier marbré, ces derniers réservés à
des dons.
Depuis lors, en 1921, les trente-trois cuivres (1) de la Tauromachie ont été acquis par le Cercle des
Beaux-Arts, de Madrid, qui en a fait faire un tirage exposé à son siège social (janvier 1922) ; cette expo-
sition a été précédée d'une conférence par D. F. Estève Botay, président de la section de gravure du Cercle.
Outre les quarante pièces publiées de la Tauromachie, il en existe quatre autres demeurées inédites
et dont on ne connaît même jusqu'à ce jour qu'un, deux ou trois exemplaires; ce sont celles que nous
décrivons à la suite des planches publiées, sous les numéros 264 à 267 de notre catalogue.
L'on a coutume de considérer également comme estampe inédite, de la Tauromachie, une pièce qui
ne fut publiée qu'en 1877 par le journal L'Art, et connue sous ce titre : LLUVIA DE TOROS (PLUIE
DE TAUREAUX). Elle appartient en réalité à la série des Disparates (alias Proverbes), où nous l'avons
reportée à l'exemple de A. de Beruete.
Ajoutons en dernier lieu qu'il existe de la Tauromachie :
i" Une reproduction phototypique de 40 planches composant l'édition la plus complète; ces reproductions
précédées d'un portrait de Goya, par V. Lopez, ont été publiées sous forme d'album, par
Tories y Segui.
20 Une reproduction par l'héliogravure (en réduction) des 43 planches (y compris 3 des 4 pièces inédites),
avec texte explicatif par le Dr H. Pallmann, Munich, Delphin, 191t.
30 Une reproduction des 43 planches (fac-similé très réduits), préface de G. Grappe, 17, rue Bonaparte,
s. d. (1913).
Des exemplaires de la 1™ édition se trouvent au Cabinet des Estampes de Paris, Cabinet des
Estampes de Budapest, Bibliothèque publique de New-York, dans les collections de MM. H. Delacroix,
O. Gerstenberg; de la 2" édition, chez M. S. Gerona; de la 3e édition, à la Bibliothèque de l'Université,
Paris, dans les collections de MM. S. Gerona, O. Gerstenberg, Mairat.
VENTES : His de la Salle (1856), 1" tirage, 302 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 5 £ 15 sh.,
E. Lessorre (1889), ier tirage, 190 fr. ; Gerbeau (1908), 1" tirage, 600 fr. ; Léon Manchon (191 1);
i'r tirage, 1.080 fr.; P. Delaroff (1914), Ier tirage, 2.310 fr. ; Roger Marx (1914), 1" tirage,
pi. 8, état, 2.550 fr. ; A. Beurdeley (1920), 1" tirage, 4.600 fr. ; même vente (1921), 2e exempl.
4.900 fr. ; Marcel Guérin (1921), Ier tirage, 4.605 fr.
(1) Les sept pièces publiées pour la première fois par Loizelet et formant un total de 40 planches, dans les
éditions postérieures, sont comme on le sait, gravées au verso de sept des autres cuivres publiés antérieurement.
224. — MODE DES ANCIENS ESPAGNOLS
CHASSANT LE TAUREAU EN PLEINE CAMPAGNE
(L. 310 millim. H. 212)
Planche 1 de la Tauromachie.
ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le grain d'aqua-tinte et avant le n". Le cuivre n'est pas biseauté. De
toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera). L'État reproduit.
20 — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
y y — Avec le n" 1, en H. à D., en marge. La bordure est interrompue en plusieurs endroits,
notamment dans trois des angles (1", 2" et 3* tirages).
4° — Les quelques interruptions de la bordure sont recouvertes de tailles. De plus, le cuivre est
biseauté (4* et 5" tirages, Loizelet et suiv.).
VENTE : Anonyme, to décembre 1912, y état, 40 fr.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; ce dessin offre
quelques variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
225. — AUTRE MODE DE CHASSER A PIED
(L. 310 millim. H. 200)
Planche 2 de la Tauromachie.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le grain d'aqua-tinte et avant le n°. De toute rareté. L'Etat reproduit.
Bibliothèque Nationale, Madrid (ép. de Carderera), M. Gonzalès Marti.
2» — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le 110. Fort rare.
^4 :■ Avec le n"i, en H. à D., en marge, mais avant les retouches signalées dans l'état qui suit (itr,
2e et 30 tirages).
4» — La colline du fond et le ciel sont repris à la roulette sur le ton d'aqua-tinte de l'état précédent
(4e et 5e tirages, Loizelet et suiv.).
VENTES : Anonyme (24 février 1922), 3° état (i« tirage), 183 fr. ; Anonyme (3 avril 1922), 3- état,
(1e1' tirage), 115 fr.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
226. — LES MAURES ÉTABLIS EN ESPAGNE,
ÉLUDANT LES PRINCIPES DE L'ALCORAN, ADOPTENT CET ART DE
CHASSER LE TAUREAU ET DE LE LANCER EN PLEINE CAMPAGNE
(L. 314 millim. H. 200)
Planche 3 de la Tauromachie.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le grain d'aqua-tinte et avant le n°. De toute rareté. Bibliothèque
Nationale, Madrid (épr. de Carderera).
2" — Avec le grain d'aqua-tinte, mais avant le n°. De toute rareté.
3e Avec le n° 3, en H. à D., mais avant que la bordure n'ait été renforcée. Bibliothèque de l'Uni-
versité, Paris.
4* — Avec des traits échappés et des salissures dans le ciel, puis sur le terrain vers la gauche. Tirages
postérieurs.
VENTE : P. Lefort (1869), 1" état, 19 fr
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
227. — ILS CAPENT UN AUTRE TAUREAU DANS UNE LICE FERMEE
(L. 306 millim. H. 202)
Planche 4*de la Tauromachie.
1"' État. A l'eau-forte pure, avant le n". De toute rareté.
2e — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
y — Avec le n° 4, en H. à D., en marge, mais avant que le cuivre n'ait été biseauté (Ier, 2' et
3e tirages).
4e — Le cuivre est biseauté (4" tirage, Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Eeaux-Aris, Madrid).
228. — LE COURAGEUX MAURE GAZUL FUT LE PREMIER
QUI COMBATTIT LES TAUREAUX SELON LES RÈGLES DE L'ART
(L. 509 millim. H. 206)
Planche 5 de la Tauromachie.
i" Etat. A l'eau-forte pure et avant le n°. De toute rareté. Collection de M. Gonzalès Marli.
2e — Avec un léger ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n". Fort rare.
3° — Avec le n° 5, en H. à D., en marge, mais avant que le cuivre n'ait élé biseauté.
4e — Le cuivre n'est pas encore biseauté; mais avec quelques salissures en marges, ainsi que dans le
haut de la planche, et avec trois traits échappés sur le terrain, à droite. Collection de M. Et.
Moreau-Nélaton (épr. de Champfleury).
=,e — Le cuivre est biseauté, le chiffre 5 renforcé et les marges nettoyées (4e et 5e tirages).
Un dessin préparatoire de Goya pour cette planche, qui appartenait à Ch. Yriarte, a été reproduit
dans L'Art, année 1877, T. II, p. 79 (Goya aqua-fortistc, par Ch. Yriarte).
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid)
229. — LES MAURES IMITENT LE JEU DE LA CAPE, DANS LA PLACE,
AVEC LEURS BURNOUS
(L. 310 millira. H. 204)
Planche 6 de la Tauromachie.
i" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de
Carderera).
2e — Avec le ton d'aqua-tinte, mais avant le n". Fort rare.
45» — Avec le n" 6 en H. à D., en marge, mais le cuivre n'est pas biseauté.
4' — Le cuivre est biseauté. Sans autre différence. Tirage Loizelet et suivants.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
230. — ORIGINE DES HARPONS OU BANDERILLES
(L. 317 millim. H. 201)
Planche 7 de la Tauromachie.
Ie' Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
2' — Avec le grain d'aqua-tinte, mais encore avant le n". Fort rare.
,X3* Avec le n" 7 en H. à D., en marge, mais avant les biseaux.
4e — Le cuivre est biseauté. Sans autre différence (tirages Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Carcle des Beaux-Arts, Madrid,).
231. — UN MAURE EST ASSAILLI PAR UN TAUREAU DANS LA PLACE
(L. 316 millim. H. 205)
Planche 8 de la Tauromachie.
I" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid,
Cabinet des Estampes, Budapest.
2" — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n". Fort rare.
3e — Avec le n° 8 en H. à D., en marge, mais le cuivre est a biseaux étroits (ior, 2" et 3" tirages).
4e — Le cuivre est à larges biseaux (48 tirage, Loizelet et suiv.).
,-Ù:
q
- jiHWkRSÉl?
p
'■ '■:-■' f
iiS^af ''""
Jf&&Ê
ïiËÊ
'^^
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire k la sanguine pour cette planche. Nous en don-
nons ci-dessus une reproduction réduite.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
232. - UN CHEVALIER ESPAGNOL TUE LE TAUREAU
APRÈS AVOIR PERDU SON CHEVAL
(L. 312 millim. H. 205)
Planche 9 de la Tauromachie.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
a8 — Avec le grain d'aqua-tinte, mais encore avant le n° en H. à D.
v 3e — Avec le n° 9 en H. à D., dans la marge, mais avant les biseaux.
4" — Le cuivre est biseauté. Sans autre différence (tirages, Loizelet et suiv.).
Le cuivr? existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
233. — CHARLES-QUINT LANÇANT UN TAUREAU
DANS LA PLACE DE VALLADOLID
(L. 30S millim. H. 210)
Planche 10 de la Tauromachie.
Ier État. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
2« Avec le grain d'aqua-tinte, mais encore avant le nn. De toute rareté.
\ -s Avec le n° 10 en H. à D., en marge. Le haut de la planche est à biseau étroit.
a? Le cuivre est à larges biseaux (tirage Loizelet et suivants).
VENTE : P. Lefort (1869), 1" état, 16 fr. 50.
Le Musée du Prado possède une première pensée de cette composition exécutée à la sanguine.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
234. — LE CID CAMPEADOR FRAPPANT DE SA LANCE UN TAUREAU
(L. 315 millim. H. 216)
Planche 11 de la Tauromachie.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
3e — Avec le n° 1 1 en H. à D., en marge, mais avant les biseaux et avant les rayures dans le ciel, puis
sur le terrain à gauche.
4e — Avec des rayures dans le ciel et sur le terrain à gauche. De plus, une petite interruption dans
la bordure, vers le bas à droite, a été comblée. Le cuivre est biseauté (4e tirage, Loizelet et
suiv.).
VENTES : P. Lefort (1869), Ier état, 23 fr. ; Anonyme (3 avril 1922), y état (ier tirage), 12s fr.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux- Arts, Madrid).
235. — LA POPULACE COUPANT LES JARRETS D'UN TAUREAU
AVEC DES LANCES, DES DEMI-LUNES, DES BANDERILLES
ET AUTRES ARMES
(L. 3 12 millim. H. 2 1 1)
Planche 12 de la Tauromachie.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. L'Etat reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid
(épreuve de Carderera).
a» — Avec l'aqua-tinte, mais avant le n". Fort rare.
y — Avec le n° 12 en H. à D., en marge; avant les salissures. Le cuivre est à biseaux étroits (i,r et
2" tirages). Bibliothèque de l'Université, Paris.
4» — Avec quelques salissures sur le ciel et sur le terrain ; le cuivre est encore à biseaux étroits
(3» tirage). Bibliothèque de l'Université, Paris.
5« — Les biseaux du cuivre sont élargis. Avec de nouvelles salissures et des accidents, notamment
une tache formée par l'acide, dans le haut vers la gauche (4" tirage, Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine renfermant des figures qui ont été
supprimées dans l'estampe, au second plan, à gauche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
236. — CAVALIER ESPAGNOL, EN PLAZA, BRISANT DES BANDERILLES
SANS LE SECOURS DES CHULOS
(L. 306 millim. H. 203)
Planche 13 de la Tauromachie.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n". De toute rareté. Collection de M. Gonzalès Marti.
2° — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
_^3e — Avec le n° i3, en H. à D.. en marge, Le cuivre n'est pas biseauté.
4« — Le cuivre est biseauté (tirage Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado conserve le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
237. — L'HABILE ÉTUDIANT DE FALCES SE JOUE DU TAUREAU
(L. 302 millim. H. 203)
Planche 14 de la Tauromachie.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n". De toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque de l'Université,
Paris.
2* — Avec un ton d'aqua-tinte sur toute la surface de la composition, sauf sur l'échiné du taureau;
une partie de l'ombre portée du taureau au premier plan est très atténuée et plus limitée ;
encore avant le n". Fort rare.
3" — Avec le 11° 14 en H. à D., en marge, mais'le cuivre n'est pas biseauté (ier, 2e et 3e tirages).
Collection de M. P. Cosson.
4" — Le cuivre est biseauté (4" tirage, Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
238. — LE FAMEUX MARTINCHO(') POSANT DES BANDERILLES
EN DONNANT LE QUIEBRO
(L. 310 millim. H. 201)
Planche 15 de la Tauromachie.
1"' Etat. Al'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. Bibliothèque de l'Université, Paris,
o'- — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
ja* Avec le n° i5 en H. à D., en marge, mais avfcnt les biseaux.
4» _ Le cuivre est biseauté (4e tirage, Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
VENTE : Anonyme (3 avril 1922), 3e état (1" tirage), 150 fr
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
(1) Martin Barcaiztegui
239. — MARTINCHO FAIT SE CULBUTER UN TAUREAU
DANS LA PLACE DE MADRID
(L. 310 millim. H. 207)
5e Etat.
Planche 16 de la Tauromachie.
ier Etat. Al'eau-forte pure, avant le n". De toute rareté. Ex-collection Ph. Burty.
2e Avec.l'aqua-tinte, mais encore avant le n". De toute rareté.
Avec le n" 16 en H. à D., en marge, mais avant les retouches dans le lond et avant les biseaux.
L'Etat reproduit.
4e Le cuivre est biseauté. Le fond ré-aquatinté forme vers le milieu comme un nuage qui part du
bord latéral droit et s'étend jusqu'au taureau (tirages Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède une première pensée de cette planche ; ce dessin, à la sanguine, renferme
un certain nombre de personnages, et le fond du sujet est limité par la barrière de l'arène.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
240. — LES MAURES SE SERVENT D'ANES, COMME REMPART,
CONTRE UN TAUREAU
DONT LES CORNES SONT GARNIES DE BOULES
(L. 3 1 i millim. H. aoo)
Planche 17 de la Tauromachie.
Ier Etat. A l'eau-force pure, avant le n". De toute rareté. Ex-colleclion P. Lefort.
2e — Avec le ton d'aqua-tinte, niais encore avant le ci0. De toute rareté.
y — Avec le n" 17, en H. à D., en marge, mais avant que le cuivre ait été biseauté.
4» — Encore avant les biseaux du cuivre, mais avec un trait échappé à mi-hauteur d'une des jambes
d'arrière du taureau, puis avec un autre trait échappé oblique, à droite, contre la bordure
jusqu'à mi-hauteur. Collection de M. Et. Moreau-Nélaton (épr. de Champfleury).
5e
Le cuivre est biseauté. Le trait échappé contre la bordure a disparu ou a été effacé (cirages
Loizelet et suiv.).
VENTES : P. Lefort (1869), 1" état, 17 f r. ; Champfleury (1S91), 4" état, avec 6 autres pièces, 8 fr
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
241. — TÉMÉRITÉ DE MART1NCHO DANS LA PLACE DE SARAGOSSE
(L. 314 millim. H. =02)
Planche 18 de la Tauromachie.
i6r Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
2" Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n°. De toute rareté.
y Avec le n" 18, en H. à D., en marge, mais avant les biseaux du cuivre (ie
4» Le cuivre est biseauté (4e tirage, Loizelet et suiv.).
2e et 3e tirages).
Une variante du même sujet est reproduite plus loin, sous le n° 264 de notre catalogue.
Le Musée du Prado possède une première pensée de cette planche; ce dessin est exécuté à la
sanguine.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
242. — AUTRE FOLIE DE MARTINCHO DANS LA MÊME PLACE
(L. 319 millim. H. 208)
Planche 19 de la Tauromachie.
1"' Etat. A l'eau-forte pure, avec quelques tons partiels d'aqua-tinte, avant le n" et avant les travaux à la
pointe sur le chapeau et la cape d'un des spectateurs du groupe dans l'arène (celui qui se
trouve au milieu). De toute rareté. L'État reproduit. Collection de M. Maurice Pereire.
2e — Avec les additions indiquées ci-dessus et avec le ton d'aqua-tinte réparti sur la plus grande
partie de la composition, mais encore avant le n°. Fort rare.
3» — Avec le n° 19, en H. à D., en marge. Le cuivre est à biseaux étroits (1"', 1" et 30 tirages).
4" — Les biseaux du cuivre sont élargis (4* tirage, Loizelet).
5» — Avec trois traits échappés vers le fond gauche, autour du personnage debout dans l'arène
(5" tirage).
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1876), 2' état, 14 sh.
Le Musée du Prado conserve un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; ce dessin offre
des variantes avec l'estampe. Nous en donnons ci-dessus un t'ac-simile réduit.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
243. — LÉGÈRETÉ ET ADRESSE DE JUANITO APINANI
DANS LA PLACE DE MADRID
(L. 309 millim. H. 202)
f Etat.
Planche 20 de la Tauromachie.
Y
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
3e — Avec le n° îo, en H. à D., en marge, mais avant les biseaux. L'Etat reproduit.
4» — Avec un trait vertical échappé, dans l'angle gauche du bas. Le cuivre est biseauté (4' tirage,
Loizelet et suiv.).
Cette planche, dont le dessin préparatoire à la sanguine, en fac-similé ci-dessus, est conservé au
Musée du Prado, a été reproduite dans : Les Grands Peintres-Graveurs depuis Rembrandt jusqu'à Whistler
(Studio, hiver 1913-1914).
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid)'
244. — MALHEURS ARRIVES DANS LES GRADINS
DE LA PLACE DE MADRID ET MORT DE L'ALCADE DE TORREJON
(L. 318 millim. H. 212)
Planche 21 de la Tauromachie.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le n". De toute rareté.
3" — Avec le ton d'aqua-tiate, mais encore avant le n". De toute rareté.
3" — Avec le 11° 21, en H. à D., en marge, mais avant les biseaux.
4' — Le cuivre est biseauté. Sans autre différence (tirage Loizelet et suiv.).
• j-?^«s^fi#'**'.i?;^^
Un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche, mais avec d'assez nombreuses variantes,
est conservé au Musée du Prado; nous en donnons ci-dessus un fac-similé réduit.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
245. — MALE VALEUR DE LA CELEBRE PAJUELERA
DANS LA PLACE DE SARAGOSSE
(L. 309 millim. H. 210)
Planche 22 de la Tauromachie.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale,
Madrid (épreuve de Carderera).
2e Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n". De toute rareté.
V3» — Avec le n" 12, en H. à D., en marge. Le cuivre n'est pas encore biseauté.
4» — Le cuivre est biseauté (4e tirage, Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts. Madrid).
246. — MARIANO CEBALLOS, DIT L'INDIEN, TUE LE TAUREAU
DE DESSUS SON CHEVAL
(L. 314 millim. H. 210)
Planche 23 de la Tauromachie.
1" litat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De tonte rareté. Ex-collection P. Lefort.
2e Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n". Fort rare.
Avec le n" i3, en H. à D., en marge, mais avant que les biseaux n'aient été élargis.
Les biseaux de cuivre sont élargis. Le chiffre 23 est renforcé (4"- tirage, Loizelet et suiv.).
VENTES : P. Lefort (1S69), 1" état, 2, fr. ; 2e état, 24 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 17 sh. ; Anonyme
(18 novembre 1915), 50 état, 52 fr.
Le Musée du Prado conserve le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche; nous en
donnons ci-dessus la reproduction.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
247. - CEBALLOS MONTANT UN TAUREAU,
BRISE DES BANDERILLES DANS LA PLACE DE MADRID
(L. 511 millim. H. 204)
Planche 24 de la Tauromachie.
Ier Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid.
2e — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
5" — Avant le n° 24, en H. à D., en marge, mais avant les biseaux.
4* Le cuivre est biseauté. Sans autre différence (4e tirage, Loizelet et suiv.).
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
248. — ON LACHE LES CHIENS CONTRE LE TAUREAU
(L. 311 millim. H. 209)
Planche 25 de la Tauromachie.
1"' Etat. A l'eau-forte pure, avant le n". De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de
Carderera).
2« — Avec un léger ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
•J 3" — Avec le n° a5, en H. à D., en marge, mais avant les biseaux.
4e — Le cuivre est biseauté. Avec un trait échappé oblique, vers le bord latéral droit, à la hauteur de
la tête du cheval (4e tirage, Loizelet etsuiv.).
Une variante du même sujet est cataloguée, plus loin, sous le n° 259 de notre catalogue.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
249. — CHUTE D'UN PICADOR TOMBE DE CHEVAL
SOUS LE TAUREAU
(L. 310 millim. H. 202)
Planche 26 de la Tauromachi
icr Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale,
Madrid (épr. de Carderera).
2e — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n". Fort rare.
3e — Avant le n° 26, en H. à D., en marge, mais avant les biseaux.
4e Avec un trait oblique échappé sur le terrain à droite, vers la barrière. Le cuivre est biseauté
(4' tirage, Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
250. — LE CÉLÈBRE PICADOR FERNANDO DEL TORO
OBLIGEANT LE TAUREAU, A LAIDE DE SA PIQUE, A FONDRE SUR LUI
(L. 320 millim. H. 207)
Planche 27 de la Tauromachie.
t'' Etat. A l'eau-forte pure, avant le numéro. De toute rareté.
2" — Avec le ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n". De toute rareté. L'État reproduit. Collection
de M. Maurice Pereire.
n\3° — Avec le n° 17 en H. à D., en marge. Le cuivre est à biseaux étroits.
4e — Les biseaux du cuivre sont élargis, le chiffre 27 est renforcé (4e tirage, Loizelet et suiv.).
VENTES : P. Lefort (1869), s' état, 26 fr. ; Ph. Burty (1876), 2° état, 14 sh.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sépia pour cette planche; ce dessin offre
d'assez nombreuses variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
251. - LE COURAGEUX RENDON, PIQUANT UN TAUREAU,
QU'IL TUA D'UN COUP DANS LA PLACE DE MADRID
(L. 311 mill. H. 210)
Planche 28 de la Tauromachie.
1e1 Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque de l'Université,
Paris.
2s _ Avec un léger ton d'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare. Collection de M. Maurice
Pereire.
^ ._ Avec le 11" î8 en H. à D., en marge. Le cuivre est à biseaux étroits (1", 2' et 3° tirages).
4e — Les biseaux du cuivre sont élargis (4e tirage, Loizelet et suiv.). Le n" est renforcé.
VENTE : P. Lefort (1869). 2e état, 26 fr.
£
3Bi$&
••^?
II
y ■g.jjmiJgfti;<tFg>_
|g&j
■'-""-- ■ . ■
j ^*lÉff§
sa
:raik vaMafc.
io*^— -
— —
-';.■[ ' * '
Un dessin préparatoire de Goya pour cette planche est conservé à la Kunsthalle de Hambourg; nous
en donnons ci-dessus un fac-similé réduit.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
252. — PEPE 1LLO FAISANT LA RECORTE AU TAUREAU
(L. 312 millim. H. 203)
Planche 29 de la Tauromachie
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°, le nom de Goya visible à l'angle inférieur droit. De toute rareté.
2e — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n". Le nom du maître n'est plus visible sous le ton
d'aqua-tinte. Fort rare.
y — Avec le n° 29 en H. à D., en marge. Le cuivre est à biseaux étroits.
4e — Les biseaux du cuivre sont élargis. (4e tirage, Loizelet et suiv.)
VENTES : P. Lefort (1S69), 1" état, 22 fr. ;
Burty, 330 fr.
état, 25 fr. ; Alf. Beurdeley (1920), 2" état, épreuve de
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; ce dessin offre
des variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
253. — PEDRO ROMERO TUANT UN TAUREAU IMMOBILE
(L. 307 millim. H. 210)
Planche 30 de la Tauromachie.
Ier Etat. Avant le numéro. De toute rareté.
\| 2° — Avec le n° 3o en H. à D., en marge; le cuivre n'est pas biseauté.
y — Le cuivre est biseauté (4e tirage, Loizelet et suiv.).
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
254. — LES BANDERILLES DE FEU
(L. 320 millim. H. 212)
Planche 31 de la Tauromachie.
i*r Etat. A l'eau-forte pure, avant le n". De toute rareté.
2* Avec l'aqua-tinte, encore avant le n". Fort rare. Ex-collection P. Lefort.
\ y — Avec le n° 3i en H. à D., en marge. Le cuivre est à biseaux étroits (ier, 2' et ^ tirages).
Les biseaux du cuivre sont élargis (4e tirage, Loizelet).
Avec deux traits échappés : l'un, vertical, à gauche, près du T. C, sous la balustrade ; l'autre,
oblique, à droite, près du T. C, sur la partie claire du terrain (5* tirage).
VENTE : P. Lefort (1S69), 2' état, 2S fr.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire, à la sanguine pour cette planche ; ce dessin
offre d'assez nombreuses variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Cercle des Beanx-Arts, Madrid).
255. — DEUX GROUPES DE PICADORS CULBUTES
PAR UN MÊME TAUREAU
(L. 310 millim. H. 203)
Planche 52 de la Tauromachie.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
2e — Avec aqua-tinte partielle, mais encore avant le n°. Fort rare. Bibliothèque de l'Université,
Paris.
5» — Avec le n° 3a en H. à D., en marge. Le cuivre est à biseaux étroits (1", 2e et 3e tirages).
4» _ Les biseaux du cuivre sont élargis, le chiffre 32 est renforcé (4e tirage, Loizelet et suiv.).
VENTES : P. Lefort (1869), 2- état, 28 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 2' état. 16 sh.
V^PK
m :,J < S ,
»~-.'>j&?s».''-- ;,«■*•
Un très beau dessin préparatoire de Goya pour cette planche est conservé à la Kunsthalle de Ham-
bourg ; nous en donnons ci-dessus un fac-similé réduit. Ce dessin a été également reproduit dans la
plaquette suivante : Austellung von \eiclinungen alte meister ans den Sammlungen der Kunsthalle ;u
Hamburg, 1920.
Un second dessin, comprenant le groupe principal seulement et exécuté à la sanguine, est conservé
au Musée du Prado.
Le cuivre existe (Cercle des Reaux-Ans, Madrid).
256. — LA MALHEUREUSE MORT DE PEPE ILLO
DANS LA PLACE DE MADRID
(L. 306 millim. H. 202)
5S Etat.
Planche 33 de la Tauromachie.
1" Etat. A l'eau-forte pure, avant le n°. De toute rareté.
2° — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant le n°. Fort rare.
y — Avec le n" 33 en H. à D., en marge, mais avant les biseaux et avant les traits échappés. L'État
reproduit.
4" — Avec un trait horizontal échappé sur le terrain à droite à mi-hauteur, mais avant un autre trait
échappé.
5» — Avec un second trait échappé — oblique — sur la barrière, à droite (tirage Loizelet et suiv.)
Cette planche a été reproduite dans le Francisco Goya, de K. Bertels.
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; ce dessin offre
quelques variantes avec l'estampe. Nous en donnons ci-dessus une reproduction réduite.
A. de Beruete considère cette pièce comme l'une des plus belles de la série de la Tauromachie.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
257. — UN SEIGNEUR ESPAGNOL BRISE UNE LANCE,
AVEC L'AIDE DE NOVILLOS
(L. 325 millim. H. 207)
Planche 34 (A) de la Tauromachie.
Etat. Avant la lettre A, en H. à D., en marge, avant quelques travaux sur le taureau qui est moins
également noir que dans le second état, et avant des grattages sur le cavalier et sa monture. De
toute rareté. Collection Lazaro, Madrid (avec le n° 38, de la main de Goya).
Avec de nouveaux travaux éteignant les lumières sur le taureau et avec des grattages sur le cava-
lier et sa monture qui se détachent en clair. Avec la lettre majuscule : A, en H. à D., en marge.
L'État reproduit (4e tirage, Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède une première pensée de cette composition, exécutée à la sanguine et
offrant des variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
258. - LE CHEVAL ABATTU PAR UN TAUREAU
(L. 321 millim. H. 212)
1" Etat.
Planche 35 (B) de la Tauromachie.
Etat. Avant la lettre majuscule B, dans la marge du H. à D., et avant des travaux à la pointe sèche
sous le poitrail du cheval, de la jambe de l'homme renversé, sur l'échiné du taureau, sur les
vêtements de deux des personnages derrière le taureau. Egalement avant le mors-aux-dents,
à la tête du cheval. De toute rareté. L'État reproduit. Collection Lazaro, Madrid.
Avec les additions à la pointe signalées ci-dessus, et avec la lettre B dans la marge en H. à D,
Un mors-aux dents a été ajouté au-dessus des naseaux du cheval (tirages Loizelet, 1876, et
suiv.).
Le Musée du Prado possède un dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche ; ce dessin offre
des variantes avec l'estampe.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
259. — ON LACHE LES CHIENS CONTRE LE TAUREAU
(L. 317 millim. H. 205)
Planche 36 (C) de la Tauromachie.
i"r Etat. Avant la lettre majuscule C. Fort rare.
2« — Avec la lettre majuscule C. en H. à D., en marge (tirages Loizelet et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette gravure, qui est une
variante de la planche 25 de la série, ou mieux une première planche rejetée par l'artiste comme impar-
faite.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
260. — LE PICADOR MONTE SUR LE DOS D'UN HOMME
PRÉSENTANT LA CAPE AU TAUREAU
(L. 3 = .) miilim. H. =07)
Planche 37 (D) de la Tauromachie.
Ier Etat. Avant la lettre majuscule D., en H. à D. Fort rare.
2e Avec la lettre majuscule : D., en H. à D. (Tirages Loizelet, 1876, et suiv.).
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
261. — LA MALHEUREUSE MORT DE PEPE ILLO, 1" variante.
(L. 327 millim. H. 217)
Planche 58 (E) de la Tauromachie.
1e1' Etat. Avant la lettre majuscule E, dans la marge du H. à D., et avant de nombreux traits échappés.
Fort rare. Bibliothèque Nationale, Madrid, M. Lazaro, Madrid.
Avec la lettre E en H. à D., en marge, et de nombieux traits échappés dans le fond (tirages
Loizelet, 1S76, et suiv.).
SS&ï2^^&--,>
X)
Nous donnons ci-dessus un fac-similé réduit du dessin préparatoire (de Goya) en vue de la planche
38, et conservé à la Kunsthalle de Hambourg.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
262. — LA MALHEUREUSE MORT DE PEPE ILLO, 2' variante.
(L. 320 millim. H. 207)
Planche }Q (F) de la Tauromachie.
Ier Etat. Avant le second pied de l'homme enlevé par le taureau, et avant la lettre majuscule F. De
toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera, tirée recto
et verso).
2e — Avec la lettre F. en H. à D., en marge, et avec le second pied de l'homme enlevé par le
taureau (tirages Loizelet, 187(1 et suiv.).
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
263. — UNE SCENE DE NOVILLADAS
(L. 319 millim. H. 215)
Planche 40 (G) de la Tauromachie.
Ie'' Etat. A Peau-forte pure, avant la lettre G., en H. à D., en marge. De toute rareté.
2e — Avec l'aqua-tinte, mais encore avant la lettre G., et avec des essais de pointe dans l'angle
supérieur gauche. De toute rareté. Bibliothèque Nationale, Madrid.
je — Avec la lettre majuscule : G., en H. à D., en marge. Le terrain est sillonné à droite, de
nombreux traits échappés ou rayures verticales et obliques (tirages Loizelet, 1876, et suiv.).
Un dessin préparatoire de Goya, pour cette planche, est conservé au Musée du Prado; il a été
reproduit dans le Francisco de Goya, de V. von Logtl.
Le cuivre existe (Cercle des Beaux-Arts, Madrid).
PLANCHES INÉDITES
TAUROMACHIE
264. — TEMERITE DE MARTINCHO DANS LA PLACE DE SARAGOSSE
("Variante de la planche 18).
(L. 321 millim. H. 214)
2e Etat.
Ier Etat. A l'eau-forte pure. De toute rareté.
2e — Avec l'addition d'un ton d'aqua-tinte. De toute rareté. L'Etat reproduit. Collection de
M. Hofmann fils.
VENTE : P. Lefort (1S60), Ier et 2e états. 42 fr.
Le Musée du Prado possède une première pensée de cette composition, renfermant un plus orand
nombre de figures.
Cette pièce a été reproduite dans le Goya's Seltene Radierungen... de V. von Loga, dans le Francisco
de Goya, de J. Hofmann, et dans le Goya grabador, de A. de Beruele.
265. — UN TORERO S'APPRÊTANTA FRAPPER DE L'ÉPÉE UN TAUREAU
(L. 325 millim. H. dio)
1" Etat. Avant divers travaux formant encadrement autour du sujet. De toute rareté, pinon unique.
Collection José Lazaro, Madrid.
2" Avec des travaux formant encadrement autour du sujet. L'État reproduit. De toute rareté,
sinon unique. Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Carderera).
Cette planche demeurée inédite, et dont on ne connaît jusqu'à ce jour que deux épreuves, e:t
reproduite dans Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, puis dans le Goya grabador, de A. de
Beruete.
Julius Hofmann mentionne un état de cette pièce, avec un ton d'aqua-tinte, mais sans autre
indication.
Le Musée du Prado possède le dessin préparatoire à la sanguine pour cette planche.
266. — MARIANO CEBALLOS (?), MONTANT UN TAUREAU,
BRISE DES BANDERILLES SUR LA PLACE DE MADRID
(L. 313 raillim. H. 202)
'-
à^ ^~HËSP»13i
v^Hk^b
" " .
SBbSSjb^HF 'ffrv
'^ÊÊÊ
P^mn 1
» ^\PSPiJ: 41
■Bat . JÉfc»& M^aUJ» i|K^^H
'
ÎB^SE^i^Bi
■ll'Sfefe^^S?^^ "§g£S^5^^^3^^^BaiiF
^- '"'sggsgS
^ ]S?*^
H^^^^^^"^^^-^- ~~v -=^^--
istSli
jfssilBp
- - ^!^§I^ :- : -^ -T"" ~: :^^Ê^
SKiSii
■SBBiiSï~: =»*--
e ■- •£ - -Sv^^Ka^gÎTÂ jgg=^^ . — * :~— -_..-„-... -.jés?'
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Carderera). Cette épreuve que nous reproduisons,
et que Jules Hofmann cite comme étant avant l'aqua-tinte, porte au contraire des traces de grain sur
diverses parties de la planche. De toute rareté.
Cette planche est reproduite dans Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, puis dans le Goya
grabador, de A. de Beruete, mais en sens inversé.
Le Musée du Prado possède une première pensée, de cette composition, offrant des variantes avec
l'estampe.
Nous donnons ci-dessus une reproduction réduite du dessin auquel nous faisons allusion à la pa
précédente.
267. — LE TORERO PRÉSENTANT LA CAPE AU TAUREAU
(L. 315 millim. H. 200)
Collection de M. Eduardo Carderera. Seul exemplaire connu et cité pour la première fois par
A. de Beruete (n° 250 de son catalogue de l'œuvre gravé et lithographie de Goya), 1918. Cette pièce
n'ayant encore jamais été reproduite, nous sommes particulièrement heureux que M. Eduardo Carderera
nous ait très aimablement facilité les moyens de la faire connaître à nos lecteurs, ce dont nous le remer-
cions bien vivement.
LITHOGRAPHIES
268. — LA VIEILLE FILANT
(H. 210 millim. L. 140)
Lithographie rarissime, tirée à 6 épreuves.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Carderera), British Muséum.
La Vieille filant a été reproduite dans Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, puis dans Goya
abador de A. de Beruete.
269. — LE DUEL A LA VIEILLE MODE ESPAGNOLE
(L. 230 millim. H. 220)
Lithographie sans lettre, ni signature, exécutée à la plume de roseau.
Très rare.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Carderera), British Muséum (épreuve de Galichon).
VENTES : P. Lefort (1S69), 31 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 6 sh. ; Emile Galichon (1875), 135 fr.
Alfred Beurdeley (1920), 390 fr.
Un fac-similé de cette pièce, obtenu par le procédé Pilinski, a été publié dans la Gazette des Beaux-
Arts (t. XXV, 1868, p. 177) ; cette reproduction, que l'on confond parfois avec la planche originale, porte
au bas à gauche : Madrid Mar^o, 1819, puis vers le milieu quelques traits et le nom de Goya.
270.
UN MOINE
(H. 130 millim. L. 0,80-90)
Lithographie sans lettre, ni signature, exécutée à Madrid.
Kupferstiche Kabinet, Berlin (épreuve de R. de Madrazo). Seul exemplaire connu, acquis en iyo^
pour la somme de 1.000 marks environ.
Cette lithographie a été reproduite dans : Jahrbuch dcr Kgl. preuss. Kunstsammlunjjen, kioî, dans
Goya's Seltene Radietungen..., de V. von Loga, puis dans le Goya, de Calvert, Londres, 100S.
271. — SCÈNE DE DIABLERIE
(L. 240 millim. H. 120)
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Carderera)
■ Cette rarissime lithographie a été signalée et décrite dans la Gazette des Beaux-Arts (année 1863),
par D. V. Carderera, qui possédait alors l'épreuve regardée à cette date comme unique : « La figure est
« d'un dessin savant, les raccourcis sont irréprochables. Le procédé est très bizarre ; des ombres ont été
« dessinées avec un gros pinceau, et les demi-teintes, ainsi que les chairs, ont été obtenues par un frottis
« très gras. »
Le British Muséum possède le dessin préparatoire pour la Scène de diablerie ; il est
été acquis à la vente Ph. Burtv, au prix de 1 î, 18 sh. ; il provenait de la vente P. Lefort.
au lavis et. a
La Scène de diablerie est reproduite dans Goya's Seltene Radierungen und Lithographien, de V. von
Loga, Berlin. 1907.
272. - EXPRESIVO DOBLE FUERZA (EXPRESSION DE DOUBLE FORCE)
(L. environ 180 millim. H. 120)
Lithographie sans lettre, ni signature, exécutée à Madrid.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Carderera), Bibliothèque publique de New-York, épreuve
portant en marge, de la main de Goya? l'inscription manuscrite suivante : Expresivo doble fuerza.
Cette lithographie dont on ne connaît jusqu'à ce jour que deux épreuves, est reproduite dans Goya's
Seltene Radierungen..., de V. von Loga, dans le Francisco Goya, de K. Bertels, puis dans le Goya grabador,
de A. de Beruete.
Cette lithographie est encore connue sous les titres : Le Soudard (Paul Lefort) et le Couple amou-
reux (Pareja amorosa) (A. de Beruete).
273. — UN HOMME VIOLENTANT UNE FEMME
(H. 130 millim. L. 150)
Lithographie sans lettre, ni signature, exécutée à Madrid.
Kupferstiche Kabinet, Berlin (épreuve de R. de Madrazo). Seule épreuve connue.
Cette lithographie, désignée par A. de Beruete sous le titre Ebrio de Amor (Ivre d'Amour), a été
reproduite dans le Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, dans le Francisco Goya, de K. Bertels,
dans le Goya, de Calvert (sous le titre : A Gentle episoda), puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
274. — LE TAUREAU ASSAILLI PAR LES CHIENS
(L. 270 millim. H. 170)
it'l '
.
Lithographie rarissime, sans lettre, ni signature. Cette pièce a quelque analogie avec les planches 25
et 36 de la Tauromachie (voir les nos 248 et 239).
Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera), Kupferstiche Kalir.et, Berlin (épr. de F. Boix),
The Hispanic Society, of America.
Le Taureau assailli par les chiens est reproduit dans Goya's Seltene Radierungen.. , de V. von Loga,
dans Goya grabador, de A. de Beruele, puis dans L'Art et le Beau (Goya, par Lothaiie Biieger).
275. — ATTAQUE EN RASE CAMPAGNE D'UN TAUREAU
PAR UN PICADOR
(L. 355 millim. H. 250)
Lithographie sans lettre, ni signature.
Kupferstiche Kabinet, Berlin (épreuve de F. Boix). Seul exemplaire connu.
Cette lithographie a été reproduite dans Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, dans Goya
grabador, de A. de Beruete, puis dans L'Art et le Beau (Goya, par Lothaire Brieger).
276. — LA LECTURE
(L. 132 millim. H. 130)
-r m
Lithographie sans lettre, ni signature, exécutée à Madrid.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épreuve de Carderera), Cabinet des Estampes, Paris, British Mu-
séum (épr. de Burty), Kupferstiche Kabinet, Berlin (épr. de Madrazo), M. O. Gerstenberg.
VENTES : P. Lefort (1869), 10 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 1 £.
Cette fort rare lithographie est reproduite dans Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, dans le
Goya, de Calvert (sous le titre : Fairy taies), puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
277. — LE SOMMEIL
(L. 160 millim. H. 140)
%M
Lithographie sans lettre, ni signature, exécutée à Madrid.
Nous ne connaissons que deux épreuves de cette pièce; l'une appartient à M. Maurice Pereire (pro-
venant de Christobal Ferriz), l'autre fait partie du fonds du Kupferstichc Kabinet, de Berlin.
Elle a été reproduite à diverses reprises : dans le Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, dans
le F. de Goya, de J. Hofmann, dans le Goya, de Calvert, sous le titre : One more ùlfortunate, puis dans
le Goya grabador, de A. de Beruetc.
Julias Hofmann indique que l'épreuve du Kupferstiche Kabinet, de Berlin, a été acquise de R. de
Madrazo, en 1905, pour la somme de 1.000 marks environ.
278. — EL VITO, CHANSON ANDALOUSE (ou LA DANSE ESPAGNOLE)
(L. 200 millira. H. 185)
^oaâdk* " L^^ÉlÉ
A
1 -*..\ϧB Pw^2
Lithographie exécutée à Bordeaux (1825).
Très rare.
Bibliothèque Nationale, Madrid (ëpr. de Carderera), Bibliothèque Nationale, Paris, British Muséum
(épr. de Burty), Kupferstiche Kabinet, Berlin (épr. de F. Boix), MM. José Lazaro, Maurice Pereire (épr.
de C. Ferriz).
VENTES : Eugène Delacroix (1864), 23 fr. ; Ph. Burty (Londres, 1876), 1 £ 16 sh.
€ M. Matheron, dans une note de sa biographie de Goya, — écrit Paul Lefort, — donne le titre :
« les Bohémiens aune pièce lithographiée qu'il ne décrit pas. Nous croyons, — ajoute-t-il, — que cette
« pièce n'est autre que la Danse espagnole. »
279. — LE COUP D'EPEE ou LE DUEL
(L. 220 millim. H. 210)
J'v ■■
Lithographie exécutée à Bordeaux.
Bibliothèque Nationale, Madrid (épr. de Carderera), British Muséum (épr. de Burty), Kupferstiche
Kabinet, Berlin (épr. de F. Boix), MM. le D1 Berolzheimer, José Lazaro, Madrid.
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1876), 2 £, 2 sh.
Cette fort rare lithographie est reproduite dans le Catalogue de l'œuvre gravé de Goya, par J. Hof-
mann, le Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga, dans le Francisco Goya, de K. Bertels, puis dans le
Goya grabador, de A. de Beruete.
280. — LE DROMADAIRE
(L. 150 millim. H. 100)
Cette lithographie dont on ne connaît que l'exemplaire appartenant à la collection Lazaro, et prove-
nant, ainsi que les trois suivantes, de la famille de Maria del Rosario Weiss, élève et protégée de Goya, a
été reproduite pour la première fois dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
281. — CHIEN ABOYANT
(L. 17: millim. H. 1 17)
Cette lithographie, dont on ne connaît que l'exemplaire appartenant à la collection Lazaro, a été
reproduite pour la première fois dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
282. — TIGRE COUCHÉ
(L. 155 millim. H, 100)
Cette lithographie, dont on ne connaît que l'exemplaire appartenant à la collection Lazare, a été
reproduite pour la première fois dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
283. — UN RENARD
(L. environ ioo millim. H. 0S0
Lithographie.
Collection de M. José Lazaro. Seul exemplaire connu, reproduit pour la première foi
284. — PORTRAIT DE L'IMPRIMEUR GAULON
(H. 270 millim. L. 210)
1"' Etat. Celui reproduit. De toute rareté. Cabinet des Estampes, Paris (épreuve d'Eug. Delacroix).
2e — Le contour du bras gauche du personnage est élargi dans le bas. De toute rareté. Collection
J. Lazaro, Madrid (épreuve provenant de la famille de Maria del Rosaria Weiss, élève et
protégée de Goya).
VENTES : Eugène Delacroix (1864), 35 fr. ; P. Lefort (1869), 13 fr.
Julius Hofmann, dans son catalogue raisonné de l'œuvre gravé et lithographie de Goya, indique une
épreuve de cette pièce comme figurant au British Muséum, et provenant de la collection Burty. Mais il y a
confusion; il ne s'agit pas en effet du portrait de l'Imprimeur Gaulon, mais d'une autre lithographie de
Goya, le portrait présumé de Gaulon fils, qu'Hofmann a d'ailleurs mentionné d'autre part (sous le n° 284
de son catalogue) et que nous enregistrons sous le n° qui suit.
Le portrait de l'Imprimeur Gaulon est reproduit dans Goya's Seltene Radierungen..., de V. von Loga,
dans l'Imprimeur Gaulon et les origines de la Lithographie à Bordeaux, par Eugène Bouvy, 1918, puis dans
le Goya grabador, de A. de Beruete.
L'imprimeur-lithographe Gaulon (Cyprien-Charles-Marie-Nicolas), naquit à Saint-Domingue, au Fort
Dauphin, le 16 septembre 1777. Après avoir été tout d'abord instituteur primaire, au retour d'un engagement
à l'armée, Gaulon s'établit imprimeur à Bordeaux (1S1S). Il mourut dans la même ville, le 15 janvier 1858.
Sa veuve continua de diriger l'imprimerie-lithographique qu'il avait fondée, jusqu'en 1874, époque où
elle la céda à son gendre Michel Watterwald, dont les fils continuent de gérer une maison aujourd'hui
centenaire.
En dehors de nombreux travaux découlant de l'industrie et de l'art industriel, Gaulon a également
attaché son nom aux tirages de lithographies exécutées par Gustave de Galard, Léon Pallière, Alaux,
Devéria, Grèvedon même, enfin... Goya!
Dans une brochure intitulée : L'Imprimeur Gaulon et les origines de la Lithographie à Bordeaux,
M. Euo-ène Bouvv a évoqué ce que l'on connaît de la vie et des travaux de cet habile imprimeur, et y a
condensé les documents relatifs a Gaulon et à ses descendants. Les renseignements consignés ici sont
empruntés à cette brochure.
285. — PORTRAIT PRÉSUMÉ DE NEMOURS GAULON FILS
(H. environ 220 millim. L. 180)
British Muséum (épreuve de Ph. Burty). Seul exemplaire connu. Selon une note du catalogue Burty.
une autre épreuve de cette pièce appartient à F. Villot.
Cette lithographie est reproduite dans Goya's Seltene Radierungen... de V. von Loga, dans Litho-
graphy and Lithographers, de J. et E. R. Pennell, puis dans le Goya grabador, de A. de Beruete.
Philippe Nemours Gaulon, fils de l'imprimeur, naquit à Bordeaux le 13 octobre 1805; il avait donc
environ 18 ou 19 ans à l'époque ou Goya exécuta la lithographie reproduite ci-dessus.
VENTE : Ph. Burty (Londres, 1876), 10 sh.
LES TAUREAUX, dits DE BORDEAUX
(N°> 286 à 289)
5 1
1
Les biographes de Goya, depuis Paul Lefort jusqu'à y compris A. de Beruete, sont unanimes à
fixer à 300 exemplaires le chiffre du tirage des quatre célèbres lithographies exécutées parle maître à près
de 80 ans et connues sous la dénomination des Taureaux de Bordeaux, parce qu'elles furent exécutées dans
cette ville (1825).
De récentes recherches faites par M. Eugène Bouvy, à l'occasion d'une brochure qu'il a écrite sur
l'imprimeur Gaulon et les origines de la lithographie à Bordeaux, nous permettent de rectifier ce chiffre,
grâce au dépôt légal effectué par Gaulon, à la Préfecture de la Gironde, des quatre lithographies de Goya,
aux dates des 17 et 29 novembre et du 25 décembre 1S25 et où il est déclaré pour chacune d'elles, non
pas un tirage à 300, mais à cent exemplaires. Nous donnons ci-après le fac-similé des feuillets du registre
où se trouvent inscrites les déclarations de Gaulon. « On ne s'étonnera point que le nom de Goya ne figure
pas dans le libellé de ces mentions : les noms des auteurs sont toujours omis dans la désignation des
planches. » M. D'autre part, le tirage restreint de ces quatre lithographies en explique la rareté.
« Comme document contemporain de ces pièces, rien n'est resté dans l'héritage de l'imprimeur: ni enga-
« gement... ni renseignements sur la vente, ni surtout les quatres pierres lithographiques qui, sans doute,
« auront été effacées après le tirage... Rien, pas même un exemplaire de chacune des quatre planches, le
« dernier exemplaire disponible ayant été, dit-on, cédé au peintre Eugène Delacroix. »'(=)
P. Lefort rappelle, à propos des Taureaux de Bordeaux, les indications données par un de ses prédé-
cesseurs et que nous rapportons à notre tour : « Les détails que donne M, Matheron sur les procédés
c qu'employa l'artiste dans l'exécution de ces quatre grandes pièces sont trop intéressants pour qu'il
« ne nous soit pas permis de les lui emprunter : Goya exécutait ses lithographies sur son chevalet, la
« pierre posée comme une toile. — .11 maniait ses crayons comme de3 pinceaux, sans jamais les tailler. —
« Il restait debout, s'éloignant ou se rapprochant à chaque minute pour juger ses effets. — Il couvrait
« d'habitude toute la pierre d'une teinte grise, uniforme, et enlevait ensuite au grattoir les parties à
•r éclairer : ici, une tête, une figure; là, un cheval, un taureau. Le crayon revenait ensuite pour renforcer
« les ombres, les vigueurs, ou pour indiquer les figures et leur donner le mouvement... On rirait peut-
c être si je disais que les lithographies de Goya ont toutes été exécutées! à la loupeTsCe n'était pas en effet
« pour faire fin; mais ses yeux s'en allaient. »
4&*/£jtiMe>
(ij Eugène Bouvy.
(2) Ibidem.
/■*
" s£7'*4<u*r*~j
-a
s&?77
'£r
,.ip>"â*6-/£#é&>
' . ^l»?".***-^—
y y ' : ép's^é'
-y
^L
2^r
'rftâi'
AP./4J
/
'/&w'J&/'/*
f»**y'^—***-*/<^i/ttt'totf'*'
y s*
P>
<?.-
/r
/r.tW
M-
&y^Y*
^ee*/'
Js . X^
$*i?*tw ■ tt^***^****
#ft .CiOtafs
y?-u*
**-■
C\
/&*> zZzz-tz-**™?
y
V
286. — LE RENOMMÉ AMÉRICAIN MARIANO CEBALLOS
(L. 407 millini. H. 311)
Etat. Avant la lettre, seulement avec le nom du maître, sur le terrain, à l'angle inférieur gauche. De
toute rareté.
— Avec la lettre. On lit à G. : Déposé, à D. : Lith. de Gaulon, puis plus B. au M. : El famoso
Americano Mariano Cebiillos, Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris,
Bibliothèque de l'Université, Paris, British Muséum (épr. de Burty), Kupferstiche Kabinet,
Berlin, l'Albertina, Vienne (épr. de G. Eissler), Muséum of Fine Arts, Boston, MHe de Barrios,
MM. Berolzheimer, Loys Delteil, S. Gerona, O. Gerstenberg, Lazaro, Madrid, Mce Pereire,
Henri Thomas.
: Goncourt (1897), avec les nos 287 et 289 de notre cat., 350 fr. ; A. Barrion (1904), avec les
n°* 287 à 289 de notre cat., 700 fr. ; Anonyme (30-31 oct. 1 9 1 9), 3 pi. (sur 4), 4.900 fr.;
Marcel Guérin (192 t), les 4 pi. 1 1.400 fr. ; L***, 1922 (Leenhardt), les 4 pi. 8.500 fr.
287. — BRAVO TORO
(ou le PICADOR ENLEVÉ SUR LES CORNES D'UN TAUREAU)
(L. 412 millim. H. 310)
Ier Etat. L'arène au fond à gauche, derrière le groupe des personnages, est ombrée. Très rare.
2e L'arène au fond à gauche, derrière le groupe des personnages, est blanche. Les travaux précé-
dents ont été enlevés au grattoir. L'État reproduit.
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris,
British Muséum, Kupferstiche Kabinet, Berlin, Kunsthalle de Brème, l'Albertina, Vienne (épr. de G.
Eissler), Muséum of Fine Arts, Boston, Mlle de Barrios, MM. Berolzheimer, Loys Delteil, S. Gerona, O.
Gerstenberg, M" Pereire, Henri Thomas.
Julius Hofmann mentionne à tort un état de cette pièce avec un n° II; l'épreuve qu'il signale au
British Muséum ne porte aucun chiffre, pas plus d'ailleurs que les autres épreuves que nous avons rencon-
trées de cette oeuvre.
VENTES : Se reporter au numéro précédent.
288. — DIVERTISSEMENT D'ESPAGNE
(L. 412 millim. H. 302)
1"' Etat. Avant la lettre. De toute rareté. L'État reproduit. Bibliothèque de l'Université, Paris, Kupfers-
tiche Kabinet, Berlin (épreuve de F. Boix), MM. Loys Delteil, S. Gerona.
2e Avec la lettre. On lit à G. : Déposé, à D. : Lith. de Gaulon, puis plus bas : Dibersion (sic) de
Espaîia. Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de
l'Université, Paris, British Muséum, Kupferstiche Kabinet, Berlin, l'Albertina, Vienne (épr.
de G. Eissler), Bibliothèque publique, New-York, Muséum of Fine Arts, Boston, M"e de
Barrios, MM. S. Gerona, O. Gerstenberg, Alb. de Neuville, M" Pereire, Henri Thomas.
Le sujet réduit, à droite, ne mesure plus que 370
(épreuve de Burty).
im. de L. (au lieu de 412). British Muséum
Ju lius Hofmann mentionne à tort un état de cette pièce avec un n° III; l'épreuve qu'il signale au
British Muséum ne porte aucun chiffre, non plus que les autres épreuves que nous avons rencontrées de
cette œuvre.
289. — LA DIVISION DE PLACE
(L. 416 millim. H. 303)
Bibliothèque Nationale, Madrid, Cabinet des Estampes, Paris, Bibliothèque de l'Université, Paris,
British Muséum, Kupferstiche Kabinet, Berlin, L'Albertina, Vienne (épr. de G. Eissler), Bibliothèque
publique, New-York, Muséum of Fine Arts, Boston, Mlle de Barrios, MM. Berolzheimer, Loys Delteil,
S. Gerona, O. Gersteuberg, Mce Pereire, Henri Thomas.
Comme pour les deux planches qui précèdent, J. Hofmann mentionne à tort de cette pièce
un second état avec un n° (IV); l'épreuve qu'il signale au British Muséum ne porte aucun chiffre, non
plus d'ail' eurs que les autres exemplaires que nous avons rencontrés de cette œuvre.
VENTE : H. Fantin-Latour (1905), 365 fr.
PLANCHES
DOUTEUSES ou FAUSSEMENT ATTRIBUÉES
1. — TETE DE BACCHUS
(H. cuivre 75 millira. L. 55)
Cette petite pièce, non mentionnée par Lefort, Lafond et le Dr J. Hofmann, a été signalée pour la
première fois par A. de Beruete sur la communication qui lui en avait été faite par M. Sanchez Gerona.
Nous ne croyons pas qu'il s'agisse d'une étude partielle de Goya pour sa planche bien connue des
Borrochos, mais d'une copie exécutée par un autre graveur à titre d'étude.
M. Sanchez Gerona a fait exécuter une héliogravure d'après l'exemplaire qu'il possède ; le cuivre
de cette héliogravure mesure 112 millim. de H. (au lieu de 75) sur 86 (au lieu de 55).
2. — UN MENDIANT
(H. So millim. L. 59)
IN MBNDIANT
2f Etat.
1" Etat. Avant la lettre.
Avec la lettre. L'État reproduit. Etat publié dans la Revue de l'Art ancien et moderne (t. IX), puis
dans le Goya, de Paul Lafond (1902).
« Cette dernière planche — a écrit P. Lafond — appartient à D. Ignacio Zuloaga, qui a bien voulu
« nous autoriser à la publier. Complètement inédite, elle présente, quoique inconnue jusqu'à ce jour, les
« caractères les plus sérieux... d'authenticité. Elle provient de la famille Zapater, de Saragosse, qui la
« tenait de Goya lui-même... 2.
Cependant, depuis cette époque (1902), M. Zuloaga n'a plus la même conviction à l'égard de cette
pièce. « Je commence, nous écrivait-il le 9 octobre 1921, à avoir des doutes sur son authenticité. » (Ceci
sous-entend son attribution a Goya). Nous avons donc cru devoir la rejeter de l'oeuvre pour la placer dans
la section des pièces douteuses ou faussement attribuées.
Le cuivre existe (il appartient à M. I. Zuloaga).
3. — LES SOUFFLEURS
(L. 168 millim. H. 120)
a
*
-
à "'^.iT ^
■ '■■ .'■■■■"'■: -.'V"'-:^: '
.■•■:
-^Lrf^i
^••7:~:.^5^- ■• ; ■
Nous 11e connaissons qu'une épreuve de cette lithographie ; elle appartient à M. Maurice Pereire
qui l'attribue à Goya ; aucun document ne nous permet d'affirmer ou d'infirmer cette plausible attribu'icn.
4. _ VIEUX MOINE A BARBE BLANCHE
Cette pièce donnée comme non décrite, par Gustave Bourcard, dans sa Cote des Estampes, en
s'appuyant sur la référence du catalogue de la vente Alfred Barrion (1904), est en réalité le Saint François
de Paule, mentionné sous le n" 2 de notre ouvrage, et décrit avant nous par tous les catalographes de
Goya, depuis P. Lefort jusqu'à A. de Beruete.
Enfin, Paul Lafond, et après lui Julius Hofmann, mentionnent, — dans leurs catalogues raisonnes de
l'œuvre oravé et lithographie de Goya, — sans en avoir rencontré aucun exemplaire, une SCENE DE
TAUROMACHIE, qui aurait été publiée par Senefelder en 1824.
•s: MM. Piot (Cabinet de VAmxteur, 1842), — note aussi P. Lefort, page 132 de son Francisco
« Goya — et Matheron (Goya, catalogue) citent encore les deux .pièces suivantes, que nous n'avons jamais
« vues, et dont nous ne pouvons fournir ni la description ni les dimensions, que ces auteurs ont omis de
« donner dans leurs essais de catalogue : 261. — Une grande scène d'Inquisition. 262. — Une Mascarade. »
Le Comte de la Vinaza à décrit, sous le n° 7 des pièces isolées de son catalogue de l'Œuvre peint,
dessiné et gravé de Goya, un Don Quichotte. Cette eau-forte n'est pas de Goya, mais de Félix Bracque-
mond d'après un dessin de Goya (n° 286 de l'oeuvre gravé de Bracquemond, par Henri Beraldi).
Nous n'avons pas catalogué dans notre ouvrage la Scène de démons, décrite par J. Hofmann (n° 282
de son cat.) et par A. de B-'rueie (11" 277). M. Campbell Dongson, conservateur du Print Room. au Bri-
tish Muséum, nous a fait connaître qu'il ne s'ajit pas eu l'occurrence d'une lithographie, mais d'un dessin
acquis à la vente l'h. Burty (Londres, 1876) et qui provenait de F. Villot.
ADDITIONS et CORRECTIONS
AU
CALALOGUE
N°
16
N»
21 — .
N°
24
N0:
'25 et 26 —
N° 2 de notre Catalogue. L'épreuve du i°r état conservée au British Muséum est retouchée à la plume.
N° 4 — — Le British Muséum possède une épreuve du 1" état de cette pièce.
N° 5 Le British Muséum possède une épreuve (unique ?) du 2" état de cette
pièce.
N° 10 — Le British Muséum possède une épreuve du 1"' état de cette pièce ; elle est
imprimée au verso de l'Esope (n° 16).
Le British Muséum possède une épreuve du i6' état de cette pièce; c'est
celle de la collection E. Galichon.
Le British Muséum possède une épreuve du 1" état de cette pièce.
Le British Muséum possède une épreuve de chacune de ces pièces (don de
J.-S. Lumley).
N° 29 Le British Muséum possède le dessin préparatoire à /a pierre noire pour
cette planche.
N°'3oet 32 — — Le British Muséum possède une épreuve de chacune de ces pièces.
N° 36 — Lire : Kunstgeschichte au lieu de : Kunstgeschicht, et Seemann au lieu de
Seeman.
N" 105 — Le British Muséum possède une épreuve du Ier état de cette pièce.
N°* 200-201 — Le British Muséum possède une épreuve du 2" état de chacune de ces
pièces.
N° 220 3e état. La lettre est effacée. Etat tiré à 100 épreuves, timbrées et numérotées.
N" 221 — — 4e état. — — —
N° 222 — — 4e état. — — —
N° 223 — — 3" état. — — —
Après le tirage, les cuivres des n" 220 82:3, mis dans l'impossibilité de fournir de nouvelles épreuves,
seront offerts à des Bibliothèques publiques.
TABLE
N" du Catalogue
A caza de dientes 49
A Gentle episoda (voir Un homme violentant
une femme).
Aguarda que te unten 104
A la chasse aux dents (voir A ca\a de dientes).
Al cementerio 175
Al Conde Palatino. 70
Algun partido saca 159
Alla va eso 103
Amarga presencia 132
Arrière présence (voir Amarga presencia).
Amour (1') et la Mort (voir El Amor y la
Muerte).
Aquellos polbos 60
A quoi sert une pauvre tasse (voir De que
sirvé...).
Asi sucedio 166
Asta su abuelo 76
Attaque, en rase campagne, d'un taureau par
un picador 275
Attends donc que tu sois oint (voir Aguarda
que te...)
Au Cimetière (voir Al Cementerio).
Au Comte Palatin (voir Al Conde Palatino) .
Aun podran servir . 143
Autre folie de Martincho (voir Otro locura
suya...)
Autre mode de chasser à pied (voir Otro modo
de ca^ar a pie).
Avale cela, chien! (voir Tragala, perro !)
Avec ou sans raison (voir Con ra^on o sin e.lla).
Aveugle (!') à la guitare (voir Une scène popu-
laire).
Aveugle assis, chantant 30
Aveugle chantant (voir Une scène populaire) .
Aveugle enlevé sur les cornes d'un taureau
(voir Dios se lo pague).
Baltasar Carlos 14
Banderillas de fuego 254
N°s du Catalogue
Banderilles (les) de feu (voir Banderillas de
fuego) .
Barbares! (voir Barècos l)
Barbaros ! 157
Barberousse (voir Pernia).
Bellos consejos 52
Bien te se esta 215
Bien tirada esla 54
Bobabilicon 205
Bohémiens (les) (voir El Vito).
Bon voyage (voir Buen viage).
Bouffon (le) Don Juan de Austria 14
Brabisimo ! 75
Bravissimo (voir Brabisimo I)
Bravo toro ! 207
Buen viage 101
Caida de un picador de su caballo debajo del
toro . . 249
Capean otro encerrado 227
Caprices (les) 38 à 117
Caridad 146
Carlos V lanceado un toro 233
Carretadas al cementerio 183
Caridad de una muger 168
Cavalier espagnol, en plaza, brisant... (voir
Un caballero espanol, en pla^a...)
Ceballos montant un taureau brise des bande-
rilles (voir El mismo Ceballos montado...)
Ceci est le vrai (voir Esto esla verdadero).
Ceci est mal (voir Esto es malo).
Ceci est pire (voir Esto es peor).
Ceci va par là (voir Alla va eso).
Cela arrive toujours (voir Siempre sucede).
Célèbre (le) picador Fernando del Toro...
(voir El célèbre Fernando del Toro...)
Celle-ci ne l'est guère moins (voir Esta no lo
es menos).
Ce que peut un tailleur (voir Lo que puede...)
Ce sera la même chose (voir Sera lo mismo).
N" du Catalogue
C'est arrivé ainsi (voir Asi sucedio).
C'est cela qui s'appelle lire (voir Esto si que
es leer).
C'est chaud (voir Estait calientcs).
Cette poussière... (voir Aquellos polbos).
Charité (voir Caridad).
Charité (la) d'une femme (voir Caridad de una
muger).
Charles-Quint lançant un taureau (voir Car-
los V lanceado...)
Charretées pour le cimetière (voir Carretadas
al cementerio).
Cheval (le) abattu par un taureau 25S
Chien aboyant 281
Chinchillas (les) (voir Los Chinchilas).
Chiton 65
Chut (voir Chiton).
Chute (la) d'eau 23
Chute d'un picador... (voir Caida de un pica-
dor...)
Cid (le) Campeador frappant de sa lance (voir
El Cid Campeador).
Cinq taureaux (les) (voir Disparate de tontos).
Clamores en vano 173
Clystère (le) 37
Cogida de un moro estando en la plaza ... 231
Colosse (le) 35
Comme ils la déchiquètent (voir Quai la des-
ca no na n).
Con razon o sin ella 121
Conséquences (les) (voir Las Résultas).
Contra el bien gênerai 190
Contre le bien général (voir ci-dessus).
Corde (la) se rompt (voir Que se rompe la
caerdà).
Correccion 83
Coup (le) d'épée 279
Couple amoureux (voir Expresivo doble
fuer\a).
Courageux (le) Maure Gazul... (voir El ani-
moso Moro Ga^ul...)
Courageux Rendon (le), piquant un taureau...
(voir El esfor\ado Rendon...)
Cruel lastima I , . 167
Cruel malheur ! (voir ci-dessus).
Curarlos y a otra 139
Danse espagnole (voir El vilo).
De même (voir Lo mismo).
Dépèche, ils se réveillent (voir Despacha, que
dispiertan).
De quel mal mourra-t-il ? (voir De que mal
morira ?)
De que mal morira? 77
De que sirve una taza ? 178
Désastres de la guerre (voir Estragos de la
guerra).
Desgracias acaecidas en el tendido 244
Desjarrete de la canalla con lanzas 235
Despacha, que dispiertan 1 1 s
Deu\ groupes de picadors culbutés (voir Dos
grupos de picadores...)
N" du Catalogue
Devota profesion 107
Dibersion de Espana 288
Dieu lui pardonne... (voir Dios la perdone).
Dieu vous le rende (voir Dios se lo pague).
Dios la perdone : y era su madré 53
Dios se lo pague a usted 24
Disparates 2023219
Disparate claro 216
Disparate conocido 220
Disparate de bestia 222
Disparate de carnabal 215
Disparate de tontos 223
Disparate femenino 202
Disparate furioso 207
Disparate général 210
Disparate matrimonial 208
Disparate de miedo 201
Disparate puntual 221
Disparate ridiculo . 204
Disparate volante 206
Divertissement d'Espagne (voir Dibersion de
Espana).
Division (la) de place 289
Donde va marna 102
Dos grupos de picadores arrollados de seguida. 255
Drapé dans son manteau (voir Un vieux torero).
Dromadaire (le) 280
Duel (le) (voir le Coup d'épée).
Duel (le) a la vieille mode espagnole 269
Duendecitos 86
Duro es el paso ! 133
Ebrio de Amor(voir Un homme violentant une
femme).
Echan perros al toro 248
Ecusson de l'Ordre militaire de Calatrava . . 36
El Amor y la Muerte 47
El animoso Moro Gazul es el primero. . . . 228
El asno medico (voir De que mal morira?).
El buitre carnivoro 195
El burro maestro (voir Si sabra mas el...)
El célèbre Fernando del Toro 250
El Cid Campeador lanceado 234
El de la rollona 41
El diestrisimo estudiante de Falces 237
El esforzado Rendon picando un toro .... 251
Elève (1') en saurait-il plus... (voir Si sa bra mas
el...)
El Embozodo (voir Un vieux torero).
El famoso Americano Mariano Ceballos . . . 286
El famoso Martincho poniendo 238
Elle l'écorche (voir Le descaùona).
Elle prie pour elle (voir Ruega por ella).
Elles filent bien (voir Hilan delgado).
Elles n'arrivent pas à temps (voir No llegan a
tiempo).
Elles ne veulent pas (voir No quieren).
Elles ont enfin une place (voir Va tienen
asieuto).
Elles prononcent le oui... (voir El si pronun-
cian...).
Elles s'envolèrent (voir Volaverunt).
N°> du Catalogue
Elles sont rendues au sommeil (voir Las rinde.
el sueno).
El mismo Ceballos montado sobre otro toro . 347
El mismo vuelca un toro 23Q
El si pronuncian y la mano 39
El sueno de la razon produce monstruos. . . 80
El vergonzoso 91
El vito, chanson andalouse 278
Ensachés (les) 209
Ensayos 97
Enterrar y callar 137
Enterrer les morts... (voir ci-dessus).
Escapan entre las Hamas 160
Esope 16
Espiro sin remedio 172
Essais (voir Ensayos).
Estan calientes 50
Esta no lo es menos 186
Esta vmd. pues, como digo. . . ■ 113
Esto es la verdadero 201
Esto es lo peor! 193
Esto es malo 165
Esto es peor 156
Esto si que es leer 66
Estragos de la guerra. . . . ' 149
Et aussi cela (voir Tambien esto).
Et cela aussi (voir Y esto tambien).
Et ceux-là également (voir Tambien estos).
Et elles sont comme des bètes féroces (voir Y
son fieras).
Et encore ils ne s'en vont pas (voir Y aun no
se van !).
Etes-vous donc né pour cela? (voir Para eso
habeis...).
Et il n'y a pas de remède (voir Y no liai re-
medio).
Et ils l'enlevèrent (voir Que se la llevaron).
Etrange dévotion (voir Extrana devocion).
Etrange sottise (voir Disparate ridicnlo).
Et voilà que sa maison brûle (voir Y se le
quema la casa).
Exhortations (les) 217
Expression de double force (voir Expresivo
doble fuerça).
Expresivo doble fuerza 272
Extrana devocion 185
Extravagance de sots (voir Disparate de tontos).
Extravagance féminine (voir Disparate feme-
nino).
Extravagances (les) (voir Los Proverbios).
Fameux Martincho... (le) (voir El famoso Mar-
tin cho...
Farandole de charlatans (voir Farandula de
charlatanes).
Farandula de charlatanes 194
Femmes donnent du courage (les) (voir Las
mugeres dan valor).
Fernando (Don), frère de Philippe IV (voir Un
Infant d'Espagne).
Fier monstre (voir Fiero monstruo).
Fiero monstruo 200
N°s du Catalogue
Filiacion (la) 94
Filiation (la) (voir ci-dessus).
Fuerte cosa es 150
Fuite en Egypte (la) 1
Garçons, à l'ouvrage, (voir Muchachos al avio).
Garroté (le) 21
Gaspar de Guzman 11
Gatesca pantomima 192
Gaulon (voir Portrait de).
Gaulon fils (voir Portrait de).
Goya par lui-même 38
Grâce au millet (voir Gracias a la almorta).
Gracias a la almorta 175
Grande hazana! Con muertos! 158
Grande prouesse! Contre les morts! (voir
Grande hazana!...)
Grand niais (le) (voir Bobabilicon).
Grand rocher (le) 22
Guérir et puis à un autre (les) (voir Curarlos
y a otra).
Habile étudiant de Falces (1') (voir El diestri-
simo estudiante).
Hasta la muerte 92
Hilan delgado 81
Il en tire quelque chose (voir Algun partido
saca).
Il est bien tiré (voir Bien tirada esta).
Il le méritait (voir Lo merecid).
Il mourut sans qu'on pût... (voir Espiro sin
remedio) .
Il n'est déjà plus temps(voir Ya no hay tiempo).
Il n'y eut pas de remède (voir Nohubo reme-
dio).
Ils capent un autre taureau (voir Capean
otro...)
Ils se défendent bien (voir Se defiende bien).
Ils font leur toilette (voir Se repulen).
Ils ne s'accordent pas (voir No se convienen).
Ils ne savent pas le chemin (voir No saben el
c ami no).
Ils pourront encore servir (voir Aun podran
servir).
Ils s'approvisionnent (voir Se aprovechan).
Ils s'échappent à travers les flammes (voir Es-
capan entre...).
Il y a gras (voir Mucho hay que chupar).
Inutile de crier (voir No hay que dar voces).
Isabelle de Bourbon 9
Isidro Labrador 3
Ivre d'amour (voir Un homme violentant une
femme).
J'ai vu cela (voir Yo lo vi).
Jeune (la) femme emportée par un cheval qui
se cabre . 211
Jolie maîtresse ! (voir Linda maestra !)
Jolis conseils (voir Bellos consejos).
Jusqu'à la mort (voir Hasta la muerte).
Jusqu'à son aïeul (voir Hasta su abuelo).
La desgraciada muerte de Pepe Illo 256
La lealtad 218
Lamentations (les) 119
N™ du Catalogue
Las camas de la muerte 181
Las mugeres dan valor 123
Las résultas 191
Las rinde el sueno 71
Lecture (la) 276
Le descaiïona 72
Légèreté et adresse de Juanito Apinani (voir
ci-dessous).
Ligereza y atrevimiento de Juanito Apinani . 243
Linda maestra ! 105
Lits (les) de la mort (voir Las camus de la
muerte).
Lo merecia 14S
Lo mismo 122
Lo mismo en otros partes 142
Lo peor es pedir 174
Lo que puede un sastre 89
Los Borrachos (voir Réunion de Buveurs).
Los Chinchillas 87
Los Moros establecidos en Espana, prescin-
diendo 226
Los Moros hacen otro capeo 229
Los Proverbios 202 à 219
Loyauté (la) (voir La lealtad).
Madré infeliz ! 169
Maintenant c'est l'heure (voir Ya es hora).
Maja (la) tournée à droite 28
— gauche 29
Mala noche 73
Mâle valeur de la célèbre Pajuelera... (voir
Valor varonil de la célèbre...).
Malheureuse (la) mort de Pepe Illo (voir La
desgraciada muerte de Pepe Illo).
Malheureuse (la) mort de Pepe Illo, 1" variante. 261
— — — 2* — 262
Malheurs arrivés dans les gradins de la place
de Madrid (voir Desgracias acaecidas en el
tendido...)
Manière de voler (voir Modo de volar).
Marguerite d'Autriche 7
Mariano Ceballos, alias tl Indio, mata eltoro. 246
dit l'Indien... (v. ci-dessus).
— (?) montant un taureau. . 266
Martincho fait se culbuter un taureau (voir El
mismo vuelca un tord).
Maures (les) établis en Espagne... (voir Los
Moros establecidos en Espaiia ...)
Maures (les) imitant le jeu de la cape... (voir
Los Moros hacen otro...)
Maures (les) seservantd'ànes comme rempart...
(voir Palenque de los Moros...)
Mauvaise nuit (voir Mala noche).
Mejor es holgar . . . . ■ 110
Même (la) chose sur un autre point (voir Lo
mismo en otras partes).
Même en la regardant ainsi. . (voir Ni asi la
distingue...)
Ménines (les) 5
Ménippe 17
Mère infortunée ! (voir Madré infeli^).
Miren que grabes 100
N«» du Catalogue
Mode des anciens Espagnols chassant... (voir
ci-dessous).
Modo con que los antiguos Espaïïoles cazaban. 224
Modo de volar 214
Monter et descendre (voir Subir y bajar).
Morts ramassés (voir Muertos recogidos).
Muchachos al avio. . 48
Mucho hay que chupar 82
Muertos recogidos 182
Murio la verdad 198
Nada ello dira 188
Nadie nos ha visto 116
Nadie se conoce 43
Nani (le) El Primo 19
— — Sébastian de Morra 18
Néant, elle-même le dira (voir Nada ello dira).
Ne crie pas, sotte (voir No grites, tonto).
Ne vaut-il pas mieux ne rien faire (voir Mejor
es holgar).
Ni asi la distingue 44
Ni mas ni menos 78
Ni plus ni moins (voir ci-dessus).
Ni por esas 130
Ni pour celles-ci (voir ci-dessus).
No grites, tonto iit
No hay que dar voces 177
No hay quien los secorra 179
No hay quien nos desate? 112
Nohubo remedio 61
No llegan a tiempo 171
Non plus (voir Tampoco).
No quieren 128
No saben el camino 189
No se convienen 136
No se puede mirar 145
No se puede saber por que 1154
No te escaparas 109
N'y a-t-il personne qui nous délie (voir No hay
quien nos...)
Obsequio a el maestro 82
Ochoa, portier du Palais 15
Offrande au maître (voir Obsequio a el maestro).
On lâche les chiens contre le taureau 259
— — — (voir aussi
Echan perros al toro).
On ne peut savoir pourquoi (voir No se puede
saber...).
On ne peut voir cela (voir No se puede mirar).
Origen de los arpones 6 banderillas 230
Origine des harpons... (voir ci-dessus).
Otra locura suya en la misma plaza 242
Otro modo de cazar a pie 225
Où va maman? (voir Donde va marna ?).
Palenque de los Moros hecho 240
Pantomime féline (voir Gatesca pantomima).
Para eso habeis nacido 131
Pareja amorosa (voir Expresivo doble fuer\a).
Pas (le) est dur (voir Duro es el paso).
Pauvre sottise (voir Disparate pobre).
Pauvres petites! (vc'r Pobrecitasl).
Pedro Romero matando a toro parado. . . . 253
N°s du Catalogue
Pedro Romero tuant un taureau (voir ci -dessus).
Pénitence (voir Correcion).
Pepe Illo faisant la recorte... (voir ci-dessous).
— haciendo el recorte al toro 252
Pernia, dit Barberousse 13
Personne ne nous a vus (voir Nadie nos a
visto).
Perso'nne ne se connaît (voir Nadie se conoce).
Personne pour les secourir (voir No hay quien
los secorra).
Philippe III. 6
Philippe IV." 8
Picador (le) enlevé sur les cornes d'un taureau
(voir Bravo toro).
Picador (le) monté sur le dos d'un homme. . 260
Pire (le) est qu'il faut mendier (voir Le peor es
pedir).
Pobrecitas! 50
Ponctuelle sottise (voir Disparate puntual).
Populace (voir Populacho).
Populace (la) coupant les jarrets d'un taureau...
(voir Desjarete de la canalla).
Populacho 147
Por que? 151
Porque esconderlos? . . 67
Por que fue sensible 69
Portrait de l'imprimeur Gaulon 284
— présumé de Nemours Gaulon fils . . 285
Por una navaja 153
Pour avoir été sensible (voir Por que fue sen-
sible).
Pourquoi? (voir Por que?).
Pourquoi les cacher? (voir Porque esconder-
los?).
Pour un couteau (voir Por una navaja).
Prisonnière (la) 34
Prisonnier (le) ployé sur sa chaîne 31
— torturé, de face 32
— de profil ^
Profession de foi (voir Devota profesion).
Proverbes (les) (voir Los Proverbios).
Pure sottise (voir Disparate claro).
Quai ladescanonan 58
Que alboroto es este? 184
Que hai que hacer mas? 152
Quel bec d'or! (voir Que pico de orol).
Quel courage! (voir Que valorl).
Quelle sottise! (voir Que locural).
Quelle te soit un bien (voir Bien te se esta).
Que locura! 187
Quel sacrifice! (voir Que sacrificio!).
Que peut-on faire de plus? (voir Que hai que
hacer mas?).
Que pico de oro! 90
Que sacrificio! 51
Que se la llevaron ! 45
Que se rompe la cuerda 196
Que signifie ce tumulte? (voir Que alborato es
este?).
Que valor! 126
Que viene el coco ............. 40
N"' du Catalogue
Quien lo creyera! 99
Quien mas rendido? 64
Qui est plus votre esclave? (voir Quien mas
rendido?).
Qui l'aurait cru ! (voir Quien le creyera !)
Qui se ressemble s'assemble (voir Tal para
quai).
Renommé (le) Américain Mariano Ceballos
(voir El famoso Americano...).
Ressuscitera-t-elle? (voir Si resucitara?).
Réunion de buveurs 4
Rêve du mensonge et de l'inconstance (voir
Sueno de la mentira...).
Revenants (voir Duendeciios).
Ruega porella 68
Ruffian (le) (voir El vergon^oso).
Sains et malades (voir Sanos y enfermos).
Saint-François de Paule 2
Sanos y enfermos 176
Scène de Démons voir app.
Scène de diablerie 271
Se aprovechan 135
Se defiende bien 197
Seraient-îls donc d'une race différente? (voir
Si son de otro lin âge).
Sera lo mismo 140
Se repulen 88
Si amanece, nos vamos 108
Siempre sucede 127
S'il a cassé la cruche (voir Si quebro el can-
taro).
Si le jour arrive, allons-nous-en (voir Si ama-
nece, nos vamos).
Si quebro el cantaro 62
Si resucitara? 199
Si sabra mas el discipulo? 74
Si son de otro linage 180
Sommeil (le) 277
Sommeil (le) de la raison enfante... (voir El
sueno de la ra\on...).
Sopla 106
Soplones 85
Sottises (les) (voir Disparates).
Sottise connue (voir Disparate conocido).
— de bête (voir Disparate de bestia).
— carnaval (voir Disparate de carna-
bal).
— de frayeur (voir Disparate de miedo).
— générale (y oit Disparate gênerai, etc.).
Soudard (le) (voir Expresivo doble fuer^a).
Souffle (voir Sopla).
Souffleurs (les) (voir Soplones).
— — 3 "pp.
Subir y bajar 93
Sueno de la mentira y inconstancia 118
Tal para quai 42
Tambien esto 162
Tambien estos 144
Tampoco 129, 155
Tantalo 46
Tant et plus (voir ci-après).
N™ du Catalogue
Tanto y mas 141
Taureau (le) assailli par les chiens 274
Taureaux (les) dits de Bordeaux . . . 2S6 à 289
Tauromachie (la) 224 à 256
— pi. publiées par Loizelet. 257 à 263
pi. inédites 264 à 267
Temeridad de Martincho 241
— — variante inédite. . . 264
Tète de Bacchus 1 app.
Tête de vieillard les mains jointes (voir S' Fran-
çois de Paule).
Tigre couché 282
Todos caeran ■ 56
Todo va revuelto 161
Toi qui n'en peux mais (voir Tu que 110 puedes).
Tous tomberont (voir Todos caeran).
Torero (le) présentant la cape au taureau. . . 267
Tout va de travers (voir Todo va revuelto).
Tragala, perro 95
Tristes pressentiments de ce qui doit arriver
(voir ci-dessous).
Tristes presentimientos 120
Trois majos et trois majas dansant 213
Tu ne t'échapperas pas (voir No te escaparas).
Tu que no puedes 79
Un caballero espanol en plaza 236
— — mata un tore 232
Un chevalier espagnol tue le taureau (voir ci-
dessus).
Une scène de novilladas 263
Une scène populaire 20
Un homme violentant une femme 273
Un Infant d'Espagne 12
Un Maure est assailli par un taureau (voir
Cogida de un Moro...)
Un Mendiant 2 app.
Un Moine 270
Unos a otros 114
Un Renard 2S3
Uns (les) aux autres (voir Unos a otros).
N°> du Catalogue
Un seigneur espagnol brise une lance avec
l'aide 257
Un torero s'apprêtant à frapper 265
Un vieil alcade (voir Ochoa).
Un vieux gentilhomme (voir le Bouffon don
Juan de Austria).
Un vieux torero 27
Vaines clameurs (voir Clamores en vano).
Valor varonil de la célèbre Pajuelera 245
Vautour (le) Carnivore (vcir El buitre carni-
voro).
Vérité (la) mourut (voir Murio la verdad).
Vieil (le) enfant gâté (voir El de la rollona).
Vieillard (le) errant parmi les fantômes. . . . 219
Vieille (la) filant 268
Vieille se balançant 26
Vieux moine à barbe blanche (voir S% François
de Paule et 5 app.).
Vieux se balançant 25
Voilà (les) déplumés (voir Yavan desplumados).
Voilà le croquemitaine(voir Que viene el coco).
Voilà qui est fort ! (voir Fuerte cosa est)
— ■ pire ! (voir Esto es lo peorl)
Volante sottise (voir Disparate volante).
Volaverunt 98
Vous y êtes? donc, je disais... (voir Esta, vmd-
pues...)
Voyez comme ils sont graves! (voir Miren que
gra bes !)
Ya es hora 117
Ya no hay tiempo 138
Ya tienen asiento 63
Ya aun no se van 96
Ya van desplumados 57
Y esto tambien 164
Y no hai remedio 134
Yo lo vi 163
Y se le quema la casa 55
Y son fieras 124
FRAZIER-SOYE
Graveur-Imprimeur
168, Boulevard du Montparnasse
PARIS
2-
V
BOSTON PUBLIC LIBRARY
3 9999 05039 123 2